{"id":14383,"date":"2019-02-21T08:28:28","date_gmt":"2019-02-21T06:28:28","guid":{"rendered":"http:\/\/www.amboilati.org\/chantier\/?p=14383"},"modified":"2024-05-12T12:11:07","modified_gmt":"2024-05-12T10:11:07","slug":"bonhomme-de-chemin","status":"publish","type":"post","link":"http:\/\/www.amboilati.org\/chantier\/bonhomme-de-chemin\/","title":{"rendered":"Bonhomme de chemin<br ><font size=3>[Perche]<\/font>"},"content":{"rendered":"<p><center>><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"alignnone size-medium wp-image-14448 aligncenter\" src=\"http:\/\/www.amboilati.org\/chantier\/wp-content\/uploads\/2019\/02\/IMG_2887-300x169.jpg\" alt=\"\" width=\"300\" height=\"169\" srcset=\"http:\/\/www.amboilati.org\/chantier\/wp-content\/uploads\/2019\/02\/IMG_2887-300x169.jpg 300w, http:\/\/www.amboilati.org\/chantier\/wp-content\/uploads\/2019\/02\/IMG_2887-768x432.jpg 768w, http:\/\/www.amboilati.org\/chantier\/wp-content\/uploads\/2019\/02\/IMG_2887-1024x576.jpg 1024w, http:\/\/www.amboilati.org\/chantier\/wp-content\/uploads\/2019\/02\/IMG_2887.jpg 1920w\" sizes=\"auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px\" \/><\/center><\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<blockquote><p>Microfiction (<em>c\u00e9rofiction<\/em>) de la s\u00e9rie <em><a href=\"http:\/\/www.amboilati.org\/chantier\/residences\/\">R\u00e9sidences<\/a><\/em> et \u00e9crite \u00e0 l&rsquo;occasion de la r\u00e9sidence <em><a href=\"http:\/\/livre.ciclic.fr\/benoit-vincent-situer\" target=\"_blank\" rel=\"noopener noreferrer\">Situer<\/a><\/em> organis\u00e9e avec Ciclic en r\u00e9gion Centre-Val de Loire<\/p><\/blockquote>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p align=\"right\"><font size=1\"><i>Well, I saw an old man<br \/>\nwalking in my place<br \/>\nAnd he looked at me,<br \/>\nit could have been my face<br \/>\nHis words were kind<br \/>\nbut his eyes were wild<\/i><\/font><\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><i>Tu chemines. Tu chemines sans te retourner. Sans te retourner, par les chemins creux, tu avances. Est-ce que tu fuis quelque chose, je ne sais pas. Est-ce que tu es press\u00e9 pour te rendre quelque part, je ne sais pas. Je ne sais rien. Je ne sais rien de toi.<\/i><br \/>\n<i>Toujours est-il que tu chemines. Toujours, tu chemines. Il faut bien avancer.<\/i><br \/>\n<i>Est-ce le jour qui d\u00e9cline ? Ce cr\u00e9puscule ? Est-ce l\u2019aube encore incertaine ? Je n\u2019en sais rien non plus. Je ne sais pas grand\u2019chose.<\/i><\/p>\n<p><center>*<\/center><\/p>\n<p>La r\u00e9p\u00e9tition des gestes devrait faire passer le temps plus vite, mais c\u2019est tout le contraire qui se produit. La r\u00e9p\u00e9tition des gestes, qui peu \u00e0 peu transforme la main en outil, le corps en machine et l\u2019esprit en programme, en faisant mine de nier le temps, en v\u00e9rit\u00e9 l\u2019arr\u00eate et le fige, en quelque sorte le d\u00e9nature. Le temps qui ne manque plus, le temps ferm\u00e9, est une catastrophe.<br \/>\nAlors, chacun n\u2019avait de cela qu\u2019une vision infime, tout \u00e0 la fois personnelle, intime, et donc difficilement communicable (un peu de honte donnait son vernis) et une vision partiale, un peu pour les m\u00eames raisons (on ne se plaignait pas devant les autres), un peu parce que cela \u00e9tait nouveau et que ce qui est nouveau impressionne, en ce que l\u2019on apporte plus de cr\u00e9dit \u00e0 la forme nouvelle cens\u00e9e traduire un certain progr\u00e8s, une certaine am\u00e9lioration du monde, qu\u2019\u00e0 ses propres sentiments, se jugeant soi-m\u00eame sans doute trop lent, ou trop retors, ou trop faible pour supporter la vague qui porte vers l\u2019\u00ab \u00e9mancipation \u00bb.