{"id":932,"date":"2010-09-15T05:17:34","date_gmt":"2010-09-15T10:17:34","guid":{"rendered":"http:\/\/www.amboilati.org\/chantier\/?p=932"},"modified":"2023-04-24T09:29:10","modified_gmt":"2023-04-24T07:29:10","slug":"paysage-mur","status":"publish","type":"post","link":"http:\/\/www.amboilati.org\/chantier\/paysage-mur\/","title":{"rendered":"Paysage mur (Antoine Emaz | Caisse claire)"},"content":{"rendered":"<p><a href=\"http:\/\/www.amboilati.org\/chantier\/wp-content\/uploads\/2010\/09\/emaz_caisse_claire.jpg\" rel=\"lightbox[932]\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" src=\"http:\/\/www.amboilati.org\/chantier\/wp-content\/uploads\/2010\/09\/emaz_caisse_claire-150x150.jpg\" alt=\"\" title=\"emaz_caisse_claire\" width=\"150\" height=\"150\" class=\"aligncenter size-thumbnail wp-image-934\" srcset=\"http:\/\/www.amboilati.org\/chantier\/wp-content\/uploads\/2010\/09\/emaz_caisse_claire-150x150.jpg 150w, http:\/\/www.amboilati.org\/chantier\/wp-content\/uploads\/2010\/09\/emaz_caisse_claire-64x64.jpg 64w, http:\/\/www.amboilati.org\/chantier\/wp-content\/uploads\/2010\/09\/emaz_caisse_claire-128x128.jpg 128w\" sizes=\"auto, (max-width: 150px) 100vw, 150px\" \/><\/a><br \/>\n<br ><\/p>\n<p>Anthologie d&rsquo;extraits de <i>En de&ccedil;&agrave;<\/i> (Fourbis 1990), <i>Po&egrave;me sur un petit pan de nuit noire<\/i> (Le Pr&eacute; de l&rsquo;Age 1992), <i>C&rsquo;est<\/i> (Deyrolle 1992), <i>Po&egrave;me serr&eacute;<\/i> (Le Silence qui Roule 1993), <i>Po&egrave;me, va<\/i> (De 1993), <i>Po&egrave;me-lettre<\/i> (Jacques Br&eacute;mond-Atelier des Grames 1995), <i>Voix basse<\/i> (Le Silence qui Roule 1995), <i>Fond d&rsquo;&oelig;il<\/i> (Th&eacute;odore Balmoral 1995), <i>Entre<\/i> (Deyrolle 1995), <i>Personne<\/i> (Unes-D&eacute;troit 1996), <i>Po&egrave;me-Loire<\/i> (Bertrand-Gabriel Lafabrie 1996), <i>A&rsquo;<\/i> (Noir d&rsquo;Ivoire 1997), <i>Boue<\/i> (Deyrolle 1997).<\/p>\n<p>Un &eacute;crivain. Un po&egrave;te. Qu&rsquo;est-ce que le po&eacute;sie ? Pas seulement un &eacute;crivain qui joue avec les mots. Mais un &eacute;crivain qui, par le biais des mots, rend compte d&rsquo;une exp&eacute;rience perturbante, d&eacute;cal&eacute;e, du r&eacute;el&#8230; Un &eacute;crivain en somme qui &eacute;tend la m&eacute;taphore &agrave; l&rsquo;ensemble du texte, du po&egrave;me, ne la laisse pas moisir au fond des mots.<\/p>\n<p><br ><\/p>\n<p>Ainsi l&rsquo;anthologie justement d&eacute;nomm&eacute;e <i>Caisse claire<\/i> (Seuil, 2007), s&rsquo;ouvre sur l&rsquo;un des textes les plus percutants du po&egrave;te intitul&eacute; Po&egrave;me du mur.<\/p>\n<p><br ><\/p>\n<p>Quel est ce mur, ou quel est l&rsquo;&ecirc;tre d&rsquo;un mur ? Comment d&eacute;crire, lourde t&acirc;che, ce qui lie et s&eacute;pare &agrave; la fois. Le mur, la page, l&rsquo;&eacute;crire, qui est ce qui reste de mieux pour appelle l&rsquo;&eacute;v&egrave;nement, l&rsquo;accident, le mur, qui fait patienter. Sur ce mur, nous dit-on, des graffitis t&eacute;moignent. T&eacute;moignent de l&rsquo;attente. Juste paroi, qui permet d&rsquo;&eacute;crire, et citation habile qui ouvre le texte du mur, qui ouvre le mur depuis la parole de l&rsquo;anonyme (le graffiti est la parole de l&rsquo;anonyme, la parole &eacute;crite de la rue), jusqu&rsquo;&agrave; celle de la page, de la po&eacute;sie. \u00ab\u00a0Le plus immobile, devant, fait bouger, au fond\u00a0\u00bb (13).