{"id":14022,"date":"2017-10-20T10:59:02","date_gmt":"2017-10-20T08:59:02","guid":{"rendered":"http:\/\/www.amboilati.org\/chantier\/?p=14022"},"modified":"2021-05-15T20:47:43","modified_gmt":"2021-05-15T18:47:43","slug":"naissance-d-octave","status":"publish","type":"post","link":"http:\/\/www.amboilati.org\/chantier\/naissance-d-octave\/","title":{"rendered":"II. Naissance d&rsquo;Octave"},"content":{"rendered":"<p><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" src=\"http:\/\/www.amboilati.org\/chantier\/wp-content\/uploads\/2017\/10\/Atia-300x231.jpg\" alt=\"\" width=\"300\" height=\"231\" class=\"alignnone size-medium wp-image-15053\" srcset=\"http:\/\/www.amboilati.org\/chantier\/wp-content\/uploads\/2017\/10\/Atia-300x231.jpg 300w, http:\/\/www.amboilati.org\/chantier\/wp-content\/uploads\/2017\/10\/Atia.jpg 429w\" sizes=\"auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px\" \/><\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<blockquote><p>Ce <strong>texte<\/strong> [Acte 1, sc\u00e8ne II] appartient \u00e0 <em>De par la ville de par le monde<\/em>, un <strong>roman<\/strong> en cours d&rsquo;\u00e9criture, en <strong>six actes<\/strong> et <strong>soixante-douze sc\u00e8nes<\/strong>, qui traite de la figure d&rsquo;<strong>Auguste<\/strong> dans l&rsquo;<strong>Empire romain<\/strong> et <strong>au-del\u00e0<\/strong>, sporadiquement mis en ligne ici&#8230; et expos\u00e9 <a href=\"http:\/\/www.amboilati.org\/chantier\/travaux\/de-par-la-ville-de-par-le-monde\/\">l\u00e0<\/a>.<\/p><\/blockquote>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>L&rsquo;ombre plane, quelque chose cr\u00e9pite dans un recoin sombre de la ville ou de la villa. Dans une rue \u00e9troite ou ailleurs, un cubiculum, ou m\u00eame l&rsquo;atrium. Une ombre, un souffle, un cliquetis. Comme des osselets projet\u00e9s. Comme des dents qui claquent.<\/p>\n<p>Il y a toujours quelque chose, dans un recoin, qui remue. C&rsquo;est \u00e7a, le pouvoir, cette sourde inqui\u00e9tude.<\/p>\n<p>L&rsquo;ombre planait et, dans le m\u00eame temps, dans le jardin o\u00f9 s&rsquo;\u00e9levaient, majestueux, trois grands arbres, l&rsquo;enfant jouait. L&rsquo;enfant a quatre ans, et son p\u00e8re, Caius Octavius Thurinus, vient de mourir, subitement, \u00e0 Nola. Il ne le sait pas encore, sa m\u00e8re, Atia Balba Caesonia, est assise sur un lit, dans l&rsquo;une des chambres de la ville ou de la villa<sup class='footnote'><a href='#fn-14022-1' id='fnref-14022-1' onclick='return fdfootnote_show(14022)'>1<\/a><\/sup>, et elle p\u00e8se son destin avec un serpentin de gaze, ou un chapelet de petits galets, ou des incrustations ocres, on ne voit pas d&rsquo;ici.<\/p>\n<p>Celui qui deviendra le premier des empereurs de Rome est n\u00e9 Caius Octavius le 23 septembre -63 \u00e0 Rome et meurt le 19 ao\u00fbt 14 sous le nom de Imperator Caesar Divi Filius Augustus. Petit-neveu de Jules C\u00e9sar<sup class='footnote'><a href='#fn-14022-2' id='fnref-14022-2' onclick='return fdfootnote_show(14022)'>2<\/a><\/sup> il n&rsquo;a aucune id\u00e9e de ce qui l&rsquo;attend, ne peut avoir aucune image du monde qui s&rsquo;ouvre dans la nouvelle que sa m\u00e8re est en passe de lui livrer.<\/p>\n<p>C&rsquo;est un enfant ch\u00e9tif, en proie aux fluxions de poitrine, aux rhumes chroniques ; il est malingre et p\u00e2le, et son entourage ne donne pas cher de sa peau ; s&rsquo;il \u00e9tait n\u00e9 au milieu des miasmes de la pl\u00e8be, il n&rsquo;aurait pas tenu une semaine. Mais le voil\u00e0 \u2014 sa m\u00e8re s&rsquo;en \u00e9tonne \u2014 du haut de ses quatre ans, qui se tient debout, qui ne cesse jamais de parler aux choses, enfin quand il est seul, le voil\u00e0 qui parle aux trois arbres, le peuplier, le blanc, la yeuse, le toujours-vert et le pin, le violac\u00e9, la triade qu&rsquo;il a \u00e9lue pour le repr\u00e9senter, l&rsquo;un de l&rsquo;eau, l&rsquo;autre de la montagne, le troisi\u00e8me pour la plaine et les sables.