{"id":266,"date":"2017-03-25T07:00:18","date_gmt":"2017-03-25T06:00:18","guid":{"rendered":"http:\/\/www.amboilati.org\/wikijura\/?p=266"},"modified":"2017-05-31T15:21:35","modified_gmt":"2017-05-31T13:21:35","slug":"bibliotheques-molinges","status":"publish","type":"post","link":"http:\/\/www.amboilati.org\/wikijura\/bibliotheques-molinges\/","title":{"rendered":"Biblioth\u00e8ques |\u00a0Molinges"},"content":{"rendered":"<blockquote><p>Pour le d\u00e9tail du d\u00e9roulement de l&rsquo;atelier et les consignes, se rendre <a href=\"http:\/\/www.amboilati.org\/wikijura\/atelier-numero-cinq\/\">ici<\/a>.<\/p><\/blockquote>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<h2>Se fondre dans la nature<\/h2>\n<p>Je suis assise au milieu de nulle part. Aucune trace de vie est perceptible \u00e0 mes yeux dans cette \u00e9tendue de sable, de v\u00e9g\u00e9tation s\u00e8che et rabougrie.<br \/>\nJe ressens un vertige mes sens sont en d\u00e9route je me met enfin debout je marche \u00e0 l&rsquo;aveugle. La naus\u00e9e persiste, le ciel et le sable se m\u00e9langent, je flotte parmi eux. Je tente de suivre les personnes qui, ignorant mon malaise conversent entre elles. Ce sont mes seules rep\u00e8res.<br \/>\nJe m\u2019efforce de marcher, suivre la piste, respirer, d\u00e9glutir, marcher, respirer, d\u00e9glutir&#8230;.<br \/>\nAu loin, se d\u00e9tache enfin des dunes, j&rsquo;accroche mon regard sur la courbe des sommets. Ma perception du paysage d\u00e9voil\u00e9 me rassure. Je reconnais ces espaces de sommets et de vallons.<br \/>\nLes d\u00f4mes de neige des Monts-Jura, la bise qui d\u00e9placent le paysage, les combes de prairies ou de tourbi\u00e8res ne laissant \u00e9chapper que de malingres v\u00e9g\u00e9tations rabougries, les couleurs d&rsquo;hiver uniforme sans ciel ni terre.<br \/>\nMon corps s&rsquo;habitue, mes pas scandent l&rsquo;erg , je souris en moi.<br \/>\n<strong>FR<\/strong><\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>Le soleil levant commence \u00e0 r\u00e9chauffer mes aiguilles.<br \/>\nDu fond de la vall\u00e9e une brume l\u00e9g\u00e8re s&rsquo;\u00e9l\u00e8ve de la rivi\u00e8re et c&rsquo;est \u00e0 ce moment qu&rsquo;ils arrivent par le sud.<br \/>\nLe tranchant de leurs haches brille, les dents affut\u00e9es de leur scies sont pr\u00eates \u00e0 tuer.<br \/>\nIls approchent de moi, m&rsquo;attaquent au niveau du sol et d&rsquo;un seul coup je vois l&rsquo;horizon basculer.<br \/>\nAlors ils me d\u00e9shabillent et jettent dans un creux, par dessus d&rsquo;autres, mon manteau sombre parsem\u00e9 de pives.<br \/>\nJe suis pouss\u00e9 dans la pente, m&rsquo;\u00e9corche \u00e0 chaque rocher et termine ma course en baignant mes blessures dans le lit de la Bienne.<br \/>\nJe rejoins l\u00e0 des fr\u00e8res et s\u0153urs, que j&rsquo;apercevais depuis longtemps sur les cimes avoisinantes et qui ont d\u00fb subir le m\u00eame sort que moi.<br \/>\nUne autre \u00e9quipe de trois, de la famille des tueurs, mais arm\u00e9s de piques, me pousse dans le lit de la rivi\u00e8re jusqu&rsquo;\u00e0 un bassin o\u00f9 nous sommes rassembl\u00e9s pour \u00eatre ligot\u00e9s par paquets.<br \/>\nIls grimpent sur la plateforme ainsi form\u00e9e et, \u00e9quip\u00e9s de longues perches commencent \u00e0 nous faire descendre le courant.<br \/>\nQuand le soleil d\u00e9cline ils nous attachent \u00e0 un arbre sur la rive.<br \/>\nL&rsquo;un tire de l&rsquo;eau et jette sur l&rsquo;herbe une longue chose qui se d\u00e9bat et brille, un peu comme ce qui parfois rampait autour de moi l\u00e0 haut.