{"id":14910,"date":"2020-04-02T11:52:57","date_gmt":"2020-04-02T09:52:57","guid":{"rendered":"http:\/\/www.amboilati.org\/chantier\/?p=14910"},"modified":"2024-02-04T18:43:28","modified_gmt":"2024-02-04T16:43:28","slug":"echos-maisons","status":"publish","type":"post","link":"http:\/\/www.amboilati.org\/chantier\/echos-maisons\/","title":{"rendered":"Echos maisons"},"content":{"rendered":"<blockquote><p>Un texte de <a href=\"http:\/\/www.amboilati.org\/chantier\/pistes-et-sillages\/\"><em>Pistes et sillages<\/em><\/a>, une s\u00e9rie de textes po\u00e9tiques n\u00e9s de l&rsquo;\u00e9coute des pr\u00e9f\u00e9r\u00e9s de la discoth\u00e8que. Base d&rsquo;improvisation, ou simplement paysage et divagation. Une anthologie.<\/p><\/blockquote>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><img decoding=\"async\" src=\"https:\/\/i.discogs.com\/tZgBJPCb4gzWggJUdLWJfarNahIzDcQG8QDfgDmvW00\/rs:fit\/g:sm\/q:90\/h:600\/w:600\/czM6Ly9kaXNjb2dz\/LWRhdGFiYXNlLWlt\/YWdlcy9SLTQ0NjM2\/MC0xNDQ4Mjc0Mzk3\/LTgyNTAuanBlZw.jpeg\" width=\"300\" \/><\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>{\u00e0 partir de <em>Dub housing<\/em>, Pere Ubu, 1978}<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<h2>Manard<\/h2>\n<p>Urgence est le mot que je voudrais ici cerner dans son \u0153il.<br \/>\nParce qu\u2019apr\u00e8s tout, une fois qu\u2019on s\u2019est d\u00e9barrass\u00e9 de l\u2019inconv\u00e9nient de la mort (c\u2019est-\u00e0-dire qu\u2019on l\u2019a embrass\u00e9e sur la bouche \u2013 embarrass\u00e9e sur la bouche), il convient de s\u2019exposer \u00e0 la lumi\u00e8re de la vitesse.<br \/>\nAlors parfois on tombe de haut.<br \/>\nParce que ce qu\u2019on prenait pour la folie \u00e9tait juste une intensit\u00e9, un \u00e9clairage.<br \/>\nCe qu\u2019on prenait pour l\u2019urgence, une envie.<br \/>\nCe qu\u2019on prenait pour la vitesse m\u00eame, rien que de la gravit\u00e9, de la densit\u00e9, du destin.<br \/>\n(Voyez comme on permute les mots les lettres les essences.)<\/p>\n<p>(Comment \u00e7a sonne.)<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<h2>Sur la surface<\/h2>\n<p>La-la. La-la.<br \/>\nPays surfacique, \u00e7a devrait glisser.<\/p>\n<p>Pourtant rien n\u2019est simple, jamais.<br \/>\nPrenez une t\u00f4le, une t\u00f4le qui prend bien la lumi\u00e8re comme le vent\u00a0; quand m\u00eame elle est souple et peut gondoler, elle demeure enti\u00e8re\u00a0; choquez la t\u00f4le.<br \/>\nChoquez la t\u00f4le.<br \/>\nElle porte un coup. Une fois m\u00eame, elle pourrait se forer. Portez un choc aigu, comme un pic ou une lame, ou le plat du tournevis.<br \/>\n(En passant, le plat contre le plat, mais avec une fonction ((en passant, une fonction n\u2019est jamais qu\u2019une factorisation, ou bien ?)), bim, le choc.)<br \/>\nUn accroc dans la t\u00f4le. Il sera \u00e0 jamais l\u00e0. La t\u00f4le est accroch\u00e9e.<br \/>\nAlors il y a ce copeau, absurde sur le lisse du plat de la surface de la t\u00f4le, comme une languette ou une lamelle, ou une dent\u00a0; alors plus de clinche, de frette, d\u2019enture possible. Il y a d\u00e9chirure, et alors tout usage deviendra p\u00e9rilleux, sinon mortel.<\/p>\n<p>Cela n\u2019emp\u00eache pas la f\u00eate, la-la, la-la, et les ballons et les fanions et les lampions. Les vacances, la mer, la plage. Le ballon est crev\u00e9, mais\u00a0; le sable est coupant, mais\u00a0; il pleut, mais.<\/p>\n<p>Une \u00e9charde dans le pied.<\/p>\n<p>Et le sirop,<br \/>\nd\u2019un go\u00fbt \u00e9trange.