{"id":2621,"date":"2008-12-14T13:37:09","date_gmt":"2008-12-14T18:37:09","guid":{"rendered":"http:\/\/www.amboilati.org\/chantier\/?p=2621"},"modified":"2011-03-13T13:39:29","modified_gmt":"2011-03-13T18:39:29","slug":"de-ma-fenetre-1-axes","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.amboilati.org\/chantier\/de-ma-fenetre-1-axes\/","title":{"rendered":"De ma fen\u00eatre 1 : axes"},"content":{"rendered":"<p>L&rsquo;auberge, via Constanzi, poss\u00e8de, malgr\u00e9 de nombreux autres d\u00e9sagr\u00e9ments l&rsquo;insigne avantage de surplomber, litt\u00e9ralement, la ville, le port.<\/p>\n<p>(Ce qui n&rsquo;est pas une mince affaire \u00e0 G\u00eanes. Ce qui est n\u00e9anmoins le lot de la derni\u00e8re frange des \u00e9difices &#8211; bien que chaque construction surplombe de fait une autre construction. Sauf la Sopraelevata, sans doute, ou sauf les moles, plut\u00f4t.)<\/p>\n<p>Je ne sais pas \u00e0 quelle altitude nous sommes, mais du fait de la baie du port, pratiquement cercle parfait*, ville, mer et ciel se partagent presque \u00e9quitablement le paysage.<\/p>\n<p>A l&rsquo;\u00e9tage de mon lit sup\u00e9rieur, contre la fen\u00eatre, en me penchant un peu, je constate que je suis haut de huit \u00e9tages (alors qu&rsquo;au troisi\u00e8me en v\u00e9rit\u00e9). Mais au regard de la note pr\u00e9c\u00e9dente (2948), cela ne signifie rien.<\/p>\n<p>Par contre j&rsquo;observe, comme sur la carte, l&rsquo;inadeguenza du plan pour comprendre cette ville.<\/p>\n<p>Je vois bien le port, le Bigo, l&rsquo;aquarium, les m\u00f4les, les silos. Les choses communes. Mais une fois le regard remont\u00e9 vers moi (les yeux), les espaces se cherchent, se chevauchent, se m\u00e9langent.<\/p>\n<p>La principale \u00ab\u00a0viabilit\u00e0\u00a0\u00bb que je distingue est la Sopraelevata, cette magnifique horreur autostradale qui longe le bord de mer ; il y a bien quelques d\u00e9buts de ces descentes (ou mont\u00e9es : \u00ab\u00a0salita\u00a0\u00bb), scarciatoie qui permettent de rejoindre la basse ville, comme la Bernarda, mais c&rsquo;est dire qu&rsquo;elles sont vite \u00e9touff\u00e9es de pierres.<\/p>\n<p>Un autre incessant viavai de voitures, train\u00e9es blanches, train\u00e9es rouges, de nuit, semble m&rsquo;indiquer une art\u00e8re importante, m\u00eame si, comme pour les autoroutes vues du bas, on n&rsquo;en identifie qu&rsquo;une infime portion (un tratto : un trait).<\/p>\n<p>(D\u00e9signer la ville de G\u00eanes en terme de formes g\u00e9om\u00e9triques simples : traits, lignes, cercles, s&rsquo;inspirant des trait\u00e9s de Giacometti ou Michaux pourrait \u00eatre une partie importante de notre travail.)<\/p>\n<p>Mais je n&rsquo;ai toujours pas identifi\u00e9 cet axe, peut-\u00eatre le Corso Firenze, ou bien la Via Napoli. Quoi qu&rsquo;il en soit, qu&rsquo;il porte un nom de ville (italienne de surcro\u00eet), n&rsquo;est pas tout \u00e0 fait un hasard.<\/p>\n<p>Je ne crois pas au hasard. Je ne crois pas au hasard qui serait un dieu catastrophique ou providentiel.<\/p>\n<p>Il n&rsquo;y a pas de hasard, il n&rsquo;y a que la mani\u00e8re dont on se donne au jour pr\u00e9sent et la bonne foi, ou la bonne humeur, face aux \u00e9v\u00e9nements, les plus tragiques soient-ils, de la vie ; en un mot, en tout situation et en tout paysage, notre facult\u00e9 \u00e0 l&rsquo;hospitalit\u00e9 (i.e. bien entendu dans les deux sens du mot &lsquo;h\u00f4te&rsquo;).<\/p>\n<p>Voici la nature (et le motif) de l&rsquo;architecture g\u00e9noise.<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>L&rsquo;auberge, via Constanzi, poss\u00e8de, malgr\u00e9 de nombreux autres d\u00e9sagr\u00e9ments l&rsquo;insigne avantage de surplomber, litt\u00e9ralement, la ville, le port. 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