{"id":8998,"date":"2013-12-23T12:29:43","date_gmt":"2013-12-23T10:29:43","guid":{"rendered":"http:\/\/www.amboilati.org\/chantier\/?p=8998"},"modified":"2013-12-28T13:31:08","modified_gmt":"2013-12-28T11:31:08","slug":"lasagnes-08","status":"publish","type":"post","link":"http:\/\/www.amboilati.org\/chantier\/lasagnes-08\/","title":{"rendered":"Lasagnes \u2022\u00a0Chapitre 8"},"content":{"rendered":"<p><a href=\"http:\/\/www.amboilati.org\/chantier\/wp-content\/uploads\/2013\/12\/P7064310.jpg\" rel=\"lightbox[8998]\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" src=\"http:\/\/www.amboilati.org\/chantier\/wp-content\/uploads\/2013\/12\/P7064310-300x168.jpg\" alt=\"bar\" width=\"300\" height=\"168\" class=\"aligncenter size-medium wp-image-9009\" srcset=\"http:\/\/www.amboilati.org\/chantier\/wp-content\/uploads\/2013\/12\/P7064310-300x168.jpg 300w, http:\/\/www.amboilati.org\/chantier\/wp-content\/uploads\/2013\/12\/P7064310-1024x576.jpg 1024w, http:\/\/www.amboilati.org\/chantier\/wp-content\/uploads\/2013\/12\/P7064310.jpg 1920w\" sizes=\"auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px\" \/><\/a><\/p>\n<p><br ><\/p>\n<h3><font color=\"#990000\">Chapitre 8<\/font><\/h3>\n<p><br ><\/p>\n<p>Leika, ce qui frappe, ce sont les cernes qui barrent son visage, sans que pourtant ces barres n&rsquo;entravent la belle harmonie de ses traits. <font face=\"century gothic\">Assur\u00e9ment pas faite pour ce boulot l\u00e0<\/font>, mais la vie est comme \u00e7a, <font face=\"century gothic\">ce que tu perds d&rsquo;un c\u00f4t\u00e9 tu ne le retrouves pas forc\u00e9ment de l&rsquo;autre et puis qu&rsquo;est-ce que tu veux faire<\/font>, \u00e7a pourrait \u00eatre entendu \u00e7a, au zinc du port qui malgr\u00e9 l&rsquo;indigence des lieux permet connexion internet \u2014 et n&rsquo;est pas encombr\u00e9 de touristes ou de familles, deux engeances honnies par le Futuna.<\/p>\n<p>Dans le quotidien, et l&rsquo;esp\u00e8ce de cocon de tissus et lumi\u00e8res adoucies par lesquels elle a tent\u00e9 d&rsquo;am\u00e9liorer le squelette de b\u00e2timent qui semble rong\u00e9 par une maladie de peau infamante, mst de la brique ou mycose de ciment, Leika retire le visage durci par la rue, elle d\u00e9pose la grimace qui pourtant doit rester souple pour attirer le client, et il semble qu&rsquo;elle devienne une autre personne, d&rsquo;une douceur infinie, et les tissus forment autour d&rsquo;elle les d\u00e9corations fictives d&rsquo;une cr\u00e8che, et elle ressemble \u00e0 la Vierge Marie, un peu hagarde de ne plus retrouver la poup\u00e9e qu&rsquo;une main gigantesque vient d\u00e9poser arbitrairement chaque jour de No\u00ebl, avant de finalement tout remballer dans des cartons sans \u00e2ges et poussi\u00e9reux dans un recoin de cave, avec des boules bris\u00e9es et la guirlande qui clignote \u00e0 peine, une loupiote sur trois ou quatre, les prises qui ne sont plus adapt\u00e9es, et le sapin d\u00e9charn\u00e9, toutes ses aiguilles \u00e0 terre, jet\u00e9 \u00e0 m\u00eame la rue, avec tous ses semblables pour l&rsquo;occasion.