<\/p>\n<p><center>*<\/center><\/p>\n<p><i>Je sais que, depuis ma fen\u00eatre, la cour pav\u00e9e dispara\u00eet sous de gros flocons et sans doute en est-il de m\u00eame de la rue devant la maison, du village, de la ville voisine et des espaces vari\u00e9s entre les deux, les champs o\u00f9 tu as travaill\u00e9 <\/i><i>jadis, l\u2019usine o\u00f9 tu travailles maintenant<\/i><i>\u2026 les <\/i><i>vergers<\/i><i> <\/i><i>o\u00f9 se d\u00e9roulaient de longues journ\u00e9es aussi, <\/i><i>o\u00f9 tu as dormi aussi et o\u00f9 tu t\u2019es cach\u00e9\u2026 les haies que tu as pens\u00e9es, fa\u00e7onn\u00e9es, tress\u00e9es, accroch\u00e9es et m\u00eame arrach\u00e9es\u2026 les carri\u00e8res o\u00f9 tu as us\u00e9 les outils et le corps, <\/i><i>jusqu\u2019\u00e0 <\/i><i>l\u2019\u00e9puisement.<\/i><br \/>\n<center>*<\/center><\/p>\n<p>Les a\u00efeux parlaient, par un tour \u00e9trange qui doit \u00eatre, sans doute, le propre de l\u2019histoire, \u00e0 savoir, plut\u00f4t, le g\u00e9nie singulier du r\u00e9cit, je veux dire de la narration, et, \u00e0 travers leurs paroles, les a\u00efeux d\u00e9peignaient un monde qui nous semblait \u00e0 tous rendu inaccessible, un monde d\u00e9sormais r\u00e9volu, dont la violence et la duret\u00e9 paraissaient une formalit\u00e9 au regard de ce que la coh\u00e9sion et la connivence du groupe semblait y repr\u00e9senter.<br \/>\nLorsque furent \u00e9parpill\u00e9s les d\u00e9bris fumant des derni\u00e8res maisons, on chercha \u00e0 former de nouvelles communaut\u00e9s, mais celles-ci \u00e9taient plus tristes, comme r\u00e9sign\u00e9es, comme trop conscientes de leur semblance nouvellement construite&#8230;<\/p>\n<p><center>*<\/center><\/p>\n<p><i>Il neige, et ce n\u2019est pas souvent, mais ce paysage te va bien. La neige et le froid ralentissent le temps, et tu appr\u00e9cies le temps ralenti. Pourtant tu chemines, tu t\u2019agites dans la marche, non sans rigueur bien s\u00fbr, mais quelque chose, en toi, autour de toi, semble faire menace, menace sans danger, menace sourde, mais menace, poids, comme ce qu\u2019on sait qui peut surgir, comme ce qui surgit, au contraire de tout ce qui ne surgit pas, ne surgit jamais. Comme les vaches, le b\u00e9tail. M\u00eame le cheval.<\/i><\/p>\n<p><center>*<\/center><\/p>\n<p>Mais la r\u00e9p\u00e9tition fatigue. Travailler fatigue. Travailler <i>comme cela <\/i>fatigue.<br \/>\nIl est loin le temps o\u00f9 il s\u2019agissait de cultiver, entretenir, choyer, avec les b\u00eates, un lopin de terre \u00e0 proximit\u00e9 du village. La vie \u00e9tait alors rythm\u00e9e par la ferme et ses saisons. Les semailles et le v\u00ealage, le nourrissage et le labour&#8230; On regarde aujourd\u2019hui tout cela l\u2019\u0153il amus\u00e9, avec le recul d\u2019un almanach, parce que pour une part cette mati\u00e8re nous est devenue \u00e9trang\u00e8re (m\u00eame si nos enfances ont souvent un pied \u00e0 la campagne), et un peu aussi parce que toute cette mythologie (qui accompagnait le travail et la vie en tant que tels) a \u00e9t\u00e9 fa\u00e7onn\u00e9e de toute pi\u00e8ce, pour nous comme pour eux.