{"id":15365,"date":"2020-10-03T20:43:00","date_gmt":"2020-10-03T18:43:00","guid":{"rendered":"http:\/\/www.amboilati.org\/chantier\/?p=15365"},"modified":"2021-05-15T20:45:39","modified_gmt":"2021-05-15T18:45:39","slug":"permanenze-presentation","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.amboilati.org\/chantier\/permanenze-presentation\/","title":{"rendered":"<em>Permanenze<\/em> : pr\u00e9sentation"},"content":{"rendered":"<p>&nbsp;<\/p>\n<blockquote><p>Pr\u00e9setation du recueil en cours de rassemblement, intitul\u00e9 <a href=\"..\/permanences\"><em>Permanences<\/em><\/a>&#8230;<\/p><\/blockquote>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>Cet ensemble de textes serait comme le journal d&rsquo;une Italie v\u00e9cue de l&rsquo;int\u00e9rieur par un \u00e9tranger, mais un \u00e9tranger qui, pour des raisons obscures, et sans fausse modestie, mais sans ambages, en cultive une familiarit\u00e9 particuli\u00e8rement \u00e9trange&#8230; Je ne sais pas s&rsquo;il existe un terme, en philosophie ou en psychologie pour d\u00e9crire cette impression que je saurais mieux d\u00e9crire que par de longues circonvolutions : ce sont ces pages.<\/p>\n<p>Enfant, sur la plage de Viserbella (frazione di Rimini) les autres enfants venaient me trouver pour jouer ou simplement discuter ; j&rsquo;\u00e9tais peu sociable, d\u00e9j\u00e0, mais surtout je ne comprenais rien \u00e0 ce qu&rsquo;ils me disaient. J&rsquo;avais appris cette phrase par c\u0153ur, glan\u00e9e aupr\u00e8s de mes parents, pour me d\u00e9faire des importuns : \u00ab\u00a0Sono francese, non capisco l&rsquo;italiano\u00a0\u00bb. G\u00e9n\u00e9ralement, ils ne me croyaient pas, et c&rsquo;\u00e9tait un labeur alors de rester seul.<\/p>\n<p>C&rsquo;est qu&rsquo;au fond, je ne le voulais pas.<\/p>\n<p>Et, de quelque mani\u00e8re, j&rsquo;avais communiqu\u00e9. Communiqu\u00e9 mon incommunicabilit\u00e9, mon inconmmunication. C&rsquo;est ce sentiment : ce n&rsquo;est pas l&rsquo;inqui\u00e9tante \u00e9tranget\u00e9, ou le sentiment d&rsquo;\u00e9tranget\u00e9 face \u00e0 ce qui est familier, le sentiment qui saisit devant une maison sauvage ; c&rsquo;est tr\u00e8s pr\u00e9cis\u00e9ment le contraire, ou l&rsquo;oppos\u00e9, ou l&rsquo;inverse : la familiarit\u00e9 de ce qui est \u00e9tranger. Si on voulait jouer \u00e0 l&rsquo;apprenti sorcier allemand, on pourrait inventer le terme <em>unbefremdlich<\/em>, la domestication du dehors (th\u00e8me qui deviendra une constante dans mon travail). C&rsquo;est d&rsquo;ailleurs idiot d&rsquo;aller solliciter une autre langue encore, langue que je connais mal, d&rsquo;ailleurs, pour exprimer cela. Mais il sera sans doute question d&rsquo;idiome, ici encore, puisque ce que je recherche, n&rsquo;est-ce pas, ce n&rsquo;est pas tellement de <em>comparer<\/em>, et donc d&rsquo;<em>\u00e9valuer<\/em>, deux pays, deux maisons ou deux langues, mais justement de d\u00e9tecter, comme par d\u00e9duction (et donc par une pratique pr\u00e9cise et continuelle d&rsquo;\u00e9mondage) les idiomes chez les idiots respectifs.<\/p>\n<p>L&rsquo;idiot est respectif, toujours, c&rsquo;est pourquoi on le respecte.