{"id":19065,"date":"2024-12-25T00:01:04","date_gmt":"2024-12-24T22:01:04","guid":{"rendered":"https:\/\/www.amboilati.org\/chantier\/?p=19065"},"modified":"2025-01-26T10:41:19","modified_gmt":"2025-01-26T08:41:19","slug":"dans-cette-maison-sur-ce-matin","status":"publish","type":"post","link":"http:\/\/www.amboilati.org\/chantier\/dans-cette-maison-sur-ce-matin\/","title":{"rendered":"Dans cette maison, sur ce matin"},"content":{"rendered":"<blockquote><p>Un texte de <a href=\"http:\/\/www.amboilati.org\/chantier\/pistes-et-sillages\/ \"><em>Pistes et sillages<\/em><\/a>, une s\u00e9rie de textes po\u00e9tiques n\u00e9s de l&rsquo;\u00e9coute des pr\u00e9f\u00e9r\u00e9s de la discoth\u00e8que. Base d&rsquo;improvisation, ou simplement paysage et divagation. Une anthologie.<\/p><\/blockquote>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><img decoding=\"async\" src=\"https:\/\/i.discogs.com\/oWK5g9imLSxRnFfczoIO8MmnoWUYyxgFOHX0YM7mtOk\/rs:fit\/g:sm\/q:90\/h:600\/w:600\/czM6Ly9kaXNjb2dz\/LWRhdGFiYXNlLWlt\/YWdlcy9SLTE2NDY0\/NzYtMTQ4MDE4MzM3\/Ni01Mzg5LmpwZWc.jpeg\" width=\"300\" \/><\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<h2>D\u00e9votion<\/h2>\n<p>D\u00e8s le jour deux s\u00e9quences se croisent. Deux ligne qui, pour \u00eatre tr\u00e8s \u00e9cart\u00e9es, se ressemblent d&rsquo;abord en tant que lignes.<\/p>\n<p>Il y a une s\u00e9ance ponctu\u00e9e, une anse dans le silence, un appel, volontaire, appliqu\u00e9, mais grave.<\/p>\n<p>Il y a un chemin dans les terres \u00e9parses, abandonn\u00e9es, pleine de fleurs sauvages, de papillons, de retards consid\u00e9r\u00e9s.<\/p>\n<p>L&rsquo;une et l&rsquo;autre se succ\u00e8dent, parce que le temps est ainsi fait, et emp\u00eache, mais l&rsquo;une et l&rsquo;autre se font face, \u00e0 un certain moment, \u00e0 un certain moment, et l&rsquo;allure et la peine s&rsquo;entendent. L&rsquo;allure, pas pour \u00e7a qu&rsquo;elle est futile &#8212; quant \u00e0 la peine, c\u2019est pour dire surtout le solennel.<\/p>\n<p>Alors elles s&#8217;embrassent et entament un pas de danse. Elles dessinent une aire, et sur cette aire, etc. La peine enseigne \u00e0 l&rsquo;allure les \u00e9clats de la puissance, l&rsquo;allure la beaut\u00e9 du rythme. Le jour s&#8217;embrasse.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<h2>Appel \u00e0 la pri\u00e8re<\/h2>\n<p>Voil\u00e0 l&rsquo;appel.<\/p>\n<p>Comme les uns et les autres se dissimulent dans les boiseries, intervient le cornac. Un grand type, aussi grand qu&rsquo;il \u00e9tait sec. Une gueule d&rsquo;or, un timbre \u00e9raill\u00e9 par la voix. La voix trop donn\u00e9e.<\/p>\n<p>Les autres viennent, s&rsquo;alignent derri\u00e8re lui. Il est toujours suivi de ce petit gros, impeccable bien qu&rsquo;\u00e0 l&rsquo;air louche. C&rsquo;est lui qui,par sa pr\u00e9sence hach\u00e9e, donne le pas sur lequel le grand type \u00e0 la bouche dor\u00e9e rameute ses coll\u00e8gues. \u00c7a fait comme un d\u00e9fil\u00e9, on n&rsquo;avait jamais vu \u00e7a : l&rsquo;aire est devenu une rue, soudain, le soleil tout en haut frappe, il y a de plus en plus de curieux qui s\u2019accompagnent et puis soudain encore<\/p>\n<p>Bim boum bada-boum<\/p>\n<p>On passa dans une autre dimension. On se bouscule, on se secoue, on se provoque, on se chamaille, quand soudain encore<\/p>\n<p>Elle arrive.<\/p>\n<p>La peine et l&rsquo;allure reviennent devant bouche d&rsquo;or.