<\/p>\n<p><br ><\/p>\n<p>Le mur, &eacute;chec n&eacute;cessaire, image de ce qui ne cesse pas, image de l&rsquo;attente, avec cette t&acirc;che, &acirc;pre, peu souriante : \u00ab\u00a0devenir lierre\u00a0\u00bb.<\/p>\n<p><br ><\/p>\n<p>Aussi le mur &#8211; &eacute;l&eacute;ment qui suscite plusieurs dimensions, &eacute;l&eacute;ment spatial qui autorise l&rsquo;&eacute;cart. A la fois, ligne, chemin, b&acirc;tis, mot, page, livre, biblioth&egrave;que, il est aussi ce qui tient, tient bon, se maintient, demeure, alors que tout ce qui entoure, et l&rsquo; \u00ab\u00a0agitation\u00a0\u00bb des hommes en premier lieu, est sujet &agrave; diversion, &agrave; dispersion, &agrave; destruction.<\/p>\n<p><br ><\/p>\n<p>Un qui multiplie, diffracte, quand la multitude essaime encore, articulation de l&rsquo;&oelig;uvre ? Disons de l&rsquo;ouvrage, car il est un po&egrave;te qui conna&icirc;t encore les outils et les mat&eacute;riaux de son travail. <\/p>\n<p><br ><\/p>\n<p>Emaz d&eacute;ploie des paysages, pas seulement des paysages de mots, ou d&rsquo;images, mais construit, de ses mains seules, des espaces po&eacute;tiques, des espaces complets de po&eacute;sie, qui ne se bornent pas, ni au mot, ni &agrave; l&rsquo;image, ni au blanc. Il ouvre, comme dans <i>Po&egrave;me de la fatigue<\/i>, o&ugrave; &eacute;crire repr&eacute;sente le \u00ab\u00a0co&ucirc;te que co&ucirc;te\u00a0\u00bb, ou dans <i>Po&egrave;me des dunes<\/i>, o&ugrave; le sable, tout comme dans <i>Po&egrave;me sans bouger<\/i> o&ugrave; l&rsquo;&eacute;l&eacute;ment est ici la mer, ou dans Po&egrave;me d&rsquo;une m&eacute;moire muette (observons en passant la litanie des titres <i>Po&egrave;me de<\/i>&#8230;)<\/p>\n<p><br ><\/p>\n<p><i>le corps dans le sable<br \/>\np&egrave;se \/ de plus en plus<br \/>\ns&rsquo;enfonce<br \/>\nlent<br \/>\net le sable finit par peser<br \/>\nsur le corps<br \/>\net l&rsquo;enfoncer<br \/>\nplus vite<br \/><\/i>(65)<\/p>\n<p><br ><\/p>\n<p>Le po&egrave;me mime le d&eacute;faut, qu&rsquo;il s&rsquo;agit de cerner. D&rsquo;ailleurs, ailleurs :<\/p>\n<p><br ><\/p>\n<p><i>on r&ocirc;de autour d&rsquo;un manque<br \/>\nune zone devenue d&rsquo;ombre<br \/>\nvite<br \/><\/i>(71)<\/p>\n<p><br ><\/p>\n<p>Mais ce qui frappe plus que tout, c&rsquo;est le recours au petit noyau narratif, &agrave; la mise en branle d&rsquo;un petit, t&eacute;nu, peut-&ecirc;tre labile, d&rsquo;un tout petit \u00ab\u00a0&eacute;v&egrave;nement\u00a0\u00bb. C&rsquo;est ce qu&rsquo; \u00ab\u00a0on\u00a0\u00bb cherchait devant le mur.