{"id":30,"date":"2007-01-23T00:00:59","date_gmt":"2007-01-23T05:00:59","guid":{"rendered":"http:\/\/www.amboilati.org\/chantier\/?p=30"},"modified":"2010-09-15T05:53:30","modified_gmt":"2010-09-15T10:53:30","slug":"jouvences","status":"publish","type":"post","link":"http:\/\/www.amboilati.org\/chantier\/jouvences\/","title":{"rendered":"Jouvences"},"content":{"rendered":"<p>Chaque nouvelle ann\u00e9e, chaque nouveau printemps, est arrach\u00e9 \u00e0 la nature comme un rire ou une larme.<\/p>\n<p>On y creuse un peu plus, pour ne pas en d\u00e9mordre, il nous faudrait d&rsquo;autres exigences &#8211; que nous n&rsquo;avons pas.<\/p>\n<p>Alors on rench\u00e9rit chaque ann\u00e9e, chaque ann\u00e9e amoncelant les \u00e2ges, mais aussi les souvenirs &#8211; et par cons\u00e9quent les oublis, mais encore la mati\u00e8re, et peu \u00e0 peu, ce faisant, on creuse dans le vide.<\/p>\n<p>Ce qu&rsquo;on arrache \u00e0 la nature, de printemps ou d&rsquo;automne, ce n&rsquo;est que du vide.<\/p>\n<p>En allant, on apprend simplement \u00e0 partir.<\/p>\n<p>Vieillissant, on meurt, certes, mais, on meurt entier.<\/p>\n<p>ce qu&rsquo;on arrache \u00e0 la natures, aux cieux, aux herbes, au vent, ce sont des moments creux, des espaces vides, du Vide duquel on se repais, duquel on se meuble, duquel on se maquille.<\/p>\n<p>Puis arrive une heure o\u00f9 l&rsquo;on n&rsquo;a plus de corps assez pour soutenir la pluie ou les \u00e9clats de lumi\u00e8re, alors on s&rsquo;\u00e9vanouit.<\/p>\n<p>Le vide nous emplit.<\/p>\n<p>La mort est du vide incarn\u00e9.<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Chaque nouvelle ann\u00e9e, chaque nouveau printemps, est arrach\u00e9 \u00e0 la nature comme un rire ou une larme. On y creuse un peu plus, pour ne pas en d\u00e9mordre, il nous faudrait d&rsquo;autres exigences &#8211; que nous n&rsquo;avons pas. Alors on rench\u00e9rit chaque ann\u00e9e, chaque ann\u00e9e amoncelant les \u00e2ges, mais aussi les souvenirs &#8211; et par&#8230;<\/p>\n","protected":false},"author":1,"featured_media":0,"comment_status":"open","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"footnotes":""},"categories":[],"tags":[482],"class_list":["post-30","post","type-post","status-publish","format-standard","hentry","tag-fontaine"],"_links":{"self":[{"href":"http:\/\/www.amboilati.org\/chantier\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/30","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"http:\/\/www.amboilati.org\/chantier\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"http:\/\/www.amboilati.org\/chantier\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"http:\/\/www.amboilati.org\/chantier\/wp-json\/wp\/v2\/users\/1"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"http:\/\/www.amboilati.org\/chantier\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=30"}],"version-history":[{"count":4,"href":"http:\/\/www.amboilati.org\/chantier\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/30\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":975,"href":"http:\/\/www.amboilati.org\/chantier\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/30\/revisions\/975"}],"wp:attachment":[{"href":"http:\/\/www.amboilati.org\/chantier\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=30"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"http:\/\/www.amboilati.org\/chantier\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=30"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"http:\/\/www.amboilati.org\/chantier\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=30"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}