<\/p>\n<p>Sa m\u00e8re le regarde comme s&rsquo;il racontait des histoires, de petits jouets en bois \u00e0 peine, des cubes, des cailloux, des rameaux, et c&rsquo;est comme s&rsquo;il dessinait, dans le petit atrium pourtant exigu, dont une partie, d\u00e9grad\u00e9 par un r\u00e9cent orage formait comme un tumulus rocheux et sableux, soulev\u00e9 lentement par les racines du pin. C&rsquo;est comme s&rsquo;il dessinait une ville.<\/p>\n<p>S\u00fbr que ces arbres sont \u00e0 l&rsquo;\u00e9troit l\u00e0-dedans. La m\u00e8re.<\/p>\n<p>Pour l&rsquo;enfant Octave, ils sont comme des g\u00e9ants. Il les voit enjamber les hauts murs de travertin, et s&rsquo;\u00e9gayer dans l&rsquo;ager, avant de dispara\u00eetre \u00e0 jamais. Il les voit saisir le masque de forme \u00e9tranges, mais plus communes, qu&rsquo;ont voit partout ici ou l\u00e0, des grands, des adultes \u00e0 moiti\u00e9 nus, blancs de pierre, avec des tridents, des boucliers, des peaux de b\u00eate. Il les voit les agripper comme rien, les soulever et les projeter en l&rsquo;air comme rien, les \u00e9craser comme rien, les pulv\u00e9riser dans un bruissement de feuilles, un cliquetis de branches, un grondement sourd de tronc charg\u00e9 de s\u00e8ve&#8230; L&rsquo;enfant.<\/p>\n<p>&nbsp;<br \/>\n<center>\u271a<\/center><br \/>\n&nbsp;<\/p>\n<p>Deux ans plus tard, Atia se marie en seconde noce \u00e0 Lucius Marcius Philippus, et Octave est envoy\u00e9 \u00e0 Rome, chez sa grand-m\u00e8re Julia (la s\u0153ur de Jules). C&rsquo;est un moment d\u00e9cisif pour le gar\u00e7on (qui n&rsquo;a alors que six ans) parce qu&rsquo;il va finalement conna\u00eetre, respirer, et s&rsquo;impr\u00e9gner de la Ville. Pendant un temps, sans doute, rien ne se passe. Il est confi\u00e9 au p\u00e9dagogue Sphaerus<sup class='footnote'><a href='#fn-14022-3' id='fnref-14022-3' onclick='return fdfootnote_show(14022)'>3<\/a><\/sup>, et form\u00e9 comme n&rsquo;importe quel jeune homme de l&rsquo;\u00e9lite. Cela dure un peu, la vie, tranquillement, dans le faste et l&rsquo;\u00e9tude, la rigueur de la famille et de la science, peu d&rsquo;amis, beaucoup de soucis de sant\u00e9 (poumons, genoux, migraines) [>LAV2].<\/p>\n<p>Mais il y a Julia. Avant m\u00eame Jules, Julia \u00e9l\u00e8ve le gar\u00e7on, fa\u00e7onne ses mani\u00e8res, flatte son \u00e9go, fomente, si l&rsquo;on veut, une personnalit\u00e9. Julia est une femme forte, puissante, \u00e9l\u00e9gante, hautaine, fi\u00e8re. \u00ab\u00a0Elle ne laisse rien passer au jeune homme. Elle n&rsquo;est gu\u00e8re tendre, mais elle est toujours \u00e0 ses c\u00f4t\u00e9, m\u00eame aupr\u00e8s du p\u00e9dagogue, de son fr\u00e8re, de sa fille\u00a0\u00bb, croit savoir Agrippa<sup class='footnote'><a href='#fn-14022-4' id='fnref-14022-4' onclick='return fdfootnote_show(14022)'>4<\/a><\/sup>. Auguste, lui, est aussi lucide que pompeux sur le caract\u00e8re et les intentions de la dame : \u00ab\u00a0Le futur prince n&rsquo;\u00e9tait pas \u00e0 la hauteur, sa tutrice Julia a su lui inculquer non seulement les valeurs propres de la distinction, non seulement le go\u00fbt et le respect de la chose publique, mais elle su surtout nourrir le vertige qui lui rongeait le c\u0153ur, \u00e9paissir son enveloppe corporelle et gonfler son \u00e2me dans le respect de la vie et du labeur des hommes<sup class='footnote'><a href='#fn-14022-5' id='fnref-14022-5' onclick='return fdfootnote_show(14022)'>5<\/a><\/sup>.<\/p>\n<p>La proximit\u00e9 d&rsquo;Octave et de Julia est attest\u00e9e : la pr\u00e9sence de la vieille femme compense un peu l&rsquo;absence de sa m\u00e8re. Atia, d&rsquo;ailleurs, ne vit pas tr\u00e8s bien ces retrouvailles, les Romains sont superstitieux : quelque g\u00e9nie familial l&rsquo;\u00e9loignerait-il de son giron ?