{"id":14150,"date":"2018-12-02T17:45:43","date_gmt":"2018-12-02T15:45:43","guid":{"rendered":"http:\/\/www.amboilati.org\/chantier\/?p=14150"},"modified":"2023-07-18T16:43:58","modified_gmt":"2023-07-18T14:43:58","slug":"cinquante-nuances-de-re-liste-radio","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.amboilati.org\/chantier\/cinquante-nuances-de-re-liste-radio\/","title":{"rendered":"Cinquante nuances de r\u00e9 : liste radio"},"content":{"rendered":"<p>Le 16 novembre, \u00e0 l&rsquo;invitation de l&rsquo;ami <strong>Emmanuel Delaplanche<\/strong> (dont il sera question bient\u00f4t au sujet de Louis-Ren\u00e9 des For\u00eats et de <a href=\"https:\/\/www.publie.net\/livre\/louis-rene-forets-empreintes-emmanuel-delaplanche\/\" rel=\"noopener noreferrer\" target=\"_blank\">son livre \u00e0 ce sujet paru chez Publie.net, <em>Empreintes<\/em><\/a>), qui anime le <a href=\"http:\/\/le-laboratoire.principeactif.net\/\"><em>Laboratoire<\/em> chez Principe actif<\/a>, radio locale d&rsquo;Evreux, <a href=\"http:\/\/le-laboratoire.principeactif.net\/podcasts\/le-laboratoire-emission-du-mardi-4-decembre-2018-carte-blanche-a-benoit-vincent\" rel=\"noopener noreferrer\" target=\"_blank\">j&rsquo;ai eu carte blanche<\/a> pour une playlist id\u00e9ale, que je d\u00e9taille, un peu, ici. Un peu plus, en v\u00e9rit\u00e9, car j&rsquo;avais encore s\u00e9lectionn\u00e9 beaucoup d&rsquo;autres titres. Je renvoie \u00e0 chaque fois \u00e0 un lien vers l&rsquo;horrible yt, qui permet d&rsquo;avoir une id\u00e9e, mais je n&rsquo;int\u00e8gre pas toutes les vid\u00e9os pour ne pas ralentir le chargement de la page.<\/p>\n<p>L&rsquo;\u00e9mission est diffus\u00e9 au moment de la sortie d&rsquo;<a href=\"http:\/\/www.amboilati.org\/chantier\/un-de-ces-jours\/\"><em>Un de ces jours<\/em><\/a>, toujours <a href=\"https:\/\/www.publie.net\/livre\/un-de-ces-jours-pink-floyd-une-fiction-benoit-vincent\/\" rel=\"noopener noreferrer\" target=\"_blank\">chez Publie.net<\/a>, qui en a \u00e9t\u00e9 le pr\u00e9texte ; c&rsquo;est ainsi que l&rsquo;on a commenc\u00e9 par parler d&rsquo;abord de la d\u00e9couverte de Pink Floyd et du rock&rsquo;n&rsquo;roll \u00e0 une \u00e9poque o\u00f9 r\u00e9gnait en ma\u00eetre absolu l&rsquo;<em>eurodance<\/em> dont je me fis un malin plaisir de rappeler ici une fi\u00e8re banni\u00e8re, <em>Pump Up the Jam<\/em> de Technotronic.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<h2>Retour vers le futur<\/h2>\n<p><strong>0. Technotronic <em>Pump Up The Jam<\/em><\/strong><\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><iframe width=\"100%\" src=\"https:\/\/www.youtube.com\/embed\/9EcjWd-O4jI\" frameborder=\"0\" allow=\"accelerometer; autoplay; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture\" allowfullscreen><\/iframe><\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>On est en 1989, j&rsquo;ai 13 ans. Les Rolling Stones font un spectaculaire retour avec l&rsquo;album <em>Steel Wheels<\/em> et le tour mondial qui s&rsquo;ensuit permet une floraison de documentaires, publications, compilations, etc. Il y a <a href=\"https:\/\/www.ina.fr\/contenus-editoriaux\/articles-editoriaux\/l-interview-jumeaux-de-mick-jagger-et-keith-richards\/\" rel=\"noopener noreferrer\" target=\"_blank\">cette \u00e9mission d&rsquo;Ardisson<\/a> avec une interview simultan\u00e9e de Jagger et Richards. Dans cette \u00e9mission, le stout premiers morceaux que j&rsquo;entends d&rsquo;eux : <em>Start Me Up<\/em> (live, 1981 jou\u00e9e en 1989 ou 1990), <em>Emotional Rescue<\/em> (???, 1980) et <em>She Was Hot<\/em> (!!!, 1983), mais dans le g\u00e9n\u00e9rique des extraits de  <em>(I Can&rsquo;t Get No) Satisfaction<\/em>, <em>The Last Time<\/em> et peut-\u00eatre <em>Paint It Black<\/em>). Un mix bizarre de chanson mal connues et pas toujours appr\u00e9ci\u00e9es des ann\u00e9es 80 et les classiques des ann\u00e9es 