<\/p>\n<p><br ><\/p>\n<p><i>par o&ugrave; commencer<\/p>\n<p>&ccedil;a fait boule<br \/>\nmaintenant<\/p>\n<p>&ccedil;a tourne dedans<br \/><\/i>(83)<\/p>\n<p><br ><\/p>\n<p>Il faut se lib&eacute;rer des poids de la m&eacute;moire, \u00ab\u00a0tournoyer\u00a0\u00bb, \u00ab\u00a0jusqu&rsquo;&agrave; se perdre\u00a0\u00bb (49). \u00ab\u00a0Nous on est devenus trop lourds\u00a0\u00bb (52). Il semble que seule l&rsquo;&eacute;criture, &agrave; ce point si unique, bien que souvent le sujet soit identifi&eacute; &agrave; \u00ab\u00a0nous\u00a0\u00bb et plus souvent encore \u00ab\u00a0on\u00a0\u00bb, comme pour effacer d&rsquo;une silhouette le visage, comme pour effacer d&rsquo;un livre le nom. (Je remarque incidemment que l&rsquo;unique je que j&rsquo;ai rep&eacute;r&eacute; d&eacute;signe tout l&rsquo;animal de \u00ab\u00a0celui qui\u00a0\u00bb, cet &oelig;il personnage, et qui dit, ou balbutie plut&ocirc;t, \u00ab\u00a0j&rsquo;heu\u00a0\u00bb, les autres entretemps d&rsquo;aboyer&#8230;<\/p>\n<p><br ><\/p>\n<p>On &eacute;rige \u00ab\u00a0une terre sans nom\u00a0\u00bb (173) (cf. 58 : qu&rsquo;importe le nom de cette ville\u00a0\u00bb).<\/p>\n<p><br ><\/p>\n<p>Parce que le nom, c&rsquo;est la peur, c&rsquo;est le poids. Parce que la m&eacute;moire est oublieuse. Parce qu&rsquo;elle n&rsquo;a pas de cloisons, la m&eacute;moire, elle ne pr&eacute;cipite pas, elle ne fixe rien, vraiment (65-66).<\/p>\n<p><br ><\/p>\n<p>Alors on pose des cadres, des limites, m&ecirc;me &agrave; la mer (55). C&rsquo;est le pr&eacute;alable &agrave; l&rsquo;&eacute;rection d&rsquo;un tumulus po&eacute;tique, cairn de mots, &agrave; la fois spatial, parce que tenu par les yeux et narrative, parce que propice &agrave; accueillir l&rsquo;&eacute;v&eacute;nement.<\/p>\n<p><br ><\/p>\n<p><i>Dans l&rsquo;abri creus&eacute;, laisser place pour ce qui viendra<\/i><br \/>\n(100)<\/p>\n<p><br ><\/p>\n<p>On ouvre des territoires, on se pose en d&eacute;miurge. <\/p>\n<p><br ><\/p>\n<p><i>on ne sait quel paysage bouge rouge<br \/>\nau fond de l&rsquo;&oelig;il<br \/><\/i>(97)<\/p>\n<p><br ><\/p>\n<p>C&rsquo;est l&rsquo;&oelig;il qui est &eacute;crit ici : \u00ab\u00a0vivre coule en voir\u00a0\u00bb(156). C&rsquo;est l&rsquo;unique entr&eacute;e du monde dans la t&ecirc;te.<\/p>\n<p><br ><\/p>\n<p>Le paysage est \u00ab\u00a0ce qu&rsquo;on peut saisir, embrasser\u00a0\u00bb (57). L&rsquo;essentiel, le caillou, l&rsquo;unit&eacute;. Le mur. Parce qu&rsquo;au fond, au fond de l&rsquo;&oelig;il, \u00ab\u00a0au bout, regarder un arbre ou un visage, de l&rsquo;herbe, un oiseau, cela se rejoint. S&rsquo;effacer, &ecirc;tre effac&eacute;\u00a0\u00bb (106). Cela \u00ab\u00a0tient dans l&rsquo;&oelig;il, comme un &eacute;quilibre atteint terne, mais assez durable, devant\u00a0\u00bb (111). \u00ab\u00a0C&rsquo;est toujours voir, m&ecirc;me de loin, une lumi&egrave;re qui tourne l&rsquo;&oelig;il et ouvre\u00a0\u00bb (155)Toujours ce devant, qu&rsquo;on retrouve, ce mur, &agrave; franchir qu&rsquo;on retrouve. Et ce temps transmut&eacute; en un espace, qui par l&rsquo;&oelig;il suppl&eacute;e au d&eacute;ficit de m&eacute;moire. Qui n&rsquo;est pas l&rsquo;oubli. L&rsquo;oubli n&rsquo;est pas pr&eacute;sent dans ce qui appara&icirc;t, plut&ocirc;t ce ramassis, ou ce fatras, ou cet amas (mots courants dans ces pages, par exemple 50), qui ne sont pas vraiment &eacute;crire. \u00ab\u00a0On ne rassemble pas : on aligne des mots pour  &eacute;carter temporairement ce qui oppresse, en le rendant inerte, galet ou sable, dans un courant qui, lui, passe vite et va sans dire\u00a0\u00bb (52).