<\/p>\n<p>Devant nous s\u2019enlacent. C&rsquo;est beau et long. C&rsquo;est comme un baiser. Pas un baiser qui s&rsquo;\u00e9change devant des badauds voyeurs. C\u2019est une promesse de baiser qui nous est faite, tout en soie et chrome, et peaux caress\u00e9es et fouett\u00e9es.<\/p>\n<p>Arrive alors un autre type, encore, soudain.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<h2>Procession<\/h2>\n<p>Affable, joyeux, il s&rsquo;approche du ch\u0153ur et, la main sur l&rsquo;\u00e9paule, p\u00e9dagogue et compr\u00e9hensif, il propose une m\u00e9thode.<\/p>\n<p>\u00c7a a l&rsquo;air de fonctionner. Le groupe se d\u00e9fait et chacun travaille alors \u00e0 son \u00e9tude.<\/p>\n<p>Un pas, un geste, un clin, quoi que ce soit qui permette \u00e0 la troupe de s&rsquo;\u00e9mouvoir, \u00e0 la maison de devenue assez grande, \u00e0 grand coups de balai ou de hanches, pour accueillir la foule.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<h2>Cadeaux et agents<\/h2>\n<p>Ce que j&rsquo;aime particuli\u00e8rement, c\u2019est le petit mec derri\u00e8re, qui tremble de tout son long. Il y est et y croit. Pour le reste, c&rsquo;est fascinant.<\/p>\n<p>La danse s&rsquo;est accord\u00e9e maintenant, et le procession s&rsquo;est arr\u00eat\u00e9e, la maison s&rsquo;est \u00e9lev\u00e9e, et diff\u00e9rents couples ou groupes s&rsquo;essaient \u00e0 des figures plus ou moins p\u00e9rilleuses. On dirait un concours de faconde. Le petit mec derri\u00e8re est l\u00e0, tient bon. \u00c0 c\u00f4t\u00e9 le petit-gros l&rsquo;air louche mais impeccable costume trois pi\u00e8ces m\u00e8ne.<\/p>\n<p>Les bouches dont bouche d&rsquo;or s&rsquo;illustrent.<\/p>\n<p>Ainsi de suite. Puis la peine, qui donne le ton.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<h2>Pri\u00e8re du Seigneur<\/h2>\n<p>Les choses stoppent net. L&rsquo;appel prend fin.<br \/>\nLes \u00e2mes se rassemblent, comme autour d&rsquo;un foyer.<\/p>\n<p>Les unissons. Une pression l\u00e9g\u00e8re, appliqu\u00e9e par les tempes, sur le monde, et vibre la vo\u00fbte de cette \u00e9mergence.<br \/>\nUnisson.<\/p>\n<p>Puis les \u00e2mes se rassemblent \u00e0 nouveau, la pression-tempe qui temp\u00e8re d&rsquo;un silence marquet\u00e9.<\/p>\n<p>Puis les \u00e2mes s&rsquo;envolent \u00e0 nouveau, tenue par la bride de la pression-tempe, premier refrain enchant\u00e9.<\/p>\n<p>Silence d&rsquo;\u00e2me. Unisson.<\/p>\n<p>Tempe.<\/p>\n<p>Pression.<\/p>\n<p>Tempe.<\/p>\n<p>Sang. Pouls du sang qui donne. Donne. C&rsquo;est la fin, c&rsquo;est le rythme, sur sa fin.<\/p>\n<p>(Pause)<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<h2>Hymne<\/h2>\n<p>\u00c0 quelques pas de l\u00e0, dans une b\u00e2tisse de bois, les mains jointes, d&rsquo;autres histoires, d&rsquo;autres natures s&rsquo;\u00e9l\u00e8vent comme fum\u00e9e sans feu.<br \/>\nOn mange peut-\u00eatre, on bavarde, on blague. On rend gr\u00e2ce, surtout, on se f\u00e9licite moins du soleil, qui est une faveur g\u00e9n\u00e9reuse, qu&rsquo;\u00e0 nos retrouvailles, on serre les mains encore, c&rsquo;est une v\u00e9ritable salade de mains, de coud\u00e9es, de tapes sur l&rsquo;\u00e9paule, on c\u00e9l\u00e8bre la r\u00e9union par l&rsquo;unique objet de notre secours. La main.<br \/>\nOn sent bien qu&rsquo;on retient encore un peu le plaisir &#8212; c&rsquo;est d&rsquo;ailleurs ce plaisir : retenir.