60&#8230; dr\u00f4le d&rsquo;entr\u00e9e en mati\u00e8re (mais quel bonheur quand on arrive finalement \u00e0 <em>Sticky Fingers<\/em> ou <em>Exile&#8230;<\/em>)<\/p>\n<p>De l&rsquo;autre c\u00f4t\u00e9 du voile, Pink Floyd termine une tourn\u00e9e, la premi\u00e8re depuis 1981 et le semi \u00e9chec de <em>The Wall<\/em> (quatre salles seulement, \u00e0 cause du bordel de la sc\u00e8ne), et aussi la premi\u00e8re depuis le d\u00e9part de Waters &#8211; et l\u00e0 encore , on oscille entre les images, les comm\u00e9morations et le heurt entre les images du pass\u00e9 et les actuels dinosaures.<\/p>\n<p>Parce que dans les deux cas, on est chez les dinosaures, dans le parc jurassique. Il faut dire que le rock de 1989 c&rsquo;est essentiellement un cimeti\u00e8re ; Nirvana n&rsquo;est pas encore arriv\u00e9 \u00e0 nos oreilles. Je me souviens aussi de voir d\u00e9barquer <a href=\"https:\/\/www.youtube.com\/watch?v=N7bkd8o7O5w\" rel=\"noopener noreferrer\" target=\"_blank\">Neil Young tout seul avec sa guitare<\/a> sur l&rsquo;immense sc\u00e8ne du concert de b\u00e9n\u00e9ficence pour Nelson Mandela. A la fin des ann\u00e9es 80, au d\u00e9but des ann\u00e9es 90, on baigne dans ce sirop-l\u00e0.<\/p>\n<p>Et dans ce tableau, nous, mon pote Nicolas et moi, on d\u00e9couvre une collection de vinyles dans son grenier ou sa cave, enfin je ne sais plus trop o\u00f9, avec tout Pink Floyd, les albums du d\u00e9but, jusqu&rsquo;\u00e0 <em>The Wall<\/em> peut-\u00eatre. Le monde alors soudainement bascule. Je suis dans les combles de la maison, j&rsquo;ai un vieux tourne-disque, et je pose le diamant sur la face A de <em>More<\/em>.<\/p>\n<p>Le quatri\u00e8me morceau :<\/p>\n<p><strong>1. Pink Floyd <em>Up The Khyber<\/em><\/strong><\/p>\n<p>&nbsp;<br \/>\n<iframe width=\"100%\" src=\"https:\/\/www.youtube.com\/embed\/nSWy2L5qVBM\" frameborder=\"0\" allow=\"accelerometer; autoplay; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture\" allowfullscreen><\/iframe><br \/>\n&nbsp;<\/p>\n<p>Si l&rsquo;on ne convient pas ici de la fusion des membres du groupe et la r\u00e9ussite de la forme, alors Pink Floyd n&rsquo;est pas ; de l\u00e0 le d\u00e9roul\u00e9 des musiques, avec par exemple ce batteur pr\u00e9sent, auteur de la biographie, actuellement en tourn\u00e9e avec ces morceaux pr\u00e9-1973, et d&rsquo;ailleurs en couverture du livre (et voix de ces mots <em>One of thes days<\/em>&#8230;). Ce m\u00eame Nick Mason, ci-dessous, puis Robert Wyatt&#8230; par exemple, une esp\u00e8ce de hapax g\u00e9nial, \u00e0 la hauteur de David Bowie, dans le monde du rock.<\/p>\n<p><strong>2. Nick Mason <em>I can&rsquo;t get my motor running<\/em><\/strong> ou <strong><em>Siam<\/em><\/strong><br \/>\n<strong>3. Robert Wyatt<\/strong>, mais quelle chanson choisir ?<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<h2>Le jazz<\/h2>\n<p>Par Wyatt, aussi, les \u00eeles continues et donc le jazz. Pour ce qui me concerne, essentiellement le bop et le free. Pas le reste. Pas le contemporain (ou tr\u00e8s peu : Steve Coleman et m\u00eame Wynton Marsalis). On est arriv\u00e9 au jazz par le rock progressif, eh oui. Et tout de suite Miles Davis (et <em>Kind of Blue<\/em> et <em>In a Silent Way<\/em> en t\u00eate)&#8230; et tr\u00e8s vite les ma\u00eetres, le trio, le triptyque, la trinit\u00e9 Monk, Coltrane, Mingus (et tous les saints Ornette Coleman, Albert Ayler, Cecil Taylor, Art Blakey, l&rsquo;Art Ensemble of Chicago, etc.).<\/p>\n<p><strong>4. Thelonius Monk <em>Blue Monk<\/em><\/strong><br \/>\n<strong>5. John Coltrane <em>Sun Ship<\/em><\/strong><br \/>\n<strong>6. Angelo Badalamenti <em>Red Bats With Teeth<\/em><\/strong><\/p>\n<p>Des petits pas de c\u00f4t\u00e9, l&rsquo;\u00e9ternel Dr John, le par\u00e8dre de David Lynch Angelo Badalamenti, le bop et le free s&rsquo;accordent finalement dans un monde o\u00f9 viendront peu \u00e0 prendre prendre une part essentielle Sun Ra ou Pharoah Sanders.