<br \/>\nPuis, en quelque sorte, est arriv\u00e9 le train.<br \/>\nUne dit : \u00ab Avec l\u2019arriv\u00e9e du train c\u2019est tout le paysage qui change. C\u2019est pas seulement pour le train, mais tout ce que la venue du train implique. En somme le train passe dans notre pays, qu\u2019est pas tellement fait pour le train d\u2019ailleurs, et faut lui trouver de la place.<br \/>\nC\u2019est que le train est comme un long cordeau qui vient, on ne sait pas trop d\u2019o\u00f9, et qui va, on ne sait pas trop o\u00f9, m\u00eame si on sait qu\u2019il vient de Chartres et qu\u2019il m\u00e8ne jusqu\u2019\u00e0 la mer ou presque, \u00e0 Bordeaux, mais c\u2018est loin Bordeaux ; eux, ceux du train, ils disent \u201cc\u2019est pratique pour vous, vous pouvez aller voir vos familles ou aller \u00e0 la mer en vacances\u201d<\/span>.<br \/>\nNous on veut bien qu\u2019il passe par chez nous, mais pour ce qui est des familles ou des vacances\u2026 D\u00e9j\u00e0, on a toujours quelque chose \u00e0 faire ici, on n\u2019a pas le temps de s\u2019ennuyer\u2026 Puis la mer\u2026 on a la n\u00f4tre ici, en moins chic peut-\u00eatre mais quand m\u00eame, puis question d\u2019aller voir ailleurs, les gens d\u2019ailleurs, ils ne sont pas toujours contents de nous voir d\u00e9barquer, d\u2019ailleurs ils ne viennent pas tellement nous voir non plus&#8230; moi je crois que finalement les gens ne sont pas si mal chacun chez eux.<br \/>\nEt bon \u2018faut que le train il serpente comme \u00e7a, sans fin, avec tout son syst\u00e8me de rails et de gares, et c\u2019est facile pour lui quand c\u2019est dans les champs ouverts, comme tout le quartier jusqu\u2019\u00e0 Ch\u00e2teaudun, mais chez nous c\u2019est une autre histoire. Parce que cette ligne droite, et seule, elle doit entrer en contact avec nos lignes \u00e0 nous qui sont nombreuses et en tous sens, on dirait une pelote de fils, si on veut. \u00bb<\/p>\n<p><center>*<\/center><\/p>\n<p><i>Les enfants, qui ont grandi dans la ferme, ont \u00e9chang\u00e9 leur temps de travail contre le temps d\u2019\u00e9cole. Ils ont emmagasin\u00e9 de nouveaux chemins, de nouveaux paysages, et puis il sont partis. Pendant ce temps les haies progressaient, les champs se fermaient, on manquait de bras. On a alors c\u00e9d\u00e9 \u00e0 la facilit\u00e9, et la facilit\u00e9 c\u2019est la machine, et la machine c\u2019est moins de bras, moins de chevaux, et la machine c\u2019est le progr\u00e8s. A la brass\u00e9e d\u2019un peu de poules, d\u2019un peu de b\u00e9tail, d\u2019un peu de froment, d\u2019un peu de fruits, on a substitu\u00e9 des champs, immenses, rectangulaires et uniformes.<\/i><\/p>\n<p><center>*<\/center><\/p>\n<p>Je viens donc te rendre visite, toi qui dessines les paysages, c\u2019est-\u00e0-dire toi qui parles la langue des lignes et des formes, et de leur confrontation. Toi qui parles la langue qui est l\u2019interface entre l\u2019\u0153il et la main.