{"id":7346,"date":"2011-07-31T10:22:26","date_gmt":"2011-07-31T08:22:26","guid":{"rendered":"http:\/\/www.amboilati.org\/chantier\/?p=7346"},"modified":"2012-11-22T10:38:22","modified_gmt":"2012-11-22T08:38:22","slug":"decouper-un-livre","status":"publish","type":"post","link":"http:\/\/www.amboilati.org\/chantier\/decouper-un-livre\/","title":{"rendered":"D\u00e9couper un livre"},"content":{"rendered":"<p>On est l\u00e0 plut\u00f4t dans l&rsquo;artisanat, dans tout ce qu&rsquo;il a de sacr\u00e9, traditionnel, historique (c&rsquo;est deux mots pour le premier).<\/p>\n<p>Il y aurait beaucoup \u00e0 dire, sur les outils, les techniques, les \u00e9coles, l&rsquo;histoire m\u00eame, mais nous restons sur l&rsquo;objet et les mots le saisissant.<\/p>\n<p><strong>Papiers<\/strong> > m\u00e9riterait un autre article ;<\/p>\n<p><strong>Feuilles<\/strong> Les pages d&rsquo;un livre sont imprim\u00e9es sur une m\u00eame <i>feuille<\/i> ; celle-ci est alors pli\u00e9e de sorte qu&rsquo;apparaisse le livre. Et c&rsquo;est donc un <i>cahier<\/i>, qui est ainsi form\u00e9 : par collage sur un onglet, ou par surjetage (couture). Les pages sont alors coup\u00e9es pour devenir telles, puis l&rsquo;ensemble est rogn\u00e9 ou massicot\u00e9.<\/p>\n<p>Les feuilles s&rsquo;appellent, de la plus grande \u00e0 la plus petite : <em>colombier<\/em>, <em>j\u00e9sus<\/em>, <em>raisin<\/em>, <em>carr\u00e9<\/em>, <em>coquille<\/em> ou <em>couronne<\/em>.<\/p>\n<p>Elles peuvent \u00eatre pli\u00e9es une fois (<em>in-folio<\/em>, ou la page pli\u00e9e donne deux <em>folios<\/em> et donc quatre pages), deux fois <em>(in-quarto<\/em>, not\u00e9 in-4\u00b0, c&rsquo;est-\u00e0-dire compos\u00e9 de quatre <em>folios<\/em> et de huit pages), trois fois (<em>in-octavo<\/em>, not\u00e9 in-8\u00b0), quatre fois (<em>in-seize<\/em>) ou plus. <\/p>\n<p><strong>La part du livre<\/strong><\/p>\n<p>Les mots sont fameux, recueillis ici simplement sur Wikip\u00e9dia :<\/p>\n<p><em>Ais<\/em> Planchette de bois utilis\u00e9e lors de la mise en presse et aussi plat d&rsquo;un in-folio<br \/>\n<em>Cahier<\/em> Ensemble de feuillets pli\u00e9s 1, 2, 3 ou 4 fois puis cousus les uns \u00e0 la suite des autres au moyen d&rsquo;un <em>cousoir<\/em>. Le fil utilis\u00e9 est toujours du fil de lin, que l&rsquo;on utilise des rubans de lin ou de coton ou encore des ficelles de chanvre.<br \/>\n<em>Chasse<\/em> Distance (3 \u00e0 4 mm) de laquelle les plats d\u00e9bordent du corps d&rsquo;ouvrage, en t\u00eate, en queue et en goutti\u00e8re. (voir sch\u00e9ma)<br \/>\n<em>Coiffes<\/em> Extr\u00e9mit\u00e9s du dos rabattues au-dessus des tranchefiles.<br \/>\n<em>Contreplat<\/em> Int\u00e9rieur du plat.<br \/>\n<em>Corps d&rsquo;ouvrage<\/em> L&rsquo;int\u00e9rieur du livre, sans les plats ni la couvrure.<br \/>\n<em>Collationner<\/em> V\u00e9rifier la bonne suite des pages.<br \/>\n<em>Demi-reliure <\/em> Reliure dont les plats sont pour partie recouverts de papier.