<\/p>\n<p>On trouve \u00e9galement des transitions \u00e9tranges vers le rock ou le funk, des disques rares et tout \u00e0 fait valides, comme l&rsquo;\u00e9tonnant Osamu Katijima, ou le projet ind\u00e9modable d&rsquo;African Head Charge.<\/p>\n<p><strong>7. Dr John, <em>In the right place<\/em><\/strong><br \/>\n<strong>8. Sun Ra, <em>Plutonian Nights<\/em><\/strong><br \/>\n<strong>9. Demon Fuzz Past <em>Present and Future<\/em><\/strong><br \/>\n<strong>10. Osamu Kitajima <em>Tengu (A Long-Nosed Goblin)<\/em><\/strong><\/p>\n<p>&nbsp;<br \/>\n<iframe width=\"100%\" src=\"https:\/\/www.youtube.com\/embed\/DWvG8RJ_P6w\" frameborder=\"0\" allow=\"accelerometer; autoplay; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture\" allowfullscreen><\/iframe><br \/>\n&nbsp;<\/p>\n<p><strong>11. African Head Charge, <em>Over the Sky<\/em><\/strong><\/p>\n<p>&nbsp;<br \/>\n<iframe width=\"100%\" src=\"https:\/\/www.youtube.com\/embed\/KN13dTy5hbA\" frameborder=\"0\" allow=\"accelerometer; autoplay; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture\" allowfullscreen><\/iframe><br \/>\n&nbsp;<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<h2>Retour vers le futur, le retour<\/h2>\n<p>Aujourd&rsquo;hui je n&rsquo;\u00e9coute quasiment plus de nouveaux disques. Rarissimes les sons qui me font vibrer ne serait-ce qu&rsquo;un tantinet. Et puis il y a tellement de vieilles choses \u00e0 d\u00e9couvrir ! Je reste bizarrement sourd \u00e0 Radiohead, \u00e0 Muse, aux Arctic Monkeys, \u00e0 Arcade Fie. Parfois toutefois des secousses, une chanson de-ci de-l\u00e0 me rappelle quand je d\u00e9couvrais, dans les ann\u00e9es 90, les outsiders Cake, Urge Overkill, ou The Presidents of the United States of America&#8230; ou m\u00eame Supergrass, qui a finalement repr\u00e9sent\u00e9 le fil le plus s\u00fbr pour traverser une nouvelle p\u00e9riode ardue, o\u00f9 alors les efforts &lsquo;arty&rsquo;, intellectualis\u00e9, ironique, postmoderne, litt\u00e9raire, que sais-je, Beck, Bj\u00f6rk ou PJ Harvey allaient mener \u00e0 des impasses comme Muse, et surtout Radiohead, donc, des  musiques qui ne parvenaient pas \u00e0 mes oreilles.<\/p>\n<p>Le dernier CD que j&rsquo;ai achet\u00e9, je l&rsquo;ajoute apr\u00e8s-coup, est <em>Acme<\/em> du Jon Spencer Explosion. C&rsquo;\u00e9tait 1998. Je ne mettrais plus jamais les pieds \u00e0 la FNAC et a fortiori ne leur laisserais plus jamais un centime.<\/p>\n<p>J&rsquo;ai travers\u00e9 les ann\u00e9es 2000 avec <strong>Red Snaper<\/strong> ou <strong>Portishead<\/strong>. Et le nouveau mill\u00e9naire, avec quelques groupes plus ou moins vou\u00e9s \u00e0&#8230; rien, comme le tr\u00e8s bon Soul Caughing. Une exception, non moins c\u00e9r\u00e9brale, mais au son pour moi tr\u00e8s nouveau, tr\u00e8s&#8230; bizarre : l&rsquo;\u00e9tonnant groupe Adult Jazz.<\/p>\n<p><strong>12. Red Snapper, mais laquelle choisir ?<\/strong><br \/>\n<strong>13. Soul Caughing <a href=\"https:\/\/www.youtube.com\/watch?v=KPXEQtU-VX8\" rel=\"noopener noreferrer\" target=\"_blank\"><em>Bus To Beelzebub<\/em><\/a><\/strong><br \/>\n<strong>14. Adult Jazz <em>Springfull<\/em><\/strong><\/p>\n<p>&nbsp;<br \/>\n<iframe width=\"100%\" src=\"https:\/\/www.youtube.com\/embed\/I-JzH9uTLnA\" frameborder=\"0\" allow=\"accelerometer; autoplay; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture\" allowfullscreen><\/iframe><br \/>\n&nbsp;<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<h2>Depuis le funk et l&rsquo;humide : le noir<\/h2>\n<p>Le jazz, dont on pourrait tout dire tant son paysage est \u00e9tendu, et qu&rsquo;il est donc hors de question de d\u00e9tailler ici, le jazz c\u00f4toyait \u00e9videmment le rhytm&rsquo;n&rsquo;blues et le funk, mais il est tout de m\u00eame possible que ce soit par les Rolling Stones et donc le blues que je suis arriv\u00e9 \u00e0 