<br \/>\nJusqu&rsquo;\u00e0 ce que&#8230;<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<h2>\u00c9criture<\/h2>\n<p>Ha !<\/p>\n<p>\u00c7a l\u00e2che : les \u00e2mes \u00e9voqu\u00e9es avant maintenant s\u2019\u00e9parpillent dans tout le maison.<br \/>\nCelle-ci n&rsquo;est plus qu&rsquo;une celle des mains, celle des voix, celle des \u00e2mes, une maison pour une seule ferveur.<\/p>\n<p>Et ce roulement, qui est comme un rire tout \u00e0 coup. \u00c7a vient \u00e7a vient&#8230;<\/p>\n<p>\u00c7a part ! Ha !<\/p>\n<p>Viens ! Ha !<br \/>\nViens ! Ha !<br \/>\nViens ! Ha ! <\/p>\n<p>Roule, et repars&#8230; \u00e9loigne&#8230; d\u00e9tends&#8230; mais<\/p>\n<p>Roule ! Ha ! Sautille, bondis, jaillit de plus en plus lointain guilleret distant et<\/p>\n<p>On recommence une ronde, allez, sans \u00e0-coup, sans heurt, on balance, sans r\u00e9sistance, roule<\/p>\n<p>Qui appelle ?<\/p>\n<p>Roule, qui appelle ?<\/p>\n<p>Retour balance, appelle, appelle, siffle, appelle, siffle, appelle,<br \/>\nRoule, roule&#8230;<br \/>\nRoule&#8230;<\/p>\n<p>D\u00e9fais&#8230;<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<h2>Introduction \u00e0 la pri\u00e8re<\/h2>\n<p>Nous ne sommes pas sans ressources, mais il y a un temps pour tout.<br \/>\nOn est venu, cette grande bouche d&rsquo;or, patin\u00e9e par le temps,<br \/>\nCette voix rocailleuse et un peu bris\u00e9e<br \/>\npar l&rsquo;usage.<\/p>\n<p>Tout est destin\u00e9 \u00e0 perdre.<\/p>\n<p>Nous nous retenons un instant, tous, devant sa stature.<\/p>\n<p>De t\u00e9moin.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<h2>Dans cette maison<\/h2>\n<p>Oui<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<h2>R\u00e9ponse du ch\u0153ur<\/h2>\n<p>L\u00e8ve la main, et laisse la choir.<br \/>\nNous sommes ensemble, nous te voil\u00e0.<\/p>\n<p>Et voil\u00e0 tout.<\/p>\n<p>On r\u00e9sume un peu la situation, tandis que l&rsquo;allant va de plus belle, sans exag\u00e9rer, chacun retrouve sa place et sa t\u00e2che, \u00e0 lui assign\u00e9e, et on avance, tranquillement, dodelinement, doucement.<\/p>\n<p>Mais jusqu&rsquo;\u00e0 un certain point. Car une fois que l&rsquo;amble est pris, on voudrait ruer, marquer un arr\u00eat, marquer une cadence, en v\u00e9rit\u00e9, c&rsquo;est \u00e7a, un <\/p>\n<p>point ! Han  !<\/p>\n<p>Et on d\u00e9roule la phrase gentille, au besoin enrob\u00e9e, comme un feuillage et tout de suite derri\u00e8re le vent dedans, et puis la troupe repart, timidement, doucettement, on creuse un nouveau sillon, on ouvre un nouveau sentier, dans les hautes herbes, dans les frondaisons, on y presque un plaisir discret, et&#8230;<\/p>\n<p>On nous arr\u00eate.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<h2>Annonce<\/h2>\n<p>\u00ab\u00a0On y est presque\u00a0\u00bb dit quelqu&rsquo;un, et un autre \u00ab\u00a0Enfin nous arrivons dans notre maison,<br \/>\nenfin nous l&rsquo;avons trouv\u00e9e, trouv\u00e9e, trouv\u00e9e\u00a0\u00bb<br \/>\nEt<br \/>\n\u00ab\u00a0Finies l&rsquo;errance, la d\u00e9sh\u00e9rence, l\u2019inqui\u00e9tude\u00a0\u00bb<br \/>\nEt<br \/>\n\u00ab\u00a0On va pouvoir se reposer, d\u00e9lier nos jambes, d\u00e9lier nos corps<br \/>\nnos bagages, nos c\u0153urs no cervelles\u00a0\u00bb<br \/>\nEt<br \/>\n\u00ab\u00a0Poser des choses lourdes, nous arrimer&#8230;\u00a0\u00bb<\/p>\n<p>Un couple entame une chamade. C\u2019est simple et vrai, les autres encha\u00eenent.