<\/p>\n<p>Les comparaisons, en tant que telles, donnent de la donn\u00e9e, et basta. Si on veut en faire quelque chose, il faut une op\u00e9ration suppl\u00e9mentaire (un amendement, donc), et cela s&rsquo;appelle l&rsquo;interpr\u00e9tation. La traduction : ce qui est donc toujours l&rsquo;ajout d&rsquo;un suppl\u00e9ment. Ou la cr\u00e9ation du bruit. Le bruit est humain. C&rsquo;est cela que nous faisons lorsque d&rsquo;un idiot nous traitons l&rsquo;idiome, et l&rsquo;idiomisons. C&rsquo;est un acculturation. Si elle n&rsquo;\u00e9tait pas r\u00e9ciproque, elle serait fatale. Par chance, elle est toujours r\u00e9ciproque (si elle n&rsquo;est pas r\u00e9versible). Rien n&rsquo;arr\u00eate autrui. L&rsquo;alt\u00e9rit\u00e9 d&rsquo;autrui est un champ d&rsquo;infini et, sauf \u00e0 le tuer, c&rsquo;est-\u00e0-dire \u00e0 le figer \u00e0 jamais dans notre maison dans son \u00e9tat d&rsquo;autre domestiqu\u00e9, il \u00e9chappera toujours \u00e0 l&rsquo;invite. Seul le cadavre que je dois enterrer dans mon jardin (ou la torture, ou le viol, en tous les cas la destruction de son int\u00e9grit\u00e9) devient mon propre : je me le suis appropri\u00e9, c&rsquo;est-\u00e0-dire que je l&rsquo;ai transform\u00e9 (et non traduit) d&rsquo;autre \u00e0 m\u00eame<sup class='footnote'><a href='#fn-15365-1' id='fnref-15365-1' onclick='return fdfootnote_show(15365)'>1<\/a><\/sup>.<\/p>\n<p><center>*<\/center><\/p>\n<p>Ainsi sera-t-il question d&rsquo;Italie, et d&rsquo;Italies.<\/p>\n<p>Ce n&rsquo;est pas que je cherche les causes qui font qu&rsquo;on aime l&rsquo;Italie : beaucoup de gens aiment l&rsquo;Italie, pour des raisons sans doute diverses, et chez beaucoup de mes compatriotes, j&rsquo;observe les effets d&rsquo;une fascination. En quelque sorte, l&rsquo;Italie repr\u00e9sente pour eux (mais peut-\u00eatre que je parle \u00e0 leur place) une esp\u00e8ce de monde primordial, encore plus ou moins intact et vivace, et je sens en eux non pas tant une admiration ou une envie, je veux dire une jalousie, sans que ce soit non plus exactement une nostalgie de quelque chose qu&rsquo;ils auraient, eux, perdu. C&rsquo;est tr\u00e8s difficile \u00e0 d\u00e9crire &#8211; et ici je parle pour moi &#8211; parce que dans mon cas l&rsquo;Italie est inexorablement li\u00e9e \u00e0 l&rsquo;enfance, au mythe de l&rsquo;enfance, o\u00f9 alors le pays repr\u00e9sentait une esp\u00e8ce d&rsquo;Eldorado (alors m\u00eame que je n&rsquo;ai pas de racine italienne av\u00e9r\u00e9e, par la g\u00e9n\u00e9alogie ou la chancellerie).<\/p>\n<p>Certes il est de bon ton de se moquer des Italiens, et de leur attribuer tout un tas de comportements ou de r\u00e9actions \u00ab\u00a0folkloriques\u00a0\u00bb, mais je ne crois pas que ce soit tellement important, pas autant que l&rsquo;aimantation que l&rsquo;Italie suscite chez les autres peuples.<\/p>\n<p>C&rsquo;est d&rsquo;ailleurs devenu un sport national, pour les Italiens, de se discr\u00e9diter eux-m\u00eames, et de consid\u00e9rer que dans ce pays rien ne va, et qu&rsquo;ils ne sont bons qu&rsquo;\u00e0 la paresse, l&#8217;embrouille ou le beau geste. \u00c0 la longue c&rsquo;est m\u00eame assez aga\u00e7ant de toujours les entendre se d\u00e9nigrer, d&rsquo;autant que cela s&rsquo;accompagne souvent d&rsquo;une adulation, tout aussi mythique, pour le mod\u00e8le fran\u00e7ais, de la m\u00eame mani\u00e8re que le Fran\u00e7ais prend toujours l&rsquo;Allemand comme exemple de r\u00e9ussite (l&rsquo;Italien prend de plus en plus l&rsquo;Allemand, d&rsquo;ailleurs, comme mod\u00e8le, mais il est \u00e9galement inconsciemment au courant que la distance est moins longue \u00e0 rattraper avec le Fran\u00e7ais).