eux. L&rsquo;astre qui a domin\u00e9 tous les autres, \u00e7&rsquo;a \u00e9t\u00e9 Prince, qu&rsquo;\u00e0 bien y songer maintenant j&rsquo;ai d\u00e9couvert (tard, eu \u00e9gard \u00e0 mon \u00e2ge) avec <em>Sexy motherfucker<\/em>, c&rsquo;est-\u00e0-dire une claque, et de fil en aiguille (c&rsquo;\u00e9tait le moment d&rsquo;une compilation), puis un compagnonnage tr\u00e8s fid\u00e8le dans ce retrait progressif jusqu&rsquo;\u00e0 la disparition. J&rsquo;ai choisi ici une chanson d\u00e9lirante qu&rsquo;on trouve sur l&rsquo;un des albums diffus\u00e9s uniquement sur internet, <em>The chocolate invasion<\/em>. Je ne pouvais pas envisager introduire Prince, sans citer Larry Graham, bassiste de Sly Stone, avec lequel il a jou\u00e9 r\u00e9guli\u00e8rement, ni avec James Brown, dans sa p\u00e9riode engag\u00e9e de <em>Hell<\/em>, <em>There it is<\/em> ou <em>The Payback<\/em>, o\u00f9 se trouve la plus belle section rythmique et de cuivres du funk (et donc Maceo Parker, qui jouera lui aussi r\u00e9cemment longtemps avec Prince).<\/p>\n<p><strong>15. Graham Central Station <em>I Can&rsquo;t Stand The Rain<\/em><\/strong><br \/>\n<strong>16. Ann Peebles <em>I Can&rsquo;t Stand The Rain<\/em><\/strong><br \/>\n<strong>17. James Brown <em>Take Some Leave Some<\/em><\/strong><br \/>\n<strong>18. Prince <em>Judas smile<\/em><\/strong><\/p>\n<p>&nbsp;<br \/>\n<iframe width=\"100%\" src=\"https:\/\/www.youtube.com\/embed\/e6UDPo6PczA\" frameborder=\"0\" allow=\"accelerometer; autoplay; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture\" allowfullscreen><\/iframe><br \/>\n&nbsp;<\/p>\n<p>Ce qui permit la transition toute naturelle vers le rap.<\/p>\n<p>L\u00e0 encore, impossible de r\u00e9sumer en dix lignes un continent entier de la musique. Mais plus jeune j&rsquo;\u00e9tais tr\u00e8s r\u00e9ticent aux instruments \u00e9lectroniques (une r\u00e9action aux ann\u00e9es 80 sans doute, mais j&rsquo;ai depuis appris que le canal compte moins que le texte ou la m\u00e9lodie). Le premier disque que je d\u00e9tiens est <em>L&rsquo;\u00e9cole du micro d&rsquo;argent<\/em> d&rsquo;IAM, qui reste un classique insurmontable. Puis j&rsquo;ai perdu de vue le rap fran\u00e7ais, assez t\u00f4t \u00e0 vrai dire, au moment d&rsquo;X-Men ou Oxmo Puccino. J&rsquo;y reviens maintenant, gr\u00e2ce \u00e0 des amis et Kery James. Mais j&rsquo;ai ici propos\u00e9 un morceau r\u00e9cent d&rsquo;IAM, qui est bref et efficace (sinon c&rsquo;est <em>Demain c&rsquo;est loin<\/em>, mais c&rsquo;est trop \u00e9vident !).<\/p>\n<p>Une autre r\u00e9gion que je d\u00e9chiffre apr\u00e8s des ann\u00e9es d&rsquo;abandon, c&rsquo;est gr\u00e2ce \u00e0 la s\u00e9rie Marvel <em>Luke Cage<\/em>, o\u00f9 j&rsquo;ai pu faire le lien entre le rap US de ma jeunesse (Wu-Tang Clan, OutKast) et les d\u00e9rives et d\u00e9lires g\u00e9niaux de Ghostface Killah ou Adrian Younge, qui en a supervis\u00e9 la BO, et qui \u00e0 c\u00f4t\u00e9 du mat\u00e9riel original (qui est r\u00e9servoir de samples), propose de vrais beaux morceaux contemporains (qui, dans la s\u00e9rie, jouent live dans le club).<\/p>\n<p><strong>19. Jidenna <em>Long Live The Chief<\/em><\/strong><\/p>\n<p>&nbsp;<br \/>\n<iframe width=\"100%\" src=\"https:\/\/www.youtube.com\/embed\/H_AQFnqMY3E\" frameborder=\"0\" allow=\"accelerometer; autoplay; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture\" allowfullscreen><\/iframe><br \/>\n&nbsp;<\/p>\n<p><strong>20. IAM <em>Fuck le refrain<\/em><\/strong><\/p>\n<p>Evidemment, les meilleurs l\u00e0-dedans ce sont Antipop Consortium. Ce n&rsquo;est pas le morceau diffus\u00e9 \u00e0 la radio, mais dans une radio, une belle interpr\u00e9tation live, je tenais \u00e0 la faire voir (j&rsquo;aurais pu citer au moins Mike Ladd ou m\u00eame Saul Williams ; j&rsquo;aurais pu citer Tyler, The Creator, Kendrick Lamar).