<\/p>\n<p>Tout un tas de bouches qui font voix et qui font \u00e2me, on avance,<br \/>\non danse, en cadence,<br \/>\n\u00e7a bouge pas mal, on oublie tout, tout \u00e0 l&rsquo;esprit<br \/>\nde la danse,<br \/>\nde spas qui s\u2019encha\u00eenent des petits<br \/>\nponts des<br \/>\npas chass\u00e9s<br \/>\ndes ronds<br \/>\nde chat<\/p>\n<p>Et une par ici ribambelle<br \/>\ne t une par l\u00e0 sarabande, <\/p>\n<p>un encha\u00eenement, une cas-<br \/>\ncade et \u00e7a tombe et repart et<br \/>\nsaute et parte et corte et porte et<\/p>\n<p>STOP !<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<h2>Appel \u00e0 l&rsquo;autel<\/h2>\n<p>La voix reprend, une seule mais lourde<br \/>\net pluvieuse.<\/p>\n<p>Voici le chemin, voici la maison<br \/>\nET voici la mission.<\/p>\n<p>Pour qui l&rsquo;accepte, pour qui la d\u00e9nonce,<br \/>\nvoici la porte et qui osera<br \/>\nla franchir ?<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<h2>Appel \u00e0 l&rsquo;autel (introspection)<\/h2>\n<p>Chacun se replie, en soi.<br \/>\nEt frappe du plat de la main<br \/>\nes grands murs de son corps et de son c\u0153ur.<\/p>\n<p>Red\u00e9ploie \u00e0 l&rsquo;int\u00e9rieur<br \/>\nle dehors de la maison<\/p>\n<p>Le choc des voix<br \/>\nle poids des \u00e2mes<\/p>\n<p>Ch\u0153ur ensemble pour un bout de temps<\/p>\n<p>Puis retour \u00e0 l&rsquo;individu.<\/p>\n<p>(Pause)<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<h2>Le sermon de Dans les doux bras de la vie, A : le p\u00e8re<\/h2>\n<p>Et alors,<br \/>\ndans le silence,<br \/>\nil vint.<\/p>\n<p>Il se pla\u00e7a au milieu,<br \/>\net il se tint l\u00e0.<\/p>\n<p>Imposant.<br \/>\nBois\u00e9.<br \/>\nPr\u00e9sent.<br \/>\nUne larme sur la joue.<br \/>\nEn joie.<\/p>\n<p>Il commen\u00e7a.<\/p>\n<p>Tranquillement.<\/p>\n<p>Il fallait se rapprocher.<\/p>\n<p>Il fallait presque Le toucher.<\/p>\n<p>Pour Le toucher.<\/p>\n<p>Il allait.<br \/>\nIl alla.<\/p>\n<p>C&rsquo;\u00e9tait au beau milieu, de toutes<br \/>\nles coordonn\u00e9es.<\/p>\n<p>Cela flexait, cuissait,<br \/>\nployait, sous Lui.<\/p>\n<p>Cela dansait, d\u00e9posait,<br \/>\nreposait,<br \/>\nsous Lui.<\/p>\n<p>Il arriva.<\/p>\n<p>On \u00e9tait tous autour.<br \/>\nDe Lui.<br \/>\nOn t\u00e2chait de saisir<br \/>\nce qu&rsquo;il se passait,<br \/>\net on ne savait pas trop.<\/p>\n<p>Cela cordait, cela ferrait,<br \/>\ncela pointillait<br \/>\npuis glissandait.<\/p>\n<p>C&rsquo;\u00e9tait intens\u00e9ment<br \/>\nbeau.<\/p>\n<p>Il ruisselait, d\u00e9gageait<br \/>\nd\u00e9viait,<br \/>\npuis tombait,<br \/>\nflasquait,<br \/>\net remontait,<br \/>\n\u00e9tourdissait,<br \/>\ns&rsquo;\u00e9tourdissait,<br \/>\ntournait,<br \/>\nd\u00e9tournait,<br \/>\nretournait,<br \/>\nsoudain,<br \/>\npour la fin,<br \/>\ndu jour,<br \/>\nla fin<br \/>\ndu monde.<\/p>\n<p>Comme un accord<br \/>\ninterpos\u00e9<br \/>\ndans la marche du monde,<br \/>\nfaisait r\u00e8gle.<\/p>\n<p>Comme un accord,<br \/>\nd\u00e9li\u00e9, quand tout<\/p>\n<p>soudain,<\/p>\n<p>\u00e9tait-il seul ?<\/p>\n<p>Un autre vint,<br \/>\nun autre arriva.<\/p>\n<p>Celui-l\u00e0 \u00e9tait collier,<br \/>\n\u00e9tait \u00e9charpe,<br \/>\n\u00e9tait vagues, plus que cordes.<\/p>\n<p>Il babillait dans le fond,<br \/>\ncomme un paysage<br \/>\nqui se fait point<br \/>\ndu jour.<\/p>\n<p>Si l&rsquo;autre ne savait pas,<br \/>\nil fit mine de savoir<br \/>\nl&rsquo;Accord.