<\/p>\n<p>Les deux pays donc se regardent en chien de fa\u00efence avec ce regard mi-b\u00e9at mi-amoureux (je fais une diff\u00e9rence), et dans la distance qu&rsquo;ils s&rsquo;imposent par cet \u00e9gard, peinent souvent \u00e0 se rencontrer. Un foss\u00e9, en fait, s\u00e9pare les deux cultures. Un foss\u00e9 d&rsquo;incompr\u00e9hension peut-\u00eatre (la traduction), mais aussi, et de plus en plus, une d\u00e9chirure sociale, voire culturelle, et qui elle est li\u00e9e justement \u00e0 l&rsquo;histoire et \u00e0 la politique contemporaine dans les deux pays.<\/p>\n<p>Ramasser par pellet\u00e9es les milliers de clich\u00e9s comme des feuilles mortes, \u00e9viter de les propager, qu&rsquo;ils ne s&rsquo;envolent \u00e0 tous les vents, au besoin en s\u00e9lectionner quelques-uns pour les \u00e9pingler comme des insectes dans la vitrine de Bouvard et P\u00e9cuchet&#8230; tordre le cou aux superstitions&#8230; tel n&rsquo;est n&rsquo;est pas v\u00e9ritablement l&rsquo;objet de ces pages, mais qu&rsquo;il faille parfois y passer me semble in\u00e9vitable. \u00c0 ce prix je t\u00e2cherai de proposer non pas donc la relation autocentr\u00e9e d&rsquo;un voyage en des contr\u00e9es sauvages, mais un r\u00e9pertoire d&rsquo;\u00e9motion, un secr\u00e9taire de t\u00e9moignages, un nuancier de sensations, de go\u00fbts, de paysages tellement contrast\u00e9s qu&rsquo;en leur friction peut na\u00eetre un pays, un \u00e9tat, une nation appel\u00e9e commun\u00e9ment Italie.<\/p>\n<p><center>*<\/center><\/p>\n<p>Les textes ont \u00e9t\u00e9 \u00e9crits sur de nombreuses ann\u00e9es, chacun autour d&rsquo;un th\u00e8me italien qui suscite, en moi, une vibration sensible. Le lecteur pardonne cet exc\u00e8s de confiance ; il ira sans dire que ces pages portent une lourde part d&rsquo;autobiographie : j&rsquo;ai simplement espoir qu&rsquo;elles se muent en ce que j&rsquo;ai appel\u00e9, par ailleurs, dans <a href=\"..\/genove\" target=\"blank\" rel=\"noopener noreferrer\">un livre sur la ville de G\u00eanes<\/a>, une nouvelle autog\u00e9ographie.<\/p>\n<div class='footnotes' id='footnotes-15365'>\n<div class='footnotedivider'><\/div>\n<ol>\n<li id='fn-15365-1'>Ce donn\u00e9 toutefois m\u00e9rite qu&rsquo;on le rappelle, une fois pour toutes. Ne serait-ce que pour le confort de la lecture, puisque qu&rsquo;on pourra faire allusions \u00e0 des sp\u00e9cialit\u00e9s locales.\n<p>&nbsp;<\/p>\n<table border=\"1\">\n<tr>\n<td><b>Donn\u00e9e<\/b><\/td>\n<td><b>Italie<\/b><\/td>\n<td><b>France<\/b><\/td>\n<td><b>Rapport F\/I<\/b><\/td>\n<tr>\n<td><b>Superficie<\/b><\/td>\n<td>302000km2<\/td>\n<td>632000hm2<\/td>\n<td>2,09<\/td>\n<\/tr>\n<tr>\n<td><b>Superficie zones humides<\/b><\/td>\n<td>0,3Mha?