<\/p>\n<p><br ><\/p>\n<p>Au laisse alors au flux, au passage (voir 89-90), ce qui n&rsquo;est pas le mur, mais n&rsquo;est pas l&rsquo;humain non plus. Ce qui est loin de la m&eacute;moire, et du mot, et du nom. Qui n&rsquo;est pas lourd, qui n&rsquo;est pas peur. Qui est l&rsquo;attente, l&rsquo;attention &agrave; ce qui pourrait, devrait, survenir.<\/p>\n<p><br ><\/p>\n<p><i>sans doute on finira bien par buter<br \/>\nsur une pierre en travers<br \/>\nun mur une barri&egrave;re<br \/><\/i>(130)<\/p>\n<p><br ><\/p>\n<p>Les po&egrave;mes sont comme des pierre, et au final le paysage n&rsquo;est plus ce que l&rsquo;&oelig;il saisit ou attrape, c&rsquo;est ce que le dehors, comme un &eacute;cran, refl&egrave;te du fond de l&rsquo;&oelig;il, de celui qui, se tenait debout, patientant, &eacute;crit. Ecrire, \u00ab\u00a0cet endroit\u00a0\u00bb (25).<\/p>\n<p><br ><\/p>\n<p><i>On va de la langue jusqu&rsquo;au lieu aussi bien que de lui aux mots, maintenant<br \/><\/i>(155).<\/p>\n<p><br ><\/p>\n<p><i>On voit le mur &#8211; il est vieux &#8211; c&rsquo;est le m&ecirc;me, on a d&ucirc; faire le tour sans comprendre. Ou bien c&rsquo;est lui qui nous entoure.<br \/>\nUn mur sans porte ni fen&ecirc;tre dans la m&eacute;moire, un haut mur de vieilles briques, mais les joints refaits, neufs, nets.<br \/><\/i>(99)<\/p>\n<p><br ><\/p>\n<p>Mais quelle est l&rsquo;enjeu des fronti&egrave;res ? Ou plut&ocirc;t, comment concevoir un texte qui ne soit pas pris, comme dans l&rsquo;ambre les insectes anciens, tout entier, dans l&rsquo;espace, &eacute;quilibre ?<\/p>\n<p><br ><\/p>\n<p>L&rsquo;admirable recueil (qu&rsquo;il est d&eacute;licat de citer sans f&eacute;rir, et dont je brosse trop vite le trajet, \u00ab\u00a0trajet &eacute;trange\u00a0\u00bb, comme si l&rsquo;image &eacute;tait sorti de l&rsquo;&oelig;il\u00a0\u00bb (58)), qui cl&ocirc;t l&rsquo;anthologie, simplement intitul&eacute; <i>Boue<\/i> &#8211; g&eacute;nie des titres d&rsquo;Emaz &#8211; fait le point. Du \u00ab\u00a0pays surgi et retourn&eacute; &agrave; rien\u00a0\u00bb, on tire des r&eacute;solutions.<\/p>\n<p><br ><\/p>\n<p>maintenant il faut couper court<br \/>\nplus court encore<br \/>\ncouper<br \/>\n&agrave; m&ecirc;me la m&eacute;moire et<br \/>\nne plus y revenir<br \/>\nmaintenant<\/p>\n<p>on l&egrave;ve le corps le pays et du temps<br \/>\nd&rsquo;un seul tenant<\/p>\n<p>c&rsquo;est parti<br \/><\/i>(198)<\/p>\n<p><br ><\/p>\n<p><i>le mur refait sa forme<\/p>\n<p>rien n&rsquo;a boug&eacute;<br \/>\nsauf dans l&rsquo;&oelig;il<br \/><\/i>(118)<\/p>\n<p><br ><\/p>\n<p>Comme \u00ab\u00a0entre le lieu et celui qui bouge, c&rsquo;est une affaire de temps\u00a0\u00bb (164) et qu&rsquo; \u00ab\u00a0arriver au bout n&rsquo;est pas finir, plut&ocirc;t n&rsquo;en pouvoir demander &agrave; pr&eacute;sent davantage\u00a0\u00bb (187), restent mur, galets, sables, ruines, b&acirc;tisses plus ou moins poss&eacute;d&eacute;es, plus ou moins abandonn&eacute;es&#8230;<\/p>\n<p><br ><\/p>\n<p>C&rsquo;est rendre hommage &agrave; ces textes cisel&eacute;s, secs comme une caisse claire justement, instrument claquant, qui marque aussi la pulsation, le rythme, le battement des temps, comme le fait une paupi&egrave;re, un r&ecirc;ve, un souvenir, et, parfois, comme en cet endroit, les mots sur la page, sur le mur, le \u00ab\u00a0pan de blanc\u00a0\u00bb.