<\/p>\n<p>Un accord.<br \/>\nUn autre accord,<br \/>\narp\u00e9g\u00e9.<\/p>\n<p>Une descente.<br \/>\nUne descente des terres noires<br \/>\ndes eaux noires<br \/>\ndes suds noirs.<\/p>\n<p>\u00c7a repart, quand, tout \u00e0<br \/>\ncoup<\/p>\n<p>\u00ab\u00a0Un autre, un autre\u00a0\u00bb<br \/>\nEntendit-on dire.<\/p>\n<p>Ils \u00e9taient trois.<\/p>\n<p>Le fonds, le ph\u00e9nom\u00e8ne,<br \/>\net leur piston.<\/p>\n<p>Ils arriv\u00e8rent alors tous.<\/p>\n<p>Le fonds devint pro\u00e9minent.<\/p>\n<p>Ac\u00e9r\u00e9.<\/p>\n<p>Et ce fut la danse, de nouveau.<\/p>\n<p>On se d\u00e9tira,<br \/>\nsur les bords.<br \/>\non accompagnait,<br \/>\nde pas \u00e9m\u00e9ch\u00e9,<br \/>\nf\u00e9briles,<br \/>\nincertains,<br \/>\ncette nouvelle gigue.<\/p>\n<p>\u00c7a vient.<br \/>\nRevient.<\/p>\n<p>Le petit homme vint se placer devant les autres.<\/p>\n<p>Il trafilait, lui,<br \/>\nextrudait,<br \/>\nfr\u00f4lant les arias.<\/p>\n<p>Le fonds lui r\u00e9pondit.<br \/>\nCalme.<\/p>\n<p>Qui chercha, dans les recoins,<br \/>\ndans les bestioles des recoins,<br \/>\ndes formes, de minuscules formes,<br \/>\naigu\u00ebs, aigu\u00ebs&#8230;<\/p>\n<p>Les autres faisaient escorte.<br \/>\nLes autres faisaient escorte.<br \/>\nLes autres faisaient<br \/>\nescorte.<\/p>\n<p>Il y eut quelques brefs \u00e9changes.<\/p>\n<p>Puis une \u00e9chelle,<br \/>\nnouvelle.<\/p>\n<p>Le petit homme revint<br \/>\nau centre.<br \/>\nEnfin juste devant<br \/>\nle centre.<\/p>\n<p>Tout \u00e9mulsionnait,<br \/>\ncomme on sentait le fonds<br \/>\nd\u00e9terminer l&rsquo;horizon,<br \/>\nles autres cherchaient \u00e0 lui \u00e9chapper,<br \/>\njusqu&rsquo;au<br \/>\npoint.<\/p>\n<p>Point.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<h2>Le sermon de Dans les doux bras de la vie, B : le fils<\/h2>\n<p>Apr\u00e8s ce point<br \/>\nentrevu&#8230;<\/p>\n<p>la danse.<\/p>\n<p>La danse s&rsquo;efface, s&rsquo;achemine, se d\u00e9tache<br \/>\nla danse avance, s&rsquo;efface,<br \/>\ns&rsquo;achemine, la danse&#8230;<\/p>\n<p>La danse monte, s&rsquo;\u00e9croule,<br \/>\ns&rsquo;en va, la danse<br \/>\nrevient, \u00e9clate, d\u00e9fait,<br \/>\nd\u00e9tache, remonte,<br \/>\nd\u00e9lace, embrasse,<br \/>\net la danse&#8230;<\/p>\n<p>La danse tache, la danse tire et hue<br \/>\net dia et tire,<br \/>\nla danse<br \/>\njusqu&rsquo;au dernier<br \/>\n\u00e9boule-<br \/>\nment.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<h2>Le sermon de Dans les doux bras de la vie, C : le saint-esprit<\/h2>\n<p>Le fonds est une mar\u00e9e<br \/>\nde vagues, calme, le retour<br \/>\nde la mar\u00e9e, apr\u00e8s<br \/>\ncette longue absence,<br \/>\nse revenir doux<br \/>\nmais s\u00e9rieux.<\/p>\n<p>S\u00e9rieux.<br \/>\nLe fonds est l\u00e0,<br \/>\npartout.<br \/>\nTout est devenu fonds et<br \/>\nph\u00e9nom\u00e8ne.<\/p>\n<p>Tout est devenu<br \/>\ntout.<\/p>\n<p>Il n&rsquo;y a plus de dimensions,<br \/>\nd&rsquo;\u00e9chelle,<br \/>\nde perspective.<\/p>\n<p>C&rsquo;est le Fonds.<\/p>\n<p>Quelque m\u00e9moire,<br \/>\nquelque regret,<br \/>\nquelque photographie,<br \/>\nd\u00e9lav\u00e9e,<br \/>\nque tu puisses porter<br \/>\nen toi,<br \/>\nle Fonds les<br \/>\nannule.