<\/td>\n<td>3Mha<\/td>\n<td>10<\/td>\n<\/tr>\n<tr>\n<td><b>Montagnes (>600m)<\/b><\/td>\n<td>35%<\/td>\n<td>16%<\/td>\n<td>0,45<\/td>\n<\/tr>\n<tr>\n<td><b>Collines (>200m)<\/b><\/td>\n<td>41%<\/td>\n<td>32%<\/td>\n<td>0,78<\/td>\n<\/tr>\n<tr>\n<td><b>Plaines<\/b><\/td>\n<td>23%<\/td>\n<td>51%<\/td>\n<td>2,21<\/td>\n<\/tr>\n<tr>\n<td><b>L. littoral<\/b><\/td>\n<td>7782km<\/td>\n<td>4853km*<\/td>\n<td>0,62<\/td>\n<\/tr>\n<tr>\n<td><b>Population<\/b><\/td>\n<td>60,2Mh<\/td>\n<td>67,2Mh<\/td>\n<td>1,11<\/td>\n<\/tr>\n<tr>\n<td><b>Tx de croissance<\/b><\/td>\n<td>-0,21<\/td>\n<td>0,45<\/td>\n<td>&#8212;<\/td>\n<\/tr>\n<tr>\n<td><b>Densit\u00e9<\/b><\/td>\n<td>200h\/km2<\/td>\n<td>107h\/km2<\/td>\n<td>0,53<\/td>\n<\/tr>\n<tr>\n<td><b>PIB nominal<\/b><\/td>\n<td>2,1MM<\/td>\n<td>2,7MM<\/td>\n<td>1,28<\/td>\n<\/tr>\n<tr>\n<td><b>PPA<\/b><\/td>\n<td>2,5MM$<\/td>\n<td>2,9MM$<\/td>\n<td>1,16<\/td>\n<\/tr>\n<tr>\n<td><b>PPC<\/b><\/td>\n<td>41433$<\/td>\n<td>42878$<\/td>\n<td>1,03<\/td>\n<\/tr>\n<tr>\n<td><b>Tx de ch\u00f4mage<\/b><\/td>\n<td>10%<\/td>\n<td>8,5%<\/td>\n<td>0,85<\/td>\n<\/tr>\n<tr>\n<td><b>IDH<\/b><\/td>\n<td>0,83<\/td>\n<td>0,9<\/td>\n<td>1,08<\/td>\n<\/tr>\n<tr>\n<td><b>R\u00e9gime<\/b><\/td>\n<td>R\u00e9p. parl.<\/td>\n<td>R\u00e9p semipr\u00e9s.<\/td>\n<td><\/td>\n<\/tr>\n<tr>\n<td><b>Nb r\u00e9gions<\/b><\/td>\n<td>20<\/td>\n<td>13<\/td>\n<td><\/td>\n<\/tr>\n<tr>\n<td><b>Nb tertr subr\u00e9g.<\/b><\/td>\n<td>107 provinces (93+14 m\u00e9tropoles)<\/td>\n<td>101 d\u00e9partements (+21 m\u00e9tropoles)<\/td>\n<td><\/td>\n<\/tr>\n<tr>* m\u00e9tropole seule<br \/>\n<\/table>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>Ce qu&rsquo;il faut retenir de ce petit tableau, c&rsquo;est surtout la densit\u00e9 italienne, plus forte que son \u00e9quivalente fran\u00e7aise, par ailleurs accentu\u00e9e sur le littoral par la pr\u00e9sence de montagnes du nord au sud (Alpes, puis Apennins jusqu&rsquo;en Calabre et Sicile !) ; m\u00eame population sur la moiti\u00e9 du territoire ; en revanche le littoral est pr\u00e8s de deux fois plus long en Italie.<br \/>\nLes r\u00e9gimes politiques sont diff\u00e9rents. En outre, l&rsquo;unit\u00e9 de l&rsquo;Italie est r\u00e9cente (1861), quand on estime la naissance plus probable de l&rsquo;\u00e9tat fran\u00e7ais au XVIe si\u00e8cle. Je dis que si en France, l&rsquo;Etat est fort et la nation faible, en Italie, la nation est forte et l&rsquo;\u00e9tat faible. C&rsquo;est un raccourci que je t\u00e2cherai d&rsquo;expliciter.<br \/>\nL&rsquo;unit\u00e9 minimale territoriale, en Italie, reste, pour moi, la ville, un centre, tandis qu&rsquo;en France c&rsquo;est plut\u00f4t la commune, une \u00e9tendue. L&rsquo;Italie se pr\u00e9sente comme une conf\u00e9d\u00e9ration de villes, quand la France est domin\u00e9e par une ville centralisatrice, sa capitale, et n&rsquo;a que peu de grandes villes. De fait l&rsquo;\u00e9chelon territorial le plus politique est la province, urbaine, d\u00e9finie par son chef-lieu (et abr\u00e9g\u00e9 par un sigle compos\u00e9 de deux lettres de cette ville), quand en France c&rsquo;est le d\u00e9partement, une extension g\u00e9ographique nettement rurale (m\u00eame s&rsquo;il y a un chef-lieu) (et d\u00e9sign\u00e9e par un chiffre, gommant toute territorialit\u00e9, venu de l&rsquo;ordre alphab\u00e9tique des noms de d\u00e9partements).