<\/p>\n<p><strong>21. Antipop Consortium <em>Sllab<\/em><\/strong> ou <strong><em>Ping Pong<\/em> ou&#8230;<\/strong><\/p>\n<p>&nbsp;<br \/>\n<iframe width=\"100%\" src=\"https:\/\/www.youtube.com\/embed\/n3jwuZzYGLw\" frameborder=\"0\" allow=\"accelerometer; autoplay; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture\" allowfullscreen><\/iframe><br \/>\n&nbsp;<\/p>\n<p><strong>22. Handsome Boy Modelling School<\/strong> ou <strong>Ghostface Killah<\/strong><\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<h2>Imaginaires : musiques visibles<\/h2>\n<p>Dr\u00f4le de chapitre celui-l\u00e0, mais le passage par la BO peut aider. <\/p>\n<p><strong>23. Adrian Younge &#038; Ali Shaheed Muhammad <em>End Theme<\/em><\/strong><br \/>\n&nbsp;<br \/>\n<iframe width=\"100%\" src=\"https:\/\/www.youtube.com\/embed\/DPJqvwJQxzI\" frameborder=\"0\" allow=\"accelerometer; autoplay; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture\" allowfullscreen><\/iframe><br \/>\n&nbsp;<\/p>\n<p>Tout un monde de paysages sonores est alors ouvert, o\u00f9 domine, cette fois, les monstres comme Brian Eno, David Byrne ou David Bowie. Musique th\u00e9\u00e2trale, mais parfois aussi plus retenue, cam\u00e9riste, po\u00e9tique. Le morceau pr\u00e9sent\u00e9 du dernier labum de Bowie qui est un chef d&rsquo;\u0153uvre, est repr\u00e9sentatif. Je connaissais le Bowie des ann\u00e9es 70, mais j&rsquo;ai d\u00e9couvert tout autre chose avec Tin Machine, que les gens n&rsquo;aiment pourtant pas trop, notamment la p\u00e9riode berlinoise (dont le chef d&rsquo;\u0153uvre absolu <em>Low<\/em>). C&rsquo;\u00e9tait aussi l&rsquo;occasion de passer voir <em>If there is something<\/em>, cet incroyable morceau de Roxy Music transfigur\u00e9 par Reeves Gabrels. Et de saluer donc ce punk chic des Talking Heads ou le g\u00e9nie d&rsquo;Eno.<\/p>\n<p><strong>24. Dan The Automator, mais laquelle choisir ?<\/strong><br \/>\n<strong>25. Enio Morricone <em>Chi l&rsquo;ha vista morire ?<\/em><\/strong><br \/>\n<strong>26. Eno et Byrne <em>Two Against Three<\/em><\/strong><br \/>\n<strong>27. David Bowie <em>Girls Loves Me<\/em><\/strong><\/p>\n<p>&nbsp;<br \/>\n<iframe width=\"100%\" src=\"https:\/\/www.youtube.com\/embed\/wDCk1X2S00A\" frameborder=\"0\" allow=\"accelerometer; autoplay; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture\" allowfullscreen><\/iframe><br \/>\n&nbsp;<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<h2>Vers le punk et le bruit : le blanc<\/h2>\n<p>Que dire ? Que les Sex Pistols, dont on faisait grand cas, lorsque je les acoutai la premi\u00e8re fois, me d\u00e9\u00e7urent durablement. Que je trouvais \u00e7a&#8230; mou. Qu&rsquo;<em>Exile on Main St<\/em> des Stones me semblait beaucoup plus violent (<em>Rip this joint<\/em> par exemple), transgressif et intelligent. Bon.<\/p>\n<p>Puis on oscille soit entre la violence pure de Crass, ou le punk raffin\u00e9 (qui n&rsquo;a plus rien de violent ou rapide, juste \u00e9minemment marginal).<\/p>\n<p><strong>28. Crass, <em>Demoncrats<\/em><\/strong><br \/>\n<strong>29. Rachel Sweet <em>Tourist Boys<\/em><\/strong><\/p>\n<p>&nbsp;<br \/>\n<iframe width=\"100%\" src=\"https:\/\/www.youtube.com\/embed\/CWw7BQw85UM\" frameborder=\"0\" allow=\"accelerometer; autoplay; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture\" allowfullscreen><\/iframe><br \/>\n&nbsp;<\/p>\n<p>Et puis peu \u00e0 peu le post punk, dont je ne retiendrai ici, entre Magazine, Wire ou les Raincoats (et sans parler de nouveaut\u00e9s, pour moi ! qui m\u00e9ritent toute l&rsquo;attention : Au Pairs et Alternative Television), que les meilleurs, les plus droits : Gang Of Four. Avant je cite aussi Jona Lewie pour ce c\u00f4t\u00e9 d\u00e9jant\u00e9, compl\u00e8tement d\u00e9contract\u00e9 qui est l'\u00a0\u00bbinverse de la violence, ou une forme plus domestique peut-\u00eatre (et que j&rsquo;associe souvent \u00e0 Ian Dury, par exemple)<\/p>\n<p><strong>29. Jona Lewie <em>You&rsquo;ll Always Find Me In The Kitchen At Parties<\/em><\/strong> ou <strong>Ian Dury<\/strong><br \/>\n<strong>30. Gang Of Four <em>Damaged Goods<\/em><\/strong><\/p>\n<p>&nbsp;<br \/>\n<iframe width=\"100%\" src=\"https:\/\/www.youtube.com\/embed\/byCqOvRMOvo\" frameborder=\"0\" allow=\"accelerometer; autoplay; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture\" allowfullscreen><\/iframe><br \/>\n&nbsp;<\/p>\n<p>Et pour se r\u00e9dimer, ceux par qui tout arriva, dans cet album tout \u00e0 fait potable et dans l&rsquo;histoire du groupe, et dans la p\u00e9riode o\u00f9 il est sorti (1986, c&rsquo;est-\u00e0-dire l&rsquo;ann\u00e9e de <em>Brothers in arms<\/em>), et tout \u00e0 fait digne. D&rsquo;autant que ce morceau en particulier autorise un des rares improvisations voix\/batterie, mais la relation \u00e0 l&rsquo;\u00e9poque entre Jagger et Watts est une autre histoire&#8230;<\/p>\n<p><strong>31. The Rolling Stones <em>Dirty Work<\/em><\/strong><\/p>\n<p>&nbsp;<br \/>\n<iframe width=\"100%\" src=\"https:\/\/www.youtube.com\/embed\/mCk94MLxDsk\" frameborder=\"0\" allow=\"accelerometer; autoplay; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture\" allowfullscreen><\/iframe><br \/>\n&nbsp;<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<h2>La chanson<\/h2>\n<p>En chantier : j&rsquo;aime la chanson, le format chanson, et voil\u00e0. J&rsquo;en ai \u00e9crit. J&rsquo;en ai chant\u00e9. Impossible de r\u00e9sumer \u00e7a en deux mots. C&rsquo;est un genre \u00e0 part, pas du tout mineur selon moi (pas du tout d&rsquo;\u00e9chelle selon moi), et pas facile de choisir l&rsquo;un ou l&rsquo;autre. Ici je pars du blues, pour la transition avec les Stones, et je cite Simon plut\u00f4t que Newman, et Brel plut\u00f4t que Brassens parce que je n&rsquo;ai pas la place, il me fallait un italien, voil\u00e0.<\/p>\n<p><strong><br \/>\n32. Elmore James <em>It hurts me too<\/em><br \/>\n33. Neil Young, <em>Pardon My Heart<\/em><br \/>\n34. Paul Simon, <em>50 Ways to Leave Your Lover<\/em><br \/>\n35. Jacques Brel, <em>Fernand<\/em><br \/>\n36. Alain Bashung, <em>La ficelle<\/em><br \/>\n37. Fabrizio de Andr\u00e8, <em>La domenica delle salme<\/em><\/strong><br \/>\n&nbsp;<br \/>\n<iframe width=\"100%\" src=\"https:\/\/www.youtube.com\/embed\/HrccKBqSxkE\" frameborder=\"0\" allow=\"accelerometer; autoplay; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture\" allowfullscreen><\/iframe><br \/>\n&nbsp;<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<h2>L&rsquo;amoderne<\/h2>\n<p>Je termine par une longue s\u00e9quence de musiques plus ou moins exp\u00e9rimentales et instrumentales. En partant de la tradition folklorique, puis par la musique de chambre, et de cordes, qui me scie en deux, jusqu&rsquo;\u00e0 l&rsquo;\u00e9lectro la plus bizarre ou quelques synth\u00e8ses hardies des Residents ou de Pere Ubu&#8230; (oui il manque Moondog, mais quelque part, je l&rsquo;ai associ\u00e9 au Kronos Quartet qui interpr\u00e8te ci-dessous Partch et Jonson).<\/p>\n<p><strong>38. trad. <em>Cade la &lsquo;liva<\/em><\/strong><br \/>\n&nbsp;<br \/>\n<iframe width=\"100%\" src=\"https:\/\/www.youtube.com\/embed\/kbl5G3o19iM\" frameborder=\"0\" allow=\"accelerometer; autoplay; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture\" allowfullscreen><\/iframe><br \/>\n&nbsp;<br \/>\n<strong>39. Partch &#038; Jonson <em>Two Studies on Ancient Greece<\/em><\/strong><br \/>\n&nbsp;<br \/>\n<iframe width=\"100%\" src=\"https:\/\/www.youtube.com\/embed\/i14DoSfpfHU\" frameborder=\"0\" allow=\"accelerometer; autoplay; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture\" allowfullscreen><\/iframe><br \/>\n&nbsp;<br \/>\n<strong>40. Vladmir Shostakovitch, <em>String Quartet 3<\/em><\/strong><br \/>\n<strong>41. Henryck Gorecki, <em>String Quartet 2<\/em><\/strong><br \/>\n<strong>42. Arthur Russell <em>The Name Of The