<\/p>\n<p>Des vagues, des ondes<br \/>\nsuccessives et r\u00e9p\u00e9t\u00e9es,<br \/>\nje veux dire ent\u00eatantes<br \/>\ndes \u00e9ternels revenir<br \/>\nbl\u00eames ou suffoqu\u00e9s,<br \/>\ndes \u00e9trangements,<br \/>\ndes \u00e9tagements,<br \/>\ndes \u00e9cumes nombreuses<br \/>\nde milliers de souvenirs<br \/>\nm\u00e9lang\u00e9s<br \/>\nqui s&rsquo;\u00e9chouent<br \/>\nsur la rive,<br \/>\nsur la<br \/>\nsur<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<h2>Invitation<\/h2>\n<p>\u00ab\u00a0Mais on n&rsquo;est pas l\u00e0 pour pleurnicher !\u00a0\u00bb<br \/>\ndit le Fonds, maintenant locomotive de cette<br \/>\nInvitation !<\/p>\n<p>Invitation !<\/p>\n<p>Venez, viens !<\/p>\n<p>Invitation !<br \/>\nVenez, viens, viens, venez !<\/p>\n<p>Venez tous<br \/>\net toutes<br \/>\nvenez visiter<br \/>\nle miracle<br \/>\nqui est en train<br \/>\nde <\/p>\n<p>Invitation !<br \/>\nInvitation !<\/p>\n<p>Venez ! Viens !<\/p>\n<p>venez voir le mi<br \/>\nvenez voir le mi<br \/>\nvenez tous voir le miracle<br \/>\nqui vient de se pro<br \/>\nde se pro<br \/>\nde se pro<br \/>\nde se produire,<br \/>\npas pus tard que tout de suite !<\/p>\n<p>L&rsquo;un des membres<br \/>\nde la ronde vient nous exposer les raisons<br \/>\nde pourquoi il serait<br \/>\njudicieux<br \/>\nde rejoindre<br \/>\nla gigue, et il le fait<br \/>\nputain,<br \/>\nbien.<\/p>\n<p>Venez, dit-il en substance,<br \/>\nviens ! Suis mon invitation.<\/p>\n<p>Les autres le secondent,<br \/>\nen effet ce pourrait \u00eatre<br \/>\nun genre de<\/p>\n<p>Invitation !<\/p>\n<p>Quand revient le petit homme au centre,<br \/>\nou presque,<br \/>\nqui encha\u00eene les rondes<br \/>\net les r\u00e9v\u00e9rences,<br \/>\nreprend le discours,<br \/>\nsubstantiellement,<br \/>\nde l&rsquo;autre,<br \/>\nsans jamais n\u00e9gliger<br \/>\nde d\u00e9raper<br \/>\ndans le bonheur,<br \/>\ndans la joie de cette<\/p>\n<p>invite<\/p>\n<p>de cette<\/p>\n<p>invite<\/p>\n<p>de cette<\/p>\n<p>invite<\/p>\n<p>et tous de le rejoindre en ch\u0153ur<br \/>\na-t-on d\u00e9j\u00e0 parl\u00e9 de ch\u0153ur ?<\/p>\n<p>il s&rsquo;extirpe et s&rsquo;\u00e9chine<br \/>\njusqu&rsquo;au dernier souffle,<br \/>\npour nous proposer de suivre<br \/>\npour nous proposer de suivre<br \/>\npour nous<br \/>\npour nous<br \/>\npour<br \/>\npour <\/p>\n<p>Invitation !<\/p>\n<p>Et \u00e7a repart jusqu&rsquo;\u00e0<br \/>\nce que \u00e7a s&rsquo;arr\u00eate&#8230;<\/p>\n<p>Tranquillement<br \/>\nallong\u00e9.<\/p>\n<p>(pause)<\/p>\n<p>Ouf.<br \/>\nNous voici sur le flanc.<br \/>\nPLS.<\/p>\n<p>Abasourdis.<br \/>\n\u00c9tourdis.<br \/>\n\u00c9baudis.<\/p>\n<p>Nous allons maintenant,<br \/>\ntranquillement,<br \/>\nlentement,<br \/>\nnous diriger<br \/>\nvers la sortie<br \/>\nde ce machin.<\/p>\n<p>Je nous laisse le temps<br \/>\nde reprendre nos esprits<br \/>\nimpurs n&rsquo;est-ce pas,<br \/>\npour nous r\u00e9unir,<br \/>\npour nous s\u00e9parer.<\/p>\n<p>L&rsquo;accord !<br \/>\nL&rsquo;\u00e9chelle !<\/p>\n<p>On se calme.<br \/>\nOn se reprend.<\/p>\n<p>Oui nous laissons les doux bras<br \/>\nde la vie,<br \/>\ndu moins celle-ci.<\/p>\n<p>Les doux bras de la vie.<\/p>\n<p>Fonds.<\/p>\n<p>Les doux bras de la vie.<\/p>\n<p>Fonds.<\/p>\n<p>Les doux bras de la vie.<\/p>\n<p>Fonds.<\/p>\n<p>Les doux bras de la vie.<\/p>\n<p>Fonds.<\/p>\n<p>La vie des doux bras les.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<h2>Sortie d&rsquo;\u00e9glise<\/h2>\n<p>C&rsquo;est un dur moment,<br \/>\nnous allons le passer dans le bien-\u00eatre,<br \/>\nla cr\u00e8me douce,<br \/>\nde la communaut\u00e9.