<\/p>\n<p><br ><\/p>\n<p><i>On peu poser un mur, une ombre d&rsquo;arbre, autant que la mer ou une chaise, une nuit qui n&rsquo;en finit pas de faire le jour, ou des livres, des nuages et des fleurs, des lettres, des enfants, ou une fen&ecirc;tre qui s&rsquo;&eacute;claire en face, un dessin na&iuml;f laiss&eacute; sur la table mal rang&eacute;e avec des feuilles mortes rouges, ou une plage de galets, courte et pentue, au bas d&rsquo;une falaise&#8230;<br \/>\nSans cesse on peut laisser s&rsquo;&eacute;goutter la m&eacute;moire d&rsquo;une seule peau pr&eacute;sente et lasse d&rsquo;&ecirc;tre l&agrave;, attendant que s&rsquo;&eacute;teigne ce qui la retient encore, peut-&ecirc;tre des mots, presque plus de d&eacute;sir sinon celui d&rsquo;une issue, une fa&ccedil;on de quitter, cesser. <\/i><br \/>(146)<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Anthologie d&rsquo;extraits de En de&ccedil;&agrave; (Fourbis 1990), Po&egrave;me sur un petit pan de nuit noire (Le Pr&eacute; de l&rsquo;Age 1992), C&rsquo;est (Deyrolle 1992), Po&egrave;me serr&eacute; (Le Silence qui Roule 1993), Po&egrave;me, va (De 1993), Po&egrave;me-lettre (Jacques Br&eacute;mond-Atelier des Grames 1995), Voix basse (Le Silence qui Roule 1995), Fond d&rsquo;&oelig;il (Th&eacute;odore Balmoral 1995), Entre (Deyrolle 1995),&#8230;<\/p>\n","protected":false},"author":1,"featured_media":0,"comment_status":"open","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"footnotes":""},"categories":[30],"tags":[505,506,383,279],"class_list":["post-932","post","type-post","status-publish","format-standard","hentry","category-critique-chronique","tag-antoine-emaz","tag-caisse-claire","tag-lircrire","tag-poesie"],"_links":{"self":[{"href":"http:\/\/www.amboilati.org\/chantier\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/932","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"http:\/\/www.amboilati.org\/chantier\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"http:\/\/www.amboilati.org\/chantier\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"http:\/\/www.amboilati.org\/chantier\/wp-json\/wp\/v2\/users\/1"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"http:\/\/www.amboilati.org\/chantier\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=932"}],"version-history":[{"count":13,"href":"http:\/\/www.amboilati.org\/chantier\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/932\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":3130,"href":"http:\/\/www.amboilati.org\/chantier\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/932\/revisions\/3130"}],"wp:attachment":[{"href":"http:\/\/www.amboilati.org\/chantier\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=932"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"http:\/\/www.amboilati.org\/chantier\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=932"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"http:\/\/www.amboilati.org\/chantier\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=932"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}