Next Song<\/em><\/strong><br \/>\n&nbsp;<br \/>\n<iframe width=\"100%\" src=\"https:\/\/www.youtube.com\/embed\/gnrAmMNjLJ0\" frameborder=\"0\" allow=\"accelerometer; autoplay; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture\" allowfullscreen><\/iframe><br \/>\n&nbsp;<br \/>\nou<br \/>\n<strong>42.bis Why? &#038; Odd Osdman (Reaching Quiet), <em>Track 13<\/em><\/strong><br \/>\n&nbsp;<\/p>\n<p>&nbsp;<br \/>\n<strong>43. Krazy Baldhead <em>Revolution (Para One Mix)<\/em><\/strong><br \/>\n<strong>44. Throbbing Gristle <em>20 Jass Funk Greats<\/em><\/strong><br \/>\n<strong>45. Acid Pauli <em>Abbebe<\/em><\/strong><br \/>\n&nbsp;<br \/>\n<iframe width=\"100%\" src=\"https:\/\/www.youtube.com\/embed\/1gx8hsoHOhY\" frameborder=\"0\" allow=\"accelerometer; autoplay; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture\" allowfullscreen><\/iframe><\/iframe><br \/>\n&nbsp;<br \/>\n<strong>46. The Ace of Clubs <em>Whorgan<\/em><\/strong><br \/>\n<strong>47. The Residents <em>Bach Is Dead<\/em><\/strong><br \/>\n&nbsp;<br \/>\n<iframe width=\"100%\" src=\"https:\/\/www.youtube.com\/embed\/xsc_v_bj2Pg\" frameborder=\"0\" allow=\"accelerometer; autoplay; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture\" allowfullscreen><\/iframe><br \/>\n&nbsp;<br \/>\n<strong>48. Kevin Ayers <em>Song From The Bottom Of A Well<\/em><\/strong><br \/>\n<strong>49. Pere Ubu <em>Dub Housing<\/em><\/strong><br \/>\n&nbsp;<br \/>\n<iframe width=\"100%\" src=\"https:\/\/www.youtube.com\/embed\/VsZY2PBQ0Bc\" frameborder=\"0\" allow=\"accelerometer; autoplay; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture\" allowfullscreen><\/iframe><br \/>\n&nbsp;<\/p>\n<h2>Le mort de la fin<\/h2>\n<p><strong>50. Syd Barrett <em>Dominoes<\/em><\/strong><\/p>\n<p>Une esp\u00e8ce de (tr\u00e8s beau) clip :<\/p>\n<p><iframe width=\"100%\" src=\"https:\/\/www.youtube.com\/embed\/jvu9q2QIiJ4\" frameborder=\"0\" allow=\"accelerometer; autoplay; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture\" allowfullscreen><\/iframe><\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>Et la version hommage (et acoustique) de David Gilmour :<\/p>\n<p><iframe width=\"100%\" src=\"https:\/\/www.youtube.com\/embed\/6pleJX0HYWU\" frameborder=\"0\" allow=\"accelerometer; autoplay; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture\" allowfullscreen><\/iframe><\/p>\n<p>Il faudrait encore citer Richard Wright et Roger Waters, de Pink Floyd, que je n&rsquo;ai pas cit\u00e9s, m\u00eame pour leurs travaux solo, mais le groupe sait ce qu&rsquo;il leur doit, l&rsquo;un pour ses paysages, l&rsquo;autre pour les textes et les chansons.<\/p>\n<p>(Enfin, dois-je l&rsquo;avouer, en observant les arriv\u00e9es des pistes sur les ordinateurs, je constate l&rsquo;agenda des \u00e9coutes : la plupart datent d&rsquo;apr\u00e8s 2010 !)<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Le 16 novembre, \u00e0 l&rsquo;invitation de l&rsquo;ami Emmanuel Delaplanche (dont il sera question bient\u00f4t au sujet de Louis-Ren\u00e9 des For\u00eats et de son livre \u00e0 ce sujet paru chez Publie.net, Empreintes), qui anime le Laboratoire chez Principe actif, radio locale d&rsquo;Evreux, j&rsquo;ai eu carte blanche pour une playlist id\u00e9ale, que je d\u00e9taille, un peu, ici&#8230;.<\/p>\n","protected":false},"author":1,"featured_media":0,"comment_status":"open","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"footnotes":""},"categories":[242],"tags":[3509,3514,2845,3477,264,3515,3810,3473,3483,2850,3478,2852,3505,3804,1936,3503,1935,2855,2937,3470,363,143,3466,3498,3496,2098,380,3325,2336,2908,2102,2359,160,2666,3500,899,3497,338,393,2096,394,3489,3482,3513,3502,166,2689,1003,1004,419,3491,1645,2922,151,3486,3511,3507,405,3490,2363,254,3472,3471,2813,1058,154,3468,3326,2371,3476,3488,3485,2830,2097,3474,149,3480,2839,158,54,244,3512,178,2811,2841,3495,3327,2860,1648,1126