<\/p>\n<p>Le Fonds nous explique,<br \/>\nsans le dire,<br \/>\nque nous allons maintenant,<br \/>\nbient\u00f4t, devoir entrer en<br \/>\nr\u00e9sonnance, ce qui n&rsquo;est pas toujours<br \/>\nsi \u00e9vident.<\/p>\n<p>\u00ab\u00a0Vous allez meurtrir<br \/>\nl&rsquo;enfant en vous,<br \/>\ndevoir affronter<br \/>\nle p\u00e8re en fous,<br \/>\net aussi vous mesurer<br \/>\n\u00e0 l&rsquo;incommensurable,<br \/>\nvous,<br \/>\ntoi, !<br \/>\nque j&rsquo;ai invit\u00e9<br \/>\n\u00e0 venir, prends ce mantra<br \/>\ndans la gueule.<\/p>\n<p>[mantra]<\/p>\n<p>(pause)<\/p>\n<p>[mantra]<\/p>\n<p>Une chose belle, de la<br \/>\npulpe des doigts et du clap<br \/>\ndes mains&#8230;<\/p>\n<p>Mais les autres doivent exprimer leur accord,<br \/>\nsans jeu de mot, ils,<br \/>\nchacun son tour,<br \/>\nviennent donner leur voix,<br \/>\npour l&rsquo;ensemble de la chorale,<br \/>\ncomme une r\u00e9p\u00e9tition,<br \/>\nou les quelques mesures g\u00e2ch\u00e9es<br \/>\nau pied d&rsquo;un enregistrement,<br \/>\nquand on veut ne voir qu&rsquo;une ligne<br \/>\nqu&rsquo;un pied,<br \/>\nqu&rsquo;une main.<\/p>\n<p>Et ainsi font,<br \/>\navec le Fonds derri\u00e8re,<br \/>\ncomme c&rsquo;est naturel,<br \/>\nainsi font, s&rsquo;exclament,<br \/>\ns&rsquo;esclaffent,<br \/>\nfont les malins,<br \/>\nse font remarquer,<br \/>\nse font bien voir,<br \/>\ns&rsquo;entra\u00eenent,<br \/>\nse d\u00e9cha\u00eenent,<br \/>\nse lancent, comme pour une<br \/>\ncontre-soir\u00e9e,<br \/>\n\u00e9lastique,<br \/>\n\u00e9chevel\u00e9e&#8230;<\/p>\n<p>quand tout \u00e0 coup,<br \/>\nle Fonds remet les pendules<br \/>\n\u00e0 l&rsquo;heure.<\/p>\n<p>Stop. Pas.<br \/>\nStop.<\/p>\n<p>Rythme.<\/p>\n<p>Cr\u00e9celle.<\/p>\n<p>Vague ond\u00e9e.<\/p>\n<p>Rythme.<br \/>\nClochettes.<br \/>\nCymbalettes.<\/p>\n<p>Qeulqu&rsquo;un souffle soudain \u00ab\u00a0Ho !\u00a0\u00bb<\/p>\n<p>Rythme ent\u00eatant.<\/p>\n<p>Clapent les mains.<\/p>\n<p>Rythme.<br \/>\nClap.<br \/>\nHo !<br \/>\nClap, clap, clap, clap-clap, clap-clap<br \/>\nHo !<br \/>\nClap, clap, clap, clap-clap, clap-clap<br \/>\nHo !<br \/>\nClap, clap, clap, clap-clap, clap-clap<br \/>\nHo !<\/p>\n<p>L&rsquo;un d&rsquo;eux expose les asp\u00e9rit\u00e9s du soleil,<br \/>\nou plut\u00f4t de sa couleur, de la couleur du soleil,<br \/>\nqui n&rsquo;est pas celle qu&rsquo;on croit.<\/p>\n<p>Clap, clap, clap, clap-clap, clap-clap<br \/>\nHo !<br \/>\nClap, clap, clap, clap-clap, clap-clap<br \/>\nHo !<br \/>\nClap, clap, clap, clap-clap, clap-clap<br \/>\nHo !<\/p>\n<p>Un autre sur la br\u00e8che,<br \/>\nHan, le coup de fouet,<br \/>\nHan,<br \/>\nA\u00efe !<\/p>\n<p>Clap, clap, clap, clap-clap, clap-clap<br \/>\nHo !<br \/>\nClap, clap, clap, clap-clap, clap-clap<br \/>\nHo !<br \/>\nClap, clap, clap, clap-clap, clap-clap<br \/>\nHo !<\/p>\n<p>Et tout s&rsquo;\u00e9teint,<br \/>\net tout s&rsquo;\u00e9teint,<br \/>\nle Fonds,<br \/>\nle reste,<br \/>\nles autres,<br \/>\net tout s&rsquo;\u00e9teint.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<h2>Benediction<\/h2>\n<p>C&rsquo;est comme une s\u00e9paration,<br \/>\nmais c&rsquo;est une pri\u00e8re,<br \/>\nune embrassade.<\/p>\n<p>C&rsquo;est comme une distance, ou des larmes,<br \/>\nmais c&rsquo;est une main<br \/>\nqui caresse.<\/p>\n<p>Le Fonds reprend le dessus :<br \/>\nl\u00e0, l\u00e0-l\u00e0, l\u00e0-l\u00e0, l\u00e0-l\u00e0, l\u00e0-l\u00e0,<br \/>\nla-la, la-la, la-la, la-la.