<br \/>\nPendant ce temps, un autre tueur a rassembl\u00e9 de ces branches s\u00e8ches que nous autres laissons tomber au sol en fin d&rsquo;hiver.<br \/>\nMaintenant, le tas est entour\u00e9 de lumi\u00e8re comme je l&rsquo;ai vu parfois de l\u00e0 haut lorsque, dans un grondement, une lame brillante tombait du ciel et atteignait un de mes cong\u00e9n\u00e8res mort sur pied et dess\u00e9ch\u00e9.<br \/>\nIls ont coup\u00e9 des morceaux dans la chose sortie de l&rsquo;eau, les ont approch\u00e9e du tas devenu rouge et maintenant il les engloutissent par le m\u00eame trou qui leur permet aussi d&rsquo;\u00e9mettre des bruits.<br \/>\nLe soleil s&rsquo;est lev\u00e9, ils remontent sur nous et nous lib\u00e8rent de la rive.<br \/>\nTr\u00e8s vite le courant qui nous porte en rejoint un autre, plus large, plus lent.<br \/>\nPar leur trou eux disent: \u00ab\u00a0Ain\u00a0\u00bb .<br \/>\nApr\u00e8s quelques jours, les pentes autour de moi se sont abaiss\u00e9es et il n&rsquo;y a plus, ni fr\u00e8res, ni s\u0153urs pour me saluer.<br \/>\nAdieu mon Jura<br \/>\n<strong>JNC<\/strong><\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>Me voil\u00e0 accroch\u00e9e \u00e0 une paroi calcaire vertigineuse entour\u00e9e de milliers de mes semblables. Nous sommes toutes tenues par nos racines dans les fissures de la roche.<br \/>\nLieu de vie \u00e9tonnant et superbe, \u00a0avec une vue imprenable sur les gorges de la Langouette. Avides d&rsquo;eau, c&rsquo;est la lumi\u00e8re qui nous nourrit.<br \/>\nPas l&rsquo;eau brute qui pourrait d\u00e9chirer nos longues robes , seulement la bruine et les fines gouttelettes caressantes s&rsquo; \u00e9levant jusqu&rsquo;\u00e0 nous.<br \/>\nMais attention, nous ne nous installons jamais au soleil, \u00a0il brulerait notre peau d\u00e9licate, car nous sommes des coquettes et nos \u00a0langues vertes aiment la fra\u00eecheur. Il est notre ami, ensemble nous participons \u00e0 la beaut\u00e9 du lieu. Quand il est au z\u00e9nith, avec les brumes qui montent des gorges, \u00a0il fait na\u00eetre les arcs en ciel. Pour nous autres c&rsquo;est la f\u00eate: nous accrochons ces colliers multicolores et exer\u00e7ons notre pouvoir de s\u00e9duction.<br \/>\n<strong>JC<\/strong><\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>Dire \u00ab\u00a0je\u00a0\u00bb\u00a0? Je ne sais pas tr\u00e8s bien dire \u00ab\u00a0je\u00a0\u00bb. Je ne parle pas de moi. Jamais. Et \u00e0 qui d\u2019ailleurs\u00a0? Ici, je suis seul. Enfin, pas tout \u00e0 fait. D\u2019autres vivent et respirent autour de moi. Mais ils sont diff\u00e9rents. D\u2019une autre esp\u00e8ce. Nous ne communiquons pas. Nous n\u2019essayons m\u00eame pas. Peut-\u00eatre c\u2019est vrai, que si nous essayions, nous trouverions des mots communs. Mais pour se dire quoi\u00a0?<br \/>\nMais puisque vous me pourchassez, puisque vous \u00eates venus ici me d\u00e9busquer, dans ma tourbi\u00e8re, je vais raconter et peut-\u00eatre cela changera mon destin.<br \/>\nDu temps de ma jeunesse, j\u2019ai v\u00e9cu dans le monde. Votre monde. En ville. Dans la grande ville. En tout cas, pour moi elle \u00e9tait grande. Mais qu\u2019il \u00e9tait difficile de vivre aupr\u00e8s de vous. M\u00eame cach\u00e9, m\u00eame tapi dans l\u2019ombre. On m\u2019a cherch\u00e9. On m\u2019a traqu\u00e9. Et j\u2019ai fui.