<br \/>\nL\u2019un, le premier, dit : \u00ab Pour nous, cette force [le travail du paysage], \u00e7a faisait peloton, un petit moteur de courage et d\u2019espoir, face \u00e0 nos bord\u00e9es qui s\u2019ouvraient de plus en plus, faces aux champagnards qui nous entourent ; pas plus tard qu\u2019hier M. m\u2019a dit que les pi\u00e8ces du gros Pierre avaient \u00e9t\u00e9 compl\u00e8tement d\u00e9frich\u00e9es, encore un chemin creux et ses bordures, les plesses et les tresses, qui sont partis en feu et fum\u00e9e. \u00bb<br \/>\nJe saisis qu\u2019il est plus facile d\u2019apprendre \u00e0 faire de robustes trognes \u00e0 des gens de loin qu\u2019\u00e0 des bonhommes de foin. Il reprend : \u00ab Ils disent que c\u2019est le progr\u00e8s. Vous devriez vendre, ouvrir, ils disent, ouvrir ! ouvrir ! c\u2019est leur obsession ! S\u2019ils viennent ici, avec leurs assureurs et leurs huissiers, ils voudraient bien ouvrir toute la France, et comment ! \u00bb<\/p>\n<p><center>*<\/center><\/p>\n<p><i>Je te vois marcher, avancer, malgr\u00e9 un dr\u00f4le de vent qui souffle maintenant en sens contraire. Rabat ta casquette et projette parfois dans tes yeux du gr\u00e9sil solide comme du sable.<\/i><br \/>\n<i>Le vent, c<\/i><i>\u2019est tout un art que de passer d\u2019un croisement \u00e0 une c\u00f4te, dans la nuance subtile des agencements, au sens de l\u2019ajustement des reliefs. Toi tu connais les traverses, les halliers et les <\/i><i>essarts<\/i><i>, tu sais <\/i><i>raccommoder<\/i><i> les \u00e9carts, avec les foyers.<\/i><\/p>\n<p><center>*<\/center><\/p>\n<p>Eux : \u00ab Ouvrir, \u00e9ventrer, je pense souvent \u00e0 \u00e7a. Nous on a des parcelles, des enclos, on a le bocage : on ne peut pas ouvrir comme \u00e7a, inconsid\u00e9r\u00e9ment, on a des contraintes. Nous, c\u2019est tout un art de l\u2019abri, de la vannerie, du tissage, que nous avons d\u00e9velopp\u00e9. Nos chemins creux, nos haies, nos arches tress\u00e9es de bois, nos trognes, c\u2019est tout un art de l\u2019enclosure qu\u2019on a. Eux voudraient tout ouvrir, faire tomber les arbres et les arbustes, combler colmater les creux, d\u00e9nouer d\u00e9lier tous les n\u0153uds et les liens que pendant des si\u00e8cles nous avons patiemment faits. \u00bb<br \/>\nUne autre : \u00ab Beaucoup d\u2019enfants percherons sont all\u00e9s travailler dans les fermes beauceronnes \u00ab\u00a0modernes\u00a0\u00bb (sans haies, sans foss\u00e9s, sans trop d\u2019arbres et d\u2019obstacles), qui les ont fait r\u00eaver\u2026 cela explique certainement (en plus de la politique agricole, des remembrements, des drainage), et en raison de la proximit\u00e9 g\u00e9ographique, comment, revenus au pays, beaucoup d\u2019entre eux ont imit\u00e9 ce mod\u00e8le et son paysage\u2026 \u00bb<br \/>\nUn autre : \u00ab Quant au chemin de fer, il accompagne depuis presque un si\u00e8cle et demi cette r\u00e9volution industrielle et agricole qui a vid\u00e9 les campagnes : depuis la ligne Paris-Bordeaux, les voies m\u00e9triques qui avaient abouti entre les deux guerres, et pour quelques ann\u00e9es seulement, \u00e0 un maillage maximum du territoire, puis l\u2019abandon de ces lignes au profit de celles \u00e0 grande vitesse\u2026<br \/>\nNous, on a les chevaux.<br \/>\nIls ne vont tout de m\u00eame pas croire qu\u2019on va se passer de nos chevaux parce que le train arrive, alors m\u00eame qu\u2019on a fourni la capitale, la m\u00eame capitale que celle du train, en chevaux depuis des g\u00e9n\u00e9rations ? M\u00eame aux Am\u00e9riques. M\u00eame aux Am\u00e9riques. \u00bb<\/p>\n<p><center>*<\/center><\/p>\n<p><i>Je te vois marcher, tu cherches \u00e0 ne pas quitter le chemin creux. Tu cherches \u00e0 rester dans la for\u00eat. <\/i><br \/>\n<i>Tu cherches, haletant, petite foul\u00e9e, \u00e0 ne pas sortir \u00e0 d\u00e9couvert. Ne pas te faire remarquer. Modeste. Un passereau. Un colima\u00e7on.