<\/p>\n<p>C&rsquo;est comme une non-danse<br \/>\nqu&rsquo;on ferait \u00e0 deux,<br \/>\nenlac\u00e9s-non enlac\u00e9s.<\/p>\n<p>Le Fonds reprend le dessus :<br \/>\nl\u00e0, l\u00e0-l\u00e0, l\u00e0-l\u00e0, l\u00e0-l\u00e0, l\u00e0-l\u00e0,<br \/>\nla-la, la-la, la-la, la-la.<\/p>\n<p>Une berceuse, pour ne pas dormir,<br \/>\nles sir\u00e8nes les klaxons,<br \/>\nde la ville,<br \/>\ncomme chez le Ma\u00eetre,<br \/>\nles distensions entre les gens,<br \/>\nles cris, les pleurs,<br \/>\nles silences et les peurs,<br \/>\nles organes de la solitude,<br \/>\nles empreintes de l&rsquo;angoisse,<br \/>\nmais ce n&rsquo;est pas ce cri<br \/>\nce n&rsquo;est pas ce souffle,<br \/>\nce n&rsquo;est pas<br \/>\nc&rsquo;est la<br \/>\nc&rsquo;est la<\/p>\n<p>joie.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<h2>Posthude un peu au-dessus du tempo<\/h2>\n<p>Il va falloir se s\u00e9parer.<br \/>\nIl va falloir se dire au revoir.<br \/>\nEt c&rsquo;est<br \/>\nun dernier,<br \/>\nun dernier pour la route.<\/p>\n<p>Tous reviennent alors<br \/>\nque tous \u00e9taient partis.<\/p>\n<p>On se retrouve, entre bonne gens de la bonne fraternit\u00e9, on retrouve la cuisine de son voisin comme si c&rsquo;\u00e9tait la sienne, on se reprend \u00e0 charrier, \u00e0 raconter des blagues, \u00e0 \u00e9voquer des souvenirs, \u00e0 prendre \u00e0 parti, \u00e0 chercher \u00e0 reformer, dans ce groupe h\u00e9t\u00e9rog\u00e8ne, des parts, des distances.<\/p>\n<p>Et c&rsquo;est ce que finalement le Fonds, d&rsquo;abord, puis suivit de tous les autres, racontent, sonnant le tocsin, quasi un glas, une fantasia.<\/p>\n<p>Les deux coups de klaxon du Fonds, qui \u00e9tait l&rsquo;invit\u00e9 et qui est devenu notre h\u00f4te&#8230; \u00e0 tous.<\/p>\n<p>&#038;nbsp,<\/p>\n<h2>A la fortune du pot<\/h2>\n<p>Chacun se retrouve, finalement, ayant abandonn\u00e9 ses charges, ses fonctions, autour de la table, autour d&rsquo;un pot, qu&rsquo;on aurait b\u00e9ni, qu&rsquo;on aurait choy\u00e9, et qui nous porterait chance, jusqu&rsquo;\u00e0 la prochaine embuscade.<\/p>\n<p>Ce moment de gr\u00e2ce est \u00e0 pr\u00e9sent termin\u00e9, il convient, chacun, de retrouver sa chacune, et chacune sa chacun, et de tous les deux de retrouver son foyer, et reprendre une vie normale.<\/p>\n<p>Ce que nous avons v\u00e9cu, en quelque sorte, et que nous c\u00e9l\u00e9brons avec ce repas, c&rsquo;est la communion dans ce qu&rsquo;elle a de plus pur, de plus affranchi, de plus fraternel.<\/p>\n<p>Merci, donc, \u00e0 toutes et tous,<br \/>\nmerci d&rsquo;\u00eatre venus et d\u2019avoir particip\u00e9,<br \/>\nbien voulu participer, \u00e0 ce jeu de dupes,<br \/>\nqui est un jeu de chaises musicales,<br \/>\net aussi une<br \/>\nanamn\u00e8se.<\/p>\n<p>Soyez forts,<br \/>\ncroyez en vous.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Un texte de Pistes et sillages, une s\u00e9rie de textes po\u00e9tiques n\u00e9s de l&rsquo;\u00e9coute des pr\u00e9f\u00e9r\u00e9s de la discoth\u00e8que. Base d&rsquo;improvisation, ou simplement paysage et divagation. Une anthologie. &nbsp; &nbsp; D\u00e9votion D\u00e8s le jour deux s\u00e9quences se croisent. Deux ligne qui, pour \u00eatre tr\u00e8s \u00e9cart\u00e9es, se ressemblent d&rsquo;abord en tant que lignes. 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