<br \/>\nJe me suis r\u00e9fugi\u00e9 vers la tranquillit\u00e9. Vers la s\u00e9r\u00e9nit\u00e9. Ici, loin de tout. Loin de vous. Pr\u00e8s de cette eau perdue dans les sphaignes. L\u00e0 o\u00f9 vos pieds lourds enfoncent. J\u2019y trouve tout et vous rien. Car vous ne voyez rien. Ignorants de ce monde.<br \/>\nMais vous voil\u00e0 maintenant, foulant ce sol, coupant les bouleaux qui abritent mon sommeil, drainant les gouilles o\u00f9 je me baigne, arrachant les myrtilles, violettes, qui tachent \u00e0 l\u2019automne, mon pelage roux.<br \/>\nDe cette terre acide dont vous ne tirez rien, vous voulez vous repa\u00eetre. Vous voulez la transformer, la modifier. A votre image. Epuiser la ressource. Puis an\u00e9antir l\u2019inutile. Mais je suis l\u00e0, tout aussi inutile \u00e0 vos vies qu\u2019elle. Alors, qu\u2019allez vous faire de moi\u00a0?<br \/>\nAllez vous entendre\u00a0? Allez vous comprendre\u00a0? Je parle pour la premi\u00e8re fois. Les sons effray\u00e9s sortent de ma gorge et la terreur r\u00e9sonne au fond de cette vall\u00e9e. Je vois vos armes. Vos chiens couvrent de leurs cris ma voix.<br \/>\nMes yeux vous regardent. Ils vous supplient. Epargnez-moi.<br \/>\n<strong>VV<\/strong><\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>Tremblante sur ce pont des tourneurs, frissonnante, assourdie par la cascade scintillante, sans cesse renouvel\u00e9e, je dois m&rsquo;arracher \u00e0 la magie de cette vall\u00e9e,<\/p>\n<p>Le chemin grimpe \u00e0 l&rsquo;ombre des h\u00eatres, des cyclamens se nichent sur les pentes tapiss\u00e9es de mousse, je me penche pour admirer leur \u00e9l\u00e9gance, leur douce couleur \u2026&#8230;.<\/p>\n<p>Une odeur sensuelle s&rsquo;en d\u00e9gage. Quelle harmonie dans la courbe de la feuille dont l&rsquo;envers surprend.<\/p>\n<p>Tout pr\u00e8s, des fraises des bois m\u00ealent leur parfum \u00e0 celui des fleurs: douceur de miel.<\/p>\n<p>La mont\u00e9e s&rsquo;ouvre sur une grotte, impressionn\u00e9e par sa fra\u00eecheur, son silence, je m&rsquo;enfonce dans un d\u00e9dale de galeries aux murs de brocatelle rose, dor\u00e9e, rouge, grenat.<\/p>\n<p>Quelques clapotis, le murmure d&rsquo;une source, une douce clart\u00e9 m&rsquo;am\u00e8nent \u00e0 un espace lumineux o\u00f9 s&rsquo;\u00e9tale un petit lac d&rsquo;un bleu saphir.<\/p>\n<p>Un banc de brocatelle m&rsquo;invite;<\/p>\n<p>J&rsquo;attends dans cet univers min\u00e9ral un \u00eatre vivant.<br \/>\n<strong>YL<\/strong><\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>Le soleil levant commence \u00e0 r\u00e9chauffer mes aiguilles.<br \/>\nDu fond de la vall\u00e9e une brume l\u00e9g\u00e8re s&rsquo;\u00e9l\u00e8ve de la rivi\u00e8re et c&rsquo;est \u00e0 ce moment qu&rsquo;ils arrivent par le sud.<br \/>\nLe tranchant de leurs haches brille, les dents affut\u00e9es de leur scies sont pr\u00eates \u00e0 tuer.<br \/>\nIls approchent de moi, m&rsquo;attaquent au niveau du sol et d&rsquo;un seul coup je vois l&rsquo;horizon basculer.<br \/>\nAlors ils me d\u00e9shabillent et jettent dans un creux, par dessus d&rsquo;autres, mon manteau sombre parsem\u00e9 de pives.<br \/>\nJe suis pouss\u00e9 dans la pente, m&rsquo;\u00e9corche \u00e0 chaque rocher et termine ma course en baignant mes blessures dans le lit de la Bienne.<br \/>\nJe rejoins l\u00e0 des fr\u00e8res et s\u0153urs, que j&rsquo;apercevais depuis longtemps sur les cimes avoisinantes et qui ont d\u00fb subir le m\u00eame sort que moi.