<\/p>\n<p>\u2014\u00a0Oui j&rsquo;ai entendu cette histoire, c&rsquo;est pas joli, mais c&rsquo;est comme \u00e7a ici. Si tu commences \u00e0 te rencarder sur tous les viols et les meurtres de la ville t&rsquo;as pas fini !<br \/>\n\u2014 Je sais bien, mais l\u00e0 \u00e7a m&rsquo;int\u00e9resse parce que je crois que la fille, je la connaissais.<br \/>\n\u2014 Une de tes fournisseuses (<em>spacciatrice<\/em>) de r\u00eave\u00a0?<br \/>\n\u2014 Mmm&#8230; En fait il faudrait que je retrouve une amie, un parent \u00e0 elle, qui me permettre de r\u00e9cup\u00e9rer quelque chose que je lui avais donn\u00e9&#8230; si c\u2019est bien elle qui a \u00e9t\u00e9 assassin\u00e9e.<br \/>\n\u2014\u00a0\u00c7a risque de pas \u00eatre facile avec l&rsquo;enqu\u00eate, les flics et le reste. C&rsquo;\u00e9tait quoi\u00a0?<br \/>\n\u2014 Un objet de valeur, que je ne peux pas laisser \u00e0 n&rsquo;importe qui.<br \/>\n\u2014 C&rsquo;\u00e9tait quoi ?<br \/>\n\u2014 Non je te dirai pas.<br \/>\n\u2014 C&rsquo;\u00e9tait quoi ?<br \/>\n\u2014 Tu sais o\u00f9 elle habitait ?<br \/>\n\u2014 Non, mais je connais un type qui connaissait son mec \u00e0 elle. Il n&rsquo;habite pas tr\u00e8s loin ; il te plaira : c&rsquo;est un armateur anglais, mais d&rsquo;origine latino, je sais pas d&rsquo;o\u00f9. Il est sur les hauteurs, avec tes connards de notables. Vers le cours Florence je crois. C&rsquo;est le gratin, hein. Je te pr\u00e9viens, \u00e7a pue. \u00c7&rsquo;a \u00e9t\u00e9 un client \u00e0 moi, quand je faisais la pute de luxe.<br \/>\n\u2014 Merci Leika.<br \/>\n\u2014 Fais gaffe Charlie.<\/p>\n<p><center>*<\/center><\/p>\n<p>Une douche pour nettoyer un peu trop d&rsquo;errance.<\/p>\n<p>Des travaux, dans la rue, remuent la poussi\u00e8re de ciment, qui s&rsquo;immisce dans tous les recoins de la maison et tous les pores et les plis de la peau. \u00c7a durera pas longtemps avait dit le type qui tous les jours portait ses outils dans une brouette, puis cherchait de maison en maison une prise o\u00f9 brancher sa disqueuse. Finalement \u00e7a faisait pr\u00e8s de quinze jours, ils tombent toujours sur des morceaux moins solides qu&rsquo;il faut \u00e9tayer ou sur une canalisation qui n&rsquo;\u00e9tait pas ou mal relev\u00e9e sur le plan. Un jour il y avait de l&rsquo;eau partout, \u00e7a avait gicl\u00e9 comme un geyser et comme \u00e7a bloquait la circulation (d\u00e9j\u00e0 inique dans cette ruelle) le gyrophare et le jet, \u00e7a faisait beau et absurde, un son et lumi\u00e8re du pauvre, un peu, pay\u00e9 quand m\u00eame par les imp\u00f4ts.<\/p>\n<p>La cuisine \u00e9tait tellement couverte de fine poudre blanche que CF mangeait tous les jours dehors. Soit le poisson grill\u00e9 de la rue couverte, soit la cuisine \u00e9pic\u00e9e des sudistes d&rsquo;\u00e0 c\u00f4t\u00e9. Pendant des ann\u00e9es, il a mang\u00e9 dans ce petit restaurant sans pr\u00e9tention, serr\u00e9 dans la rue, et pratiquement tous les soirs, il a bu un caf\u00e9 dans un bar de la place adjacente, jusqu&rsquo;\u00e0 ce qu&rsquo;il se rende compte un jour que c&rsquo;\u00e9tait le m\u00eame \u00e9tablissement, qui donnait sur deux rues diff\u00e9rentes ; mais aller de l&rsquo;une \u00e0 l&rsquo;autre \u00e9tait tellement long et tortueux qu&rsquo;il n&rsquo;avait jamais fait le rapprochement \u2014 les serveurs \u00e9taient diff\u00e9rents, ou bien il ne les regardait pas.