,2821,3517,2764,157,3481,3469,3475,2791,2900,1888,3026,3510,2938,2790,2131,252,2375,147,2396,3815,3508,3494,3516,3479,3504,3506,2823,3487,2429,3484,3805],"class_list":["post-14150","post","type-post","status-publish","format-standard","hentry","category-chantiers","tag-acid-pauli","tag-adrian-younge","tag-adult-jazz","tag-african-head-charge","tag-alain-bashung","tag-ali-shaheed-muhammad","tag-alternative-tv","tag-angelo-badalamenti","tag-ann-peebles","tag-antipop-consortium","tag-arctic-monkeys","tag-art-blakey","tag-arthur-russel","tag-au-pairs","tag-beck","tag-ben-johnson","tag-bjork","tag-brian-eno","tag-cake","tag-cecil-taylor","tag-chanson","tag-charles-mingus","tag-cordes","tag-crass","tag-dan-the-automator","tag-david-bowie","tag-david-byrne","tag-david-gilmour","tag-david-lynch","tag-demon-fuzz","tag-devo","tag-dire-straits","tag-disque","tag-dr-john","tag-elmore-james","tag-emmanuel-delaplanche","tag-enio-morricone","tag-fabrizio-de-andre","tag-folk","tag-gang-of-four","tag-georges-brassens","tag-ghostface-killah","tag-graham-central-station","tag-handsome-boy-modelling-school","tag-harry-partch","tag-henryk-gorecki","tag-hip-hop","tag-iam","tag-jacques-brel","tag-james-brown","tag-jidenna","tag-john-coltrane","tag-jona-lewie","tag-keith-richards","tag-kery-james","tag-kevin-ayers","tag-krazy-baldhead","tag-larry-graham","tag-luke-cage-serie","tag-magazine","tag-mick-jagger","tag-mike-ladd","tag-miles-davis","tag-muse","tag-musique","tag-neil-young","tag-nelson-mandela","tag-nick-mason","tag-ornette-coleman","tag-osamu-katijima","tag-outkast","tag-oxmo-puccino","tag-paul-simon","tag-pere-ubu","tag-pharoah-sanders","tag-pink-floyd","tag-pj-harvey","tag-portishead","tag-prince","tag-publie-net","tag-punk","tag-rachel-sweet","tag-radio","tag-radiohead","tag-red-snapper","tag-reeves-gabrels","tag-richard-wright","tag-robert-wyatt","tag-rocknroll","tag-roger-waters","tag-roxy-music","tag-saul-williams","tag-sly-and-the-family-stone","tag-sly-stone","tag-soul-caughing","tag-steve-coleman","tag-sun-ra","tag-supergrass","tag-syd-barret","tag-techno","tag-technotronic","tag-the-ace-of-clubs","tag-the-presidents-of-the-united-states-of-america","tag-the-raincoats","tag-the-residents","tag-the-rolling-stones","tag-the-sex-pistols","tag-the-wall","tag-thelonious-monk","tag-this-height","tag-throbbing-gristle","tag-tin-machine","tag-tyler-the-creator","tag-urge-overkill","tag-vladmir-shostakovitch","tag-why-odd-osdam-reaching-quiet","tag-wire","tag-wu-tang-clan","tag-wynton-marsalis","tag-x-men","tag-xtc"],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/www.amboilati.org\/chantier\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/14150","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/www.amboilati.org\/chantier\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/www.amboilati.org\/chantier\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.amboilati.org\/chantier\/wp-json\/wp\/v2\/users\/1"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.amboilati.org\/chantier\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=14150"}],"version-history":[{"count":21,"href":"https:\/\/www.amboilati.org\/chantier\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/14150\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":17299,"href":"https:\/\/www.amboilati.org\/chantier\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/14150\/revisions\/17299"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/www.amboilati.org\/chantier\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=14150"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.amboilati.org\/chantier\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=14150"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.amboilati.org\/chantier\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=14150"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}