{"id":18931,"date":"2024-10-25T19:47:42","date_gmt":"2024-10-25T17:47:42","guid":{"rendered":"https:\/\/www.amboilati.org\/chantier\/?p=18931"},"modified":"2024-11-11T23:55:47","modified_gmt":"2024-11-11T21:55:47","slug":"archivive-conclusion","status":"publish","type":"post","link":"http:\/\/www.amboilati.org\/chantier\/archivive-conclusion\/","title":{"rendered":"Archivive &#8212; conclusion"},"content":{"rendered":"<p><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" src=\"http:\/\/www.amboilati.org\/chantier\/wp-content\/uploads\/2024\/11\/IMG_20240705_111219_439-300x169.jpg\" alt=\"\" width=\"300\" height=\"169\" class=\"aligncenter size-medium wp-image-19011\" srcset=\"http:\/\/www.amboilati.org\/chantier\/wp-content\/uploads\/2024\/11\/IMG_20240705_111219_439-300x169.jpg 300w, http:\/\/www.amboilati.org\/chantier\/wp-content\/uploads\/2024\/11\/IMG_20240705_111219_439-1024x576.jpg 1024w, http:\/\/www.amboilati.org\/chantier\/wp-content\/uploads\/2024\/11\/IMG_20240705_111219_439-768x432.jpg 768w, http:\/\/www.amboilati.org\/chantier\/wp-content\/uploads\/2024\/11\/IMG_20240705_111219_439-1536x864.jpg 1536w, http:\/\/www.amboilati.org\/chantier\/wp-content\/uploads\/2024\/11\/IMG_20240705_111219_439-2048x1152.jpg 2048w, http:\/\/www.amboilati.org\/chantier\/wp-content\/uploads\/2024\/11\/IMG_20240705_111219_439-850x478.jpg 850w\" sizes=\"auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px\" \/><\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><font size=\"2\">\u00ab\u00a0et plus loin qu\u2019il permette \u00e0 l\u2019homme d\u2019\u00eatre suivant l\u2019occasion\u00a0\u00bb (Jean Paulhan, in\u00e9dit)<\/font><\/p>\n<p>Les derniers jours de r\u00e9sidence sont toujours un peu bizarres, entre la pr\u00e9cipitation et les d\u00e9marches administratives de d\u00e9part (rendre le v\u00e9lo, rendre la guitare, programmer le taxi, prendre les billets de train, saluer les uns et les autres etc.), le sentiment qui p\u00e8se sur tout ce qui touche \u00e0 sa fin (je n&rsquo;irai pas jusqu&rsquo;\u00e0 parler de nostalgie mais tout de m\u00eame), l&rsquo;urgence, ici, de <i>terminer<\/i> la consultation des archives \u00e0 temps (des archives \u00e0 temps, des archives \u00e0 temps, cette expression), et la sensation fugace (comme un fumet d&rsquo;eau noire) que tout \u00e7a est inutile&#8230;<\/p>\n<p>Lors d&rsquo;une rencontre avec des jeunes du centre de loisir sur le vivant (et donc le mourant), j&rsquo;ai voulu d\u00e9buter en leur faisant \u00e9couter Carlo Brant, dans <em>Kaamelott<\/em>, qui est M\u00e9l\u00e9agant, <em>la R\u00e9ponse<\/em> : <\/p>\n<blockquote><p>Tout cela n&rsquo;est rien. Absolument rien ! Il y a peu de temps quelque chose a fait \u00ab Boum \u00bb. Voila, nous sommes sur une toute petite miette expuls\u00e9e par ce boum, qui d\u00e9rive et tournicote sur elle-m\u00eame, en attendant sa fin, proche ! Sur cette miette de tous petits organismes gesticulent ; \u00e7a na\u00eet, \u00e7a vit, et \u00e7a meurt! Tout cela n&rsquo;a aucune cons\u00e9quence.<br \/>\n<i>Le dernier jour<\/i>, <em>Livre V<\/em><\/p><\/blockquote>\n<p>C&rsquo;est un pr\u00e9suppos\u00e9. Un peu raide peut-\u00eatre, mais je ne suis pas en d\u00e9saccord. Je ne leur ai toutefois pas fait \u00e9couter, je me suis dit que c&rsquo;\u00e9tait trop brutal. Surtout que Lancelot encha\u00eene : \u00a0\u00bb Et Dieu dans tout \u00e7a ?\u00a0\u00bb Bref.