<\/p>\n<p>Un plat de trenette suffira pour la journ\u00e9e, puisque c&rsquo;est dimanche et que le reste sera consacr\u00e9 \u00e0 la seule traduction. Il fait froid et humide, au bout de quelques jours, c&rsquo;est une sensation qui est entr\u00e9 dans le corps, comme un os de seiche.<\/p>\n<p>Du vin, pas de vin, on ne sait pas, du vin, allez, non, si, du vin. C&rsquo;est vrai que devant ces assiettes pleines \u00e0 ras bord et le parfum de pesto qui s&rsquo;\u00e9l\u00e8ve, on peine \u00e0 trouver la vie ingrate. La liste des m\u00e9thodes de suicide qu&rsquo;il a \u00e9tablie (et dont il songe \u00e0 faire un ouvrage) est certes longue, mais il ne lui viendrait pas \u00e0 l&rsquo;id\u00e9e de se fourrer jusqu&rsquo;\u00e0 la mort de trenette au pesto. Parmi les m\u00e9thodes list\u00e9es, aucune ne fait r\u00e9f\u00e9rence \u00e0 la nourriture ou au sexe. C&rsquo;est ainsi. Ces deux domaines d&rsquo;activit\u00e9s sont \u00e9galement ceux qui l&rsquo;autorisent jusqu&rsquo;\u00e0 pr\u00e9sent \u00e0 <em>ne pas<\/em> mettre en pratique le suicide, du moins qui le d\u00e9tournent, toujours jusqu&rsquo;\u00e0 pr\u00e9sent, de cette t\u00e2che qu&rsquo;il s&rsquo;est pourtant fix\u00e9e, une nuit de glorieux d\u00e9sespoir, sur la plage de Sori, l&rsquo;orage bardait au large et la mer remuait les gros galets qui caract\u00e9risent cette r\u00e9gion, dans un vacarme assourdissant de violence min\u00e9rale. \u00ab\u00a0Je ne vaux pas plus que ces galets perdus au milieu des autres, et tous soumis \u00e0 la force arbitraire des \u00e9l\u00e9ments. Ah, que sert-il de poursuivre ce d\u00e9sobligeant chemin ? \u00bb<\/p>\n<p>La qualit\u00e9 de la prose n&rsquo;\u00e9quivalait pas la puissance du sentiment, mais les ann\u00e9es n&rsquo;ont pas arrang\u00e9 le bonhomme. Pass\u00e9 de ville en ville et de femme en femme, chaque rupture, chaque voyage, \u00e9tait la causse d&rsquo;un petit effondrement, une glissade presque imperceptible (la distance \u00e0 peu pr\u00e8s qui s\u00e9pare le plancher de la dalle), mais aux r\u00e9percutions dans l&rsquo;\u00e2me de CF incommensurables. Des nuits pass\u00e9es en travers du lit, \u00e0 ne fixer que la boule noire qui agitait sa poitrine ; des heures sur des bancs dans des parcs etiques, entre les petits vieux les petites vieilles et les merdes de leurs chiens jusqu&rsquo;au moment o\u00f9 les \u00e9coles sortent, les enfants et leur parents, ce qui aggrave encore la stupeur inqui\u00e8te.<\/p>\n<p>Seuls la cuisine et l&rsquo;acte d&rsquo;amour \u2014\u00a0du moins se r\u00e9p\u00e9tait-il, s&rsquo;en convainquait-il \u2014\u00a0lui suffisaient pour tenir, mais encore fallait-il entretenir ce d\u00e9sir \u2014\u00a0et cela c&rsquo;\u00e9tait la vie. C&rsquo;est au moment pr\u00e9cis o\u00f9 CF remettait une couche de parmesan sur le fond de l&rsquo;assiette en torturant sa m\u00e9moire, que vint vers lui s&rsquo;assoir Mafaldo Bonnafezzo, un habitu\u00e9 du lieu, et un autre philosophe du dimanche midi.