<br \/>\nUne autre \u00e9quipe de trois, de la famille des tueurs, mais arm\u00e9s de piques, me pousse dans le lit de la rivi\u00e8re jusqu&rsquo;\u00e0 un bassin o\u00f9 nous sommes rassembl\u00e9s pour \u00eatre ligot\u00e9s par paquets.<br \/>\nIls grimpent sur la plateforme ainsi form\u00e9e et, \u00e9quip\u00e9s de longues perches commencent \u00e0 nous faire descendre le courant.<br \/>\nQuand le soleil d\u00e9cline ils nous attachent \u00e0 un arbre sur la rive.<br \/>\nL&rsquo;un tire de l&rsquo;eau et jette sur l&rsquo;herbe une longue chose qui se d\u00e9bat et brille, un peu comme ce qui parfois rampait autour de moi l\u00e0 haut.<br \/>\nPendant ce temps, un autre tueur a rassembl\u00e9 de ces branches s\u00e8ches que nous autres laissons tomber au sol en fin d&rsquo;hiver.<br \/>\nMaintenant, le tas est entour\u00e9 de lumi\u00e8re comme je l&rsquo;ai vu parfois de l\u00e0 haut lorsque, dans un grondement, une lame brillante tombait du ciel et atteignait un de mes cong\u00e9n\u00e8res mort sur pied et dess\u00e9ch\u00e9.<br \/>\nIls ont coup\u00e9 des morceaux dans la chose sortie de l&rsquo;eau, les ont approch\u00e9e du tas devenu rouge et maintenant il les engloutissent par le m\u00eame trou qui leur permet aussi d&rsquo;\u00e9mettre des bruits.<br \/>\nLe soleil s&rsquo;est lev\u00e9, ils remontent sur nous et nous lib\u00e8rent de la rive.<br \/>\nTr\u00e8s vite le courant qui nous porte en rejoint un autre, plus large, plus lent.<br \/>\nPar leur trou eux disent: \u00ab\u00a0Ain\u00a0\u00bb .<br \/>\nApr\u00e8s quelques jours, les pentes autour de moi se sont abaiss\u00e9es et il n&rsquo;y a plus, ni fr\u00e8res, ni s\u0153urs pour me saluer.<br \/>\nAdieu mon Jura<br \/>\n<strong>JNC<\/strong><\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><em>Scolopendre<\/em><br \/>\nMe voil\u00e0 accroch\u00e9e \u00e0 une paroi calcaire vertigineuse entour\u00e9e de milliers de mes semblables. Nous sommes toutes tenues par nos racines dans les fissures de la roche.<br \/>\nLieu de vie \u00e9tonnant et superbe, avec une vue imprenable sur les gorges de la Langouette. Avides d&rsquo;eau, c&rsquo;est la lumi\u00e8re qui nous nourrit.<br \/>\nPas l&rsquo;eau brute qui pourrait d\u00e9chirer nos longues robes , seulement la bruine et les fines gouttelettes caressantes s&rsquo; \u00e9levant jusqu&rsquo;\u00e0 nous.<br \/>\nMais attention, nous ne nous installons jamais au soleil, il brulerait notre peau d\u00e9licate, car nous sommes des coquettes et nos langues vertes aiment la fra\u00eecheur. Il est notre ami, ensemble nous participons \u00e0 la beaut\u00e9 du lieu. Quand il est au z\u00e9nith, avec les brumes qui montent des gorges, il fait na\u00eetre les arcs en ciel. Pour nous autres c&rsquo;est la f\u00eate: nous accrochons ces colliers multicolores et nous allons enfin pouvoir s\u00e9duire.<\/p>\n<p><em>Le po\u00e8te<\/em><br \/>\nIl est un arbre, il est le ciel de l&rsquo;arbre, il abrite et donne vie aux autres et aux oiseaux<\/p>\n<p><em>La rivi\u00e8re Saine<\/em><br \/>\nNu, pieds dans l&rsquo;eau transparente<br \/>\nl&rsquo;enfant prend le caillou, le regarde<br \/>\n\u0153uf noir, pierre roul\u00e9e, vie errante<br \/>\nl\u00e0-bas plus beau qu&rsquo;ici, pauvre h\u00e8re<br \/>\nle d\u00e9sir est un caillou qui tient dans la main<br \/>\nl&rsquo;enfant voit le poids du d\u00e9sir dans le creux de sa main<br \/>\ntu es le d\u00e9sir<br \/>\ntuer le d\u00e9sir<br \/>\nsable&#8230;<\/p>\n<p><em>Morilles<\/em><br \/>\nArriver en Avril, mettre le nez \u00e0 la fen\u00eatre, inspirer&#8230; puis consulter le calendrier lunaire, y rep\u00e9rer les dates \u00ab\u00a0fleurs\u00a0\u00bb.