<\/p>\n<p>Na\u00eetre, vivre, mourir, voil\u00e0 pourtant la d\u00e9finition du vivant, la plus synth\u00e9tique et d\u00e9nominatrice commune. Ce n&rsquo;est pas le mouvement, ce n&rsquo;est pas la parole qui d\u00e9finit le vivant. C&rsquo;est que \u00e7a na\u00eet (de parents, mais plus justement encore, du vide : de rien de l&rsquo;un  na\u00eet l&rsquo;un &#8212; de deux divis\u00e9s en deux et recompos\u00e9s en un, par la reproduction, la m\u00e9iose et la mitose &#8211;), que \u00e7a doit se d\u00e9brouiller pour continuer \u00e0 vitre, par la respiration et la nutrition, et enfin : que \u00e7a meurt. Aussi bien cela fait tout \u00e7a sans s&rsquo;en rendre compte, ou bien, comme nous humains, cela le fait avec conscience et, de fait, beaucoup de tergiversations et d&rsquo;atermoiements. Il est vrai qu&rsquo;on peut manger sans faim et forniquer sans se reproduire. Et qu&rsquo;on respire par r\u00e9flexe, d&rsquo;ailleurs.<\/p>\n<p>Car l&rsquo;\u00eatre humain, si cela ne suffisait pas, mime le monde, il le double ; la doublure du langage d\u00e9multiplie les r\u00e9alit\u00e9s, les copie-colle. Il redouble le monde.<\/p>\n<p>On arrive presque \u00e0 na\u00eetre sur commande ; bient\u00f4t la mort.<\/p>\n<p>Mais enfin&#8230; ce que j&rsquo;ai un peu \u00e9chou\u00e9 \u00e0 dire, c&rsquo;est<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><a href=\"https:\/\/www.amboilati.org\/chantier\/archivive\/\">The end<\/a><\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>&nbsp; \u00ab\u00a0et plus loin qu\u2019il permette \u00e0 l\u2019homme d\u2019\u00eatre suivant l\u2019occasion\u00a0\u00bb (Jean Paulhan, in\u00e9dit) Les derniers jours de r\u00e9sidence sont toujours un peu bizarres, entre la pr\u00e9cipitation et les d\u00e9marches administratives de d\u00e9part (rendre le v\u00e9lo, rendre la guitare, programmer le taxi, prendre les billets de train, saluer les uns et les autres etc.), le&#8230;<\/p>\n","protected":false},"author":1,"featured_media":0,"comment_status":"open","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"footnotes":""},"categories":[4106,851,2441],"tags":[4159,2331,4160,4131,4161,500,948],"class_list":["post-18931","post","type-post","status-publish","format-standard","hentry","category-archivive","category-rencontres","category-residences","tag-carlo-brant","tag-kaamelott","tag-la-reponse-personnage","tag-lancelot","tag-meleagant","tag-mort","tag-vie"],"_links":{"self":[{"href":"http:\/\/www.amboilati.org\/chantier\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/18931","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"http:\/\/www.amboilati.org\/chantier\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"http:\/\/www.amboilati.org\/chantier\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"http:\/\/www.amboilati.org\/chantier\/wp-json\/wp\/v2\/users\/1"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"http:\/\/www.amboilati.org\/chantier\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=18931"}],"version-history":[{"count":9,"href":"http:\/\/www.amboilati.org\/chantier\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/18931\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":19023,"href":"http:\/\/www.amboilati.org\/chantier\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/18931\/revisions\/19023"}],"wp:attachment":[{"href":"http:\/\/www.amboilati.org\/chantier\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=18931"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"http:\/\/www.amboilati.org\/chantier\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=18931"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"http:\/\/www.amboilati.org\/chantier\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=18931"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}