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<h2>\u00c9chos maisons<\/h2>\n<p>Il faudrait trouver des passerelles ou des tunnels, des co\u00efncidences et des sympt\u00f4mes, de mani\u00e8re \u00e0 cr\u00e9er un grand livre, plein de r\u00e9\u00e9criture et relectures, et c\u2019est pourquoi la musique est sur des disques.<br \/>\nOn est arriv\u00e9 au gros morceau, si c\u2019est un trait\u00e9 de l\u2019inqui\u00e9tude, on est ici dans l\u2019une de ses formes favorites et, de surcro\u00eet, l\u2019un de ses loci typici.<br \/>\nOn prendrait un plan, un motif, une s\u00e9quence et une boucle, on mixerait tout cela et on aboutirait \u00e0 un disque.<\/p>\n<p>L\u2019espace lui, n\u2019est pas friand de courbes, il pr\u00e9f\u00e8re les angles. Si la courbe existe (les galets, les vagues, les atomes, les plan\u00e8tes, le vent, les fonctions math\u00e9matiques) ce n\u2019est que parce qu\u2019il existe le mouvement. Sans mouvement pas de courbe.<br \/>\nIl nous faut donc examiner le disque du point de vue cin\u00e9tique\u00a0: la musique est une esp\u00e8ce d\u2019incarnation symbolique de la courbure. Et c\u2019est tout. Les ondes. L\u2019ondulation.<br \/>\nLa musique est un concentr\u00e9 de la mer, du flux et du reflux, du sac et du ressac. La musique est une forme augment\u00e9e du mouvement.<\/p>\n<p>La musique dans les oreilles (qui sont un complexe balancier et forge de minuscules glissements et heurts et par cons\u00e9quent sont une structure accomplie et complexe de la courbe \u00e9rig\u00e9e en spirale, tortillon, passementeries), la musique dans une pi\u00e8ce, la musique dans un b\u00e2timent.<br \/>\nC\u2019est le point.<br \/>\nParce que par le volume engrang\u00e9 par les murs, les sols et les plafonds, la musique r\u00e9sonne. Et, r\u00e9sonnant, elle donne l\u2019\u00e9cho.<br \/>\nEt, donnant l\u2019\u00e9cho, elle entame une s\u00e9rie et une s\u00e9rie est un mouvement.<br \/>\nMais les \u00e9chos s\u2019emm\u00ealent, et se bab\u00e8lent \u00e0 nouveau. La maison nuit \u00e0 la musique, d\u00e8s qu\u2019on \u00e9rige monuments, arches et salons d\u2019apparat et jeux de lumi\u00e8re.<br \/>\nAlors qu\u2019on devrait jouer et \u00e9couter jouer, tu parles\u00a0!<\/p>\n<p>On te somme de parler.<br \/>\nOn r\u00e9fute le silence. On le r\u00e9duit en mille petits bouts d\u2019insectes.<br \/>\nOn ne se doute pas que la multitude ainsi cr\u00e9\u00e9e peut devenir un monstre de silence. Un cliquetis indicible, le mouvement d\u2019une patte de grillon ne fait aucun bruit \u00e0 notre oreille. En revanche milliards de millions de mouvements de millions de milliards de pattes, c\u2019est une autre cacophonie.<\/p>\n<p>Parle\u00a0!<br \/>\nTu parles\u00a0!<br \/>\nTu parles\u00a0!<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<h2>Le miroir de Caligari<\/h2>\n<p>Le rasoir d\u2019Ockham ne suffisait pas \u00e0 l\u2019attirail de l\u2019inqui\u00e9tude, voici maintenant le miroir de Caligari. \u00c9videmment, pour nous qui sommes de la partie, nous comprenons de suite l\u2019allusion.<\/p>\n<p>Le rasoir est inutile sans le miroir, en somme, ou quasi.<\/p>\n<p>Le g\u00e9nie (ou l\u2019astuce, ou l\u2019int\u00e9r\u00eat) du miroir est au contraire du rasoir de d\u00e9multiplier les r\u00e9alit\u00e9s comme on le vient de le voir d\u2019ailleurs dans l\u2019architecture ciment\u00e9e.<br \/>\nDonc le rasoir se r\u00e9verb\u00e8re \u00e0 l\u2019infini, et raser est impossible.<br \/>\nC\u2019est une trouvaille, comme la drogue ou la gn\u00f4le, \u00e7a rend dingue.<\/p>\n<p>Le marin a rat\u00e9 son bateau, p\u00e9t\u00e9.<br \/>\nLe marin a rat\u00e9 son bateau, erre dans les ruelles, trouve une fille et un h\u00f4tel, se regarde dans la glace, le rasoir dans la main.