<br \/>\nLa puissance productive est essentiellement la m\u00eame ; mais les diff\u00e9rences structurelles ont des cons\u00e9quences : l&rsquo;Italie jouit d&rsquo;un tissu de petites industries dynamiques en pointe (2e industrie d&rsquo;Europe) quand la France privil\u00e9gie la concentration ; la France doit sa puissance g\u00e9opolitique au complexe militaro-industriel, et notamment au nucl\u00e9aire. En outre, l&rsquo;Italie n&rsquo;a pas de territoires ultramarins.<br \/>\nLe patrimoine culturel de l&rsquo;Italie est incommensurable (1er poste sites Unesco).<br \/>\nL&rsquo;Italie est un pays d&rsquo;\u00e9migration, la France est un pays d&rsquo;immigration.<br \/>\nL&rsquo;Italie est un pays nettement catholique. La France est un \u00e9tat qui se d\u00e9clare la\u00efque, mais qui poss\u00e8de une forte souche catholique, parfois qualifi\u00e9e de zombie (Todd). <span class='footnotereverse'><a href='#fnref-15365-1'>&#8617;<\/a><\/span><\/li>\n<\/ol>\n<\/div>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>&nbsp; Pr\u00e9setation du recueil en cours de rassemblement, intitul\u00e9 Permanences&#8230; &nbsp; Cet ensemble de textes serait comme le journal d&rsquo;une Italie v\u00e9cue de l&rsquo;int\u00e9rieur par un \u00e9tranger, mais un \u00e9tranger qui, pour des raisons obscures, et sans fausse modestie, mais sans ambages, en cultive une familiarit\u00e9 particuli\u00e8rement \u00e9trange&#8230; Je ne sais pas s&rsquo;il existe un&#8230;<\/p>\n","protected":false},"author":1,"featured_media":0,"comment_status":"open","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"footnotes":""},"categories":[242],"tags":[3619,3623,3622,1530,2561,3103,2986,3620,1724,3331,20,1526,303,3621,1485,3012,709,478,3618,1168],"class_list":["post-15365","post","type-post","status-publish","format-standard","hentry","category-chantiers","tag-allemand","tag-apennins","tag-autogeographiealpes","tag-bouvard-et-pecuchet","tag-calabre","tag-emmanuel-todd","tag-etat","tag-francais","tag-france","tag-genes","tag-genove","tag-gustave-flaubert","tag-italie","tag-italien","tag-paysage","tag-rimini","tag-sicile","tag-ville","tag-viserbella","tag-voyage"],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/www.amboilati.org\/chantier\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/15365","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/www.amboilati.org\/chantier\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/www.amboilati.org\/chantier\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.amboilati.org\/chantier\/wp-json\/wp\/v2\/users\/1"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.amboilati.org\/chantier\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=15365"}],"version-history":[{"count":14,"href":"https:\/\/www.amboilati.org\/chantier\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/15365\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":15406,"href":"https:\/\/www.amboilati.org\/chantier\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/15365\/revisions\/15406"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/www.amboilati.org\/chantier\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=15365"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.amboilati.org\/chantier\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=15365"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.amboilati.org\/chantier\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=15365"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}