<br \/>\nRespirer en y pensant toute la journ\u00e9e, s&rsquo; y pr\u00e9parer, attendre encore; se coucher, lire, s&rsquo; endormir en y songeant, r\u00eaver.<br \/>\n\u00catre chaque jour dans la m\u00eame attente, la nuit r\u00eaver.<br \/>\nEnfin en r\u00eaver!<br \/>\nD\u00e8s qu&rsquo;il fait un peu jour, se lever, s&rsquo; habiller, se chausser, filer \u00e0 toute vitesse au rendez vous.<br \/>\nOuvrir les yeux, \u00e9carter la mousse, regarder: ils sont l\u00e0.<br \/>\nRemplir son panier de la pouss\u00e9e de la nuit.<\/p>\n<p><em>Chevreuils<\/em><br \/>\nCe matin, comme hier,<br \/>\naux Rouges Truites<br \/>\nneuf culs blancs<br \/>\nbroutent.<\/p>\n<p><em>Salamandre<\/em><br \/>\nFroide cr\u00e9ature bizarre,<br \/>\njaune et noire, de la marre, rampe sous les pr\u00eales.<br \/>\nSurprise par la gr\u00eale<br \/>\ntu frissonnes<br \/>\ntu grelottes<br \/>\ntu grommelles&#8230;<br \/>\nAllez!<br \/>\nbrave le froid<br \/>\ncrache le feu<br \/>\ntraverse le brasier<br \/>\nallume les \u00e9clairs<br \/>\nSurgis du crat\u00e8re!<br \/>\n<strong>JC<\/strong><\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Pour le d\u00e9tail du d\u00e9roulement de l&rsquo;atelier et les consignes, se rendre ici. &nbsp; Se fondre dans la nature Je suis assise au milieu de nulle part. Aucune trace de vie est perceptible \u00e0 mes yeux dans cette \u00e9tendue de sable, de v\u00e9g\u00e9tation s\u00e8che et rabougrie. Je ressens un vertige mes sens sont en d\u00e9route &hellip; <\/p>\n<p class=\"link-more\"><a href=\"http:\/\/www.amboilati.org\/wikijura\/bibliotheques-molinges\/\" class=\"more-link\">Continuer la lecture<span class=\"screen-reader-text\"> de &laquo;&nbsp;Biblioth\u00e8ques |\u00a0Molinges&nbsp;&raquo;<\/span><\/a><\/p>\n","protected":false},"author":1,"featured_media":0,"comment_status":"open","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"footnotes":""},"categories":[7,27],"tags":[],"class_list":["post-266","post","type-post","status-publish","format-standard","hentry","category-atelier","category-bibliotheques"],"_links":{"self":[{"href":"http:\/\/www.amboilati.org\/wikijura\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/266","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"http:\/\/www.amboilati.org\/wikijura\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"http:\/\/www.amboilati.org\/wikijura\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"http:\/\/www.amboilati.org\/wikijura\/wp-json\/wp\/v2\/users\/1"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"http:\/\/www.amboilati.org\/wikijura\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=266"}],"version-history":[{"count":12,"href":"http:\/\/www.amboilati.org\/wikijura\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/266\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":1424,"href":"http:\/\/www.amboilati.org\/wikijura\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/266\/revisions\/1424"}],"wp:attachment":[{"href":"http:\/\/www.amboilati.org\/wikijura\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=266"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"http:\/\/www.amboilati.org\/wikijura\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=266"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"http:\/\/www.amboilati.org\/wikijura\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=266"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}