<\/p>\n<p>Maintenant tu dois marcher, trouver un bus, prendre un bus\u2026<br \/>\nQu\u2019est-ce que tu fous avec ce marin\u00a0?<br \/>\nQu&rsquo;est-ce que tu fous avec ce trottoir ?<br \/>\nQu\u2019est-ce que tu vois dans le miroir\u00a0?<br \/>\nS\u00e9rieux\u00a0?<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<h2>Frissonneur\u00a0!<\/h2>\n<p>Marcher dans les ruelles, retrouver une maison, un lieu prot\u00e9g\u00e9, mais il y a ces voix, ces regards, il y a ces gens bizarres, et il y a les insectes, les rats, les gabians.<br \/>\n\u00c7a crisse encore, \u00e7a grince toujours, \u00e7a ne cesse pas de grimacer.<br \/>\nEt geindre et g\u00e9mir.<br \/>\nEt g\u00e9sir.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<h2>J\u2019attendrai<\/h2>\n<p>Parce qu\u2019il n\u2019y a pas de raison, comme tu dis, et que les aspects pratiques forment des mondes possibles, j\u2019attendrai.<br \/>\nJ\u2019attendrai que la ville se fissure.<br \/>\nJ\u2019attendrai que le monde se d\u00e9couse.<br \/>\nBlang\u00a0!<br \/>\nJ\u2019attendrai. Blang\u00a0! blang\u00a0!<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<h2>Vider les fonds de bouteilles<\/h2>\n<p>Encore une notice d\u2019\u00e9piphanie, une pastille de divulgation.<br \/>\nParce que heu heu heu heu heu quelque chose comme Elle arrive<br \/>\narrive<br \/>\nHeu heu&#8230; ha\u00a0! ha\u00a0!<\/p>\n<p>Elle arrive et  les nuages (un, quatre, neuf) seront bien gard\u00e9s.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<h2>F\u00eate dans\u00e9e chez Ubu<\/h2>\n<p>Le chemin des primev\u00e8res porte<br \/>\nvers une sereine m\u00e9ditation<br \/>\nune saine <\/p>\n<p>La-la-laaa<\/p>\n<p>Les \u00e9pines comme les insectes<br \/>\nmettent en \u00e9veil les sens<br \/>\net justement nou<\/p>\n<p>Grr, grr grlaaa<\/p>\n<p>Tout ce que j\u2019ai b\u00e2ti<br \/>\nen semoule et parlote<br \/>\navec raison sera bal<\/p>\n<p>Kkk, kkh, kkh\u00a0! La LA LA<br \/>\nLRA LRRA LRRAA\u00a0! LRGLA\u00a0!<br \/>\nGL gl gl&#8230;<br \/>\nKkh (kr kr) kkh\u00a0!<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<h2>Souffle ma belle<\/h2>\n<p>Voici un tableau en entier, ma\u00eetris\u00e9 comme un autel, ou un temple, je ne sais pas, une pomme.<br \/>\nComme une trompe<br \/>\nun tuyau sale<br \/>\nun circuit vici\u00e9<\/p>\n<p>Comme pas un<\/p>\n<p>Une enveloppe ou plus justement une paire d\u2019enveloppe, voil\u00e0, des membranes, qui entre elles interagissent\u00a0; on discerne des filaments, des petites z\u00e9brures qui jaillissent\u00a0; dessous il y a quelque chose qui gigote, comme un code vocal, ou une po\u00e9sie<br \/>\noubli\u00e9e<br \/>\net tout \u00e7a se heurte un peu aux encoignures.<\/p>\n<p>Comme une esp\u00e8ce de m\u00e9moire, trac\u00e9e (ni \u00e9crite, ni grav\u00e9e) \u00e0 l\u2019int\u00e9rieur d\u2019elle-m\u00eame, d\u2019un globe, d\u2019une rognure.<\/p>\n<p>Pure m\u00e9taphysique<br \/>\n&#038; \u00e9lectrique,<br \/>\nha.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<h2>Codex<\/h2>\n<p>Couronne, finalement, par un vrai voyage quichotte.