<\/i><\/p>\n<p><center>*<\/center><\/p>\n<p>Je vois le dessin que tu fais. Je visite ton atelier. Je vois les bois flott\u00e9s, les fleurs s\u00e9ch\u00e9es, les cailloux ramass\u00e9s ; je vois les cr\u00e2nes de petits animaux non identifi\u00e9es, toutes les petites dents d\u2019\u00e9mail \u00e9clatant, sagement align\u00e9es. Je vois les bocaux, les planches d\u2019herbier, les gravures, les lentilles, les outils, les gabarits, les chutes. Toute la panoplie des crayons gras, des aquarelles, des fusains. Et tous les papiers.<br \/>\nNous passons dans le jardin. Je vois qu\u2019il est une pi\u00e8ce de la long\u00e8re. Nous prenons une orangeade. Elle dit : \u00ab Nous sommes modestement revenus ici. J\u2019ai travaill\u00e9 \u00e0 Paris, \u00e0 Lyon, \u00e0 Bordeaux, que sais-je, mais nous sommes revenus ici, \u00e0 l\u2019\u00e9cart de la pulsation urbaine. C\u2019est un choix. Je ne pouvais pas m\u2019\u00e9loigner davantage du bocage. \u00bb Puis : \u00ab Je joue aussi un peu de la vi\u00e8le \u00e0 roue. \u00bb<\/p>\n<p><center>*<\/center><\/p>\n<p><i>Suivre ton chemin, avec ses trognes douces et rassurantes (rassurantes figures tot\u00e9miques, sauvages et monstrueuses mais chamaniques aussi, c\u2019est dire la parent\u00e8le) ton bonhomme de chemin.<\/i><br \/>\n&nbsp;<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>> &nbsp; Microfiction (c\u00e9rofiction) de la s\u00e9rie R\u00e9sidences et \u00e9crite \u00e0 l&rsquo;occasion de la r\u00e9sidence Situer organis\u00e9e avec Ciclic en r\u00e9gion Centre-Val de Loire &nbsp;<\/p>\n","protected":false},"author":1,"featured_media":0,"comment_status":"open","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"footnotes":""},"categories":[242,1090,3437],"tags":[3651,3645,3652,3653,3650,3551],"class_list":["post-14383","post","type-post","status-publish","format-standard","hentry","category-chantiers","category-fiction","category-residence","tag-boursay","tag-centre-region","tag-dominique-mansion","tag-loir-et-cher","tag-perche","tag-region-naturelle"],"_links":{"self":[{"href":"http:\/\/www.amboilati.org\/chantier\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/14383","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"http:\/\/www.amboilati.org\/chantier\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"http:\/\/www.amboilati.org\/chantier\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"http:\/\/www.amboilati.org\/chantier\/wp-json\/wp\/v2\/users\/1"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"http:\/\/www.amboilati.org\/chantier\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=14383"}],"version-history":[{"count":17,"href":"http:\/\/www.amboilati.org\/chantier\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/14383\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":18295,"href":"http:\/\/www.amboilati.org\/chantier\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/14383\/revisions\/18295"}],"wp:attachment":[{"href":"http:\/\/www.amboilati.org\/chantier\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=14383"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"http:\/\/www.amboilati.org\/chantier\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=14383"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"http:\/\/www.amboilati.org\/chantier\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=14383"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}