<br \/>\n<em>Dos<\/em> Le c\u00f4t\u00e9 visible une fois le livre rang\u00e9 normalement dans une biblioth\u00e8que et sur lequel on dore le titre.<br \/>\n<em>Entrenerfs<\/em> Distance s\u00e9parant les nerfs entre eux.<br \/>\n<em>Fonds<\/em> Plis des feuillets doubles.<br \/>\n<em>Gardes<\/em> (1) gardes blanches, plac\u00e9es au d\u00e9but et \u00e0 la fin du volume avant la couture, pour le prot\u00e9ger et am\u00e9liorer sa pr\u00e9sentation ; (2) gardes couleur, en papier marbr\u00e9, d\u00e9cor\u00e9 ou uni, appliqu\u00e9es apr\u00e8s la mise en toile ou en cuir et coll\u00e9es directement sur le contreplat.<br \/>\n<em>Goutti\u00e8re<\/em> C\u00f4t\u00e9 oppos\u00e9 au dos.<br \/>\n<em>Mors<\/em> Angle de 90\u00b0 form\u00e9 par le fond des cahiers de d\u00e9but et de fin lors de l&rsquo;arrondissure. Il a pour hauteur l&rsquo;\u00e9paisseur des plats qui viennent s&rsquo;y plaquer. C&rsquo;est aussi le nom du cuir ou de la toile qui revient sur les plats dans une demi-reliure.<br \/>\n<em>Nerfs<\/em> \u00c0 l&rsquo;origine, traces visibles, en relief sur le dos, des nerfs sur lesquels le livre \u00e9tait cousu. Aujourd&rsquo;hui ce ne sont plus que de simples d\u00e9corations, qui tendent d&rsquo;ailleurs \u00e0 dispara\u00eetre dans la reliure contemporaine.<br \/>\n<em>Plats<\/em> sont les deux cartons recouvrant le livre (plat avant et plat arri\u00e8re&#8230;).<br \/>\n<em>Plein cuir, plein maroquin, plein chagrin<\/em>, etc. Ouvrage reli\u00e9 enti\u00e8rement en cuir.<br \/>\n<em>Queue<\/em> La queue est la partie inf\u00e9rieure de l&rsquo;ouvrage.<br \/>\n<em>Signet<\/em> Ruban fix\u00e9 en t\u00eate du livre, destin\u00e9 \u00e0 marquer la page o\u00f9 s\u2019est arr\u00eat\u00e9e la lecture.<br \/>\n<em>T\u00eate<\/em> La t\u00eate d\u2019un livre est le c\u00f4t\u00e9 sup\u00e9rieur de l&rsquo;ouvrage (voir sch\u00e9ma).<br \/>\n<em>Tranche<\/em> Indiff\u00e9remment les trois c\u00f4t\u00e9s du livre autres que le dos, qui peut-\u00eatre de t\u00eate, de queue ou de goutti\u00e8re.<br \/>\n<em>Tranchefiles<\/em> Petite bande de soie ou de cuir, unicolore, bicolore ou tricolore, plac\u00e9e sous la coiffe, servant uniquement de d\u00e9coration.<\/p>\n<p><br ><\/p>\n<p><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" src=\"http:\/\/www.amboilati.org\/chantier\/wp-content\/uploads\/2012\/11\/livre.jpg\" alt=\"\" title=\"livre\" width=\"400\" height=\"320\" class=\"alignnone size-full wp-image-7348\" srcset=\"http:\/\/www.amboilati.org\/chantier\/wp-content\/uploads\/2012\/11\/livre.jpg 400w, http:\/\/www.amboilati.org\/chantier\/wp-content\/uploads\/2012\/11\/livre-300x240.jpg 300w\" sizes=\"auto, (max-width: 400px) 100vw, 400px\" \/><\/p>\n<p><br ><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>On est l\u00e0 plut\u00f4t dans l&rsquo;artisanat, dans tout ce qu&rsquo;il a de sacr\u00e9, traditionnel, historique (c&rsquo;est deux mots pour le premier). 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