<\/p>\n<p>De grands arbres de savanes derri\u00e8re lesquelles des pieds gigantesques<br \/>\nd\u2019\u00eatres sans t\u00eate, qui avancent s\u00fbrement<br \/>\nd\u00e9cid\u00e9s<\/p>\n<p>Et tu passes l\u00e0, sur la carte<br \/>\nsous la carte<br \/>\nje pense \u00e0 toi<br \/>\nje pense \u00e0 toi tout le temps<\/p>\n<p>Ils r\u00e9\u00e9crivent depuis le sable<br \/>\nles mythologies de demain<br \/>\nnourrie de cin\u00e9ma<br \/>\nde stroboscopes<br \/>\nd\u2019amph\u00e9tamine<br \/>\nd\u2019appels d\u2019offre<\/p>\n<p>Le moderne quoi<\/p>\n<p>Je pense \u00e0 toi,<br \/>\nje pense \u00e0 toi<br \/>\ntout le temps<\/p>\n<p>De vastes \u00e9tendues de couleurs hachur\u00e9es, on y discerne des alignements<br \/>\nmais vu d\u2019ici on ne sait pas si ce sont des m\u00e9galithes<br \/>\ndes processions ou des exodes<br \/>\nou des bancs qui chassent<br \/>\nou des troupeaux qui s\u2019abreuvent<br \/>\nou des nu\u00e9es qui virevoltent<br \/>\n(pour le plaisir ou la folie)<\/p>\n<p>Ici, ou<br \/>\nl\u00e0,<br \/>\nje pense \u00e0 toi tout le temps<\/p>\n<p>Je pense \u00e0 toi tout le temps<\/p>\n<p>Des amoncellements forment des reliefs, tout de suite cela cr\u00e9\u00e9 l\u2019humidit\u00e9,<br \/>\nle joli \u00e9ventail des ombres<br \/>\npeut-\u00eatre m\u00eame un matin avec des bols<br \/>\net un soir avec des verres<br \/>\net des porte-cigarettes entre les deux<br \/>\nquand le soleil (mais la pluie aussi pareil) \u00e9crase tout<br \/>\nde fatigue de lassitude.<\/p>\n<p>Je vais je viens<br \/>\nje reviens je retourne<br \/>\net je pense \u00e0 toi<\/p>\n<p>Je pense \u00e0 toi tout le temps<br \/>\nJe pense \u00e0 toi tout le temps<br \/>\nJe pense \u00e0 toi tout le temps<\/p>\n<p>La pelote se d\u00e9noue, comme le v\u00eatement tombe comme le soir tombe<br \/>\ncomme le feu s\u2019\u00e9teint<br \/>\nouvrant grand la gueule<br \/>\nde la nuit<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Un texte de Pistes et sillages, une s\u00e9rie de textes po\u00e9tiques n\u00e9s de l&rsquo;\u00e9coute des pr\u00e9f\u00e9r\u00e9s de la discoth\u00e8que. Base d&rsquo;improvisation, ou simplement paysage et divagation. Une anthologie. &nbsp; &nbsp; {\u00e0 partir de Dub housing, Pere Ubu, 1978} &nbsp; Manard Urgence est le mot que je voudrais ici cerner dans son \u0153il. Parce qu\u2019apr\u00e8s tout,&#8230;<\/p>\n","protected":false},"author":1,"featured_media":0,"comment_status":"open","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"footnotes":""},"categories":[242,3533,1056],"tags":[1058,2097,2093],"class_list":["post-14910","post","type-post","status-publish","format-standard","hentry","category-chantiers","category-pistes-et-sillages","category-poesies","tag-musique","tag-pere-ubu","tag-post-punk"],"_links":{"self":[{"href":"http:\/\/www.amboilati.org\/chantier\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/14910","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"http:\/\/www.amboilati.org\/chantier\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"http:\/\/www.amboilati.org\/chantier\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"http:\/\/www.amboilati.org\/chantier\/wp-json\/wp\/v2\/users\/1"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"http:\/\/www.amboilati.org\/chantier\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=14910"}],"version-history":[{"count":9,"href":"http:\/\/www.amboilati.org\/chantier\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/14910\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":17855,"href":"http:\/\/www.amboilati.org\/chantier\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/14910\/revisions\/17855"}],"wp:attachment":[{"href":"http:\/\/www.amboilati.org\/chantier\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=14910"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"http:\/\/www.amboilati.org\/chantier\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=14910"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"http:\/\/www.amboilati.org\/chantier\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=14910"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}