<\/p>\n<p>\u00ab\u00a0Tu es revenu nous voir, vieille carne, et tu ne me fais pas signe ? Puissent ces p\u00e2tes t&rsquo;\u00e9touffer, ingrat personnage.<br \/>\n\u2014 Tr\u00e8s bien et toi ? Bien content de te voir. Je suis juste de passage une semaine ou deux, j&rsquo;ai des comptes \u00e0 r\u00e9gler.<br \/>\n\u2014 Encore tes femmes, coupa Bonafezzo, tu te mets toujours dans de ces p\u00e9trins.<br \/>\n\u2014 Oui, non, enfin. Et toi que deviens-tu ?<br \/>\n\u2014 Toujours plus jeune l\u00e0 dedans (il tapote son doigt sur la tempe), c&rsquo;est ce qu&rsquo;on doit appeler la s\u00e9nilit\u00e9.<br \/>\n\u2014 Je vois.<br \/>\n\u2014 Pas encore supprim\u00e9 ?<br \/>\n\u2014 Je finis mes trenette.<br \/>\n\u2014 <em>Meno male<\/em>. Ce soir il y a une r\u00e9union du cercle, si tu veux passer, avec plaisir&#8230;<br \/>\n\u2014 Pourquoi pas ? \u00c7a pourra motiver mon d\u00e9sir morbide. De vieux cro\u00fbtons qui pensent changer le monde avec des tracts et des moustaches d\u00e9gueulasses.<br \/>\n\u2014 Merci pour les moustaches.<br \/>\n\u2014 Pas de quoi.<br \/>\n\u2014 C&rsquo;est \u00e0 18h30, en haut.<br \/>\n\u2014 Je ne te promets rien, mais pourquoi pas.<br \/>\n\u2014 Bon fin d&rsquo;app\u00e9tit, bon app\u00e9tit de la fin.<br \/>\n\u2014 Altrettanto. \u00bb<\/p>\n<p><center>*<\/center><\/p>\n<p>Dans un cahier \u00e0 pr\u00e9sent chiffonn\u00e9, sur les pages \u00e0 pr\u00e9sent les plus noircies de l&rsquo;usure impos\u00e9e par les doigts \u2014\u00a0les empreintes digitales fonctionnent comme de petite radulas sur le papier, m\u00e2chent inlassablement \u2014\u00a0Carlos Futuna, apr\u00e8s sa nuit de G\u00eanes \u00e0 lui<sup class='footnote'><a href='#fn-8998-1' id='fnref-8998-1' onclick='return fdfootnote_show(8998)'>1<\/a><\/sup>, celle de Sori (on ne peut trouver mieux) avait \u00e9crit, puis r\u00e9\u00e9crit (noirci, barr\u00e9, repris) des notes, dites <em>Notes de Sori<\/em>.<\/p>\n<p><br ><\/p>\n<p><font face=\"century gothic\"><font size=\"4\">Liste des m\u00e9thodes de suicide<\/font><br \/>\n<font size=\"3\">ainsi que leurs avantages et inconv\u00e9nients respectifs<\/font><br \/>\n<font size=\"2\">dans le but de se supprimer en toute connaissance de cause<br \/>\npar Carlos Futuna, traducteur de m\u00e9lancolie<\/font><\/p>\n<p><b>Plan<\/b><br \/>\n<strong><em>A. Pr\u00e9misses utiles<\/em><\/strong><br \/>\n1. Du suicide<br \/>\n2. De l&rsquo;esth\u00e9tique et de l&rsquo;\u00e9thique du suicide<br \/>\n3. Des pr\u00e9cautions pr\u00e9alables \u00e0 tout passage \u00e0 l&rsquo;acte<br \/>\n4. De l&rsquo;entourage du suicid\u00e9<\/p>\n<p><strong><em>B. Modes de suicide<\/em><\/strong><br \/>\n1. L&rsquo;accident automobile et autres collisions<br \/>\n2. Le saut et la d\u00e9fenestration<br \/>\n3. L&#8217;empoisonnement<br \/>\n4. L&rsquo;intoxication aux gaz<br \/>\n5. L&rsquo;\u00e9lectrocution<br \/>\n6. La noyade<br \/>\n7. La pendaison<br \/>\n8. La mutilation (poignets, carotide)<br \/>\n9. L&rsquo;immolation<\/p>\n<p><strong><em>C. La gestion du post-mortem : testament, r\u00e9sidus et r\u00e9siliences<\/em><\/strong><br \/>\n<\/font><\/p>\n<p><br ><br \/>\n<font size=\"1\"><a href=\"http:\/\/www.amboilati.org\/chantier\/lasagnes-07\">< Pr\u00e9c\u00e9dent<\/a> \u2022 <a href=\"http:\/\/www.amboilati.org\/chantier\/lasagnes-09\">Suivant ><\/a><\/font><\/p>\n<div class='footnotes' id='footnotes-8998'>\n<div class='footnotedivider'><\/div>\n<ol>\n<li id='fn-8998-1'> C&rsquo;est Paul Valery :\n<p><i>Nuit effroyable. Pass\u00e9 assis sur mon lit. Orage partout. Ma chambre \u00e9blouissante par chaque \u00e9clair. Et tout mon sort se jouait dans ma t\u00eate. Je suis entre moi et moi.<\/p>\n<p>Nuit infinie. CRITIQUE. Peut-\u00eatre effet de cette tension de l\u2019air et de l\u2019esprit. Et ces crevaisons violentes redoubl\u00e9es du ciel, ces illuminations brusques saccad\u00e9es entre les murs purs de chaux nue.<\/p>\n<p>Je me sens AUTRE ce matin. Mais \u2014 se sentir Autre \u2014 cela ne peut durer \u2014 soit que l\u2019on redevienne ; et que le premier l\u2019emporte ; soit que le nouvel absorbe et annule le premier.<\/i> <span class='footnotereverse'><a href='#fnref-8998-1'>&#8617;<\/a><\/span><\/li>\n<\/ol>\n<\/div>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Chapitre 8 Leika, ce qui frappe, ce sont les cernes qui barrent son visage, sans que pourtant ces barres n&rsquo;entravent la belle harmonie de ses traits. Assur\u00e9ment pas faite pour ce boulot l\u00e0, mais la vie est comme \u00e7a, ce que tu perds d&rsquo;un c\u00f4t\u00e9 tu ne le retrouves pas forc\u00e9ment de l&rsquo;autre et puis&#8230;<\/p>\n","protected":false},"author":1,"featured_media":0,"comment_status":"open","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"footnotes":""},"categories":[242,1090,2484,2525],"tags":[],"class_list":["post-8998","post","type-post","status-publish","format-standard","hentry","category-chantiers","category-fiction","category-le-dossier-carlos-futuna","category-les-chroniques-de-carlos-futuna"],"_links":{"self":[{"href":"http:\/\/www.amboilati.org\/chantier\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/8998","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"http:\/\/www.amboilati.org\/chantier\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"http:\/\/www.amboilati.org\/chantier\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"http:\/\/www.amboilati.org\/chantier\/wp-json\/wp\/v2\/users\/1"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"http:\/\/www.amboilati.org\/chantier\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=8998"}],"version-history":[{"count":20,"href":"http:\/\/www.amboilati.org\/chantier\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/8998\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":9026,"href":"http:\/\/www.amboilati.org\/chantier\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/8998\/revisions\/9026"}],"wp:attachment":[{"href":"http:\/\/www.amboilati.org\/chantier\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=8998"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"http:\/\/www.amboilati.org\/chantier\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=8998"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"http:\/\/www.amboilati.org\/chantier\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=8998"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}