<\/p>\n<p>Car Jules C\u00e9sar a des vues sur son petit-neveu. Sans lui quel aurait \u00e9t\u00e9 le destin d&rsquo;Octave ? semblable \u00e0 celui de tas de jeunes branleurs, fils de nouveaux riches, qui fr\u00f4lent toujours la r\u00e9ussite mais demeurent immanquablement deux doigts trop loin \u2014 l&rsquo;aristocratie ne se laisse certes pas berner par quelques millions de sesterces ou de dollars de plus. Sans lui quel aurait \u00e9t\u00e9 le destin du monde ? Que serait un pays comme l&rsquo;Irak aujourd&rsquo;hui, par exemple, sans la r\u00e9solution de Jules ?<\/p>\n<p>Celui-ci sait en effet qu\u2019il n\u2019en a plus pour longtemps, et songe s\u00e9rieusement \u00e0 transf\u00e9rer son <em>auctoritas<\/em> avant que celle-ci ne s\u2019\u00e9puise, ou n\u2019\u00e9choie par m\u00e9garde au premier centurion venu (et ils sont nombreux \u00e0 croire non seulement la m\u00e9riter mais surtout en \u00eatre digne \u2014 c\u2019est l\u00e0 o\u00f9 ils se trompent). S\u2019il pense tout d\u2019abord \u00e0 Machin, fils de Machin, petit-fils de Machin, il se ravise assez t\u00f4t du fait de son caract\u00e8re emport\u00e9 et de sa corruption morale, r\u00e9v\u00e9l\u00e9e en 40 (nom barr\u00e9 d\u2019un trait double pour la fin des temps). Il n&rsquo;y a pas d\u2019h\u00e9ritier m\u00e2le officiel (en cela conforme aux institutions), plus proche&#8230; le jeune C\u00e9sarion qui deviendra Ptol\u00e9m\u00e9e XV n\u2019\u00e9tant pas \u00e9videmment une solution enviable aux yeux du clerg\u00e9 et du spqr : alors, mmm&#8230; Octave ?<\/p>\n<p>Mais voil\u00e0 que Julia, \u00e2g\u00e9e d&rsquo;\u00e0 peine 50 ans, meurt et emporte avec elle tout le pass\u00e9, et la promesse d&rsquo;une vie douillette (quoique rigoureuse) \u00e0 l&rsquo;abri du p\u00e9ristyle.<\/p>\n<p>Fait d\u00e9terminant (un de ces moments, dans la vie, o\u00f9 tout bascule, alors que tout aurait pu s&rsquo;\u00e9taler \u00e0 jamais, satin\u00e9e d&rsquo;aisance, comme dans la plus m\u00e9diocre des existences) : \u00e0 douze ans tout juste, Octave prononce l&rsquo;\u00e9loge fun\u00e8bre de Julie. On dit qu&rsquo;il a lui-m\u00eame choisi de le faire, et  de rev\u00eatir pour ce faire la toge pr\u00e9texte, pouss\u00e9 par la d\u00e9votion et le chagrin <sup class='footnote'><a href='#fn-14022-6' id='fnref-14022-6' onclick='return fdfootnote_show(14022)'>6<\/a><\/sup>. Des \u00e9crits que la tradition plus ou moins attest\u00e9e a conserv\u00e9s, on est surpris par le froid argumentaire du jeune homme.<\/p>\n<table border=\"0\">\n<tr>\n<td width=\"50%\">\n<strong>Augustus, <em>Quart.L.<\/em>, I.6.1<\/strong><br \/>\n[&#8230;]<br \/>\nIl dit : \u00ab\u00a0Et [si] c&rsquo;est \u00e0 [moi] qu&rsquo;il revient d&rsquo;allumer ce funeste b\u00fbcher \u2014 non que ce soit de ga\u00eet\u00e9 de c\u0153ur \u2014<br \/>\nau moins que ce soit en conscience : d&rsquo;avoir re\u00e7u de cette tr\u00e8s grande personne l&rsquo;amour de la tradition, incarn\u00e9 par le sang de ma famille, l&rsquo;amour du peuple et de la ville, que je voudrais ouvrir encore<br \/>\n[lac.]<br \/>\net dans la ros\u00e9e de la m\u00e9moire, en pens\u00e9e comme en acte, par le mot ou le glaive, [la] seconder sans faillir, sans faillir lui rendre gr\u00e2ce, dans la fureur de l&rsquo;amour(<em>in furore caritatis<\/em>) !\u00a0\u00bb\n<\/td>\n<td valign=\"top\">\n<strong>LAV, 2.2.2<\/strong><br \/>\nIl est culott\u00e9, le jeune homme, une fois n&rsquo;est pas coutume (\u00ab\u00a0<em>iterum mos nec<\/em>\u00ab\u00a0)<br \/>\nIl \u00e9tait plut\u00f4t cul-nu quand sa m\u00e9m\u00e9 l&rsquo;a grond\u00e9<br \/>\net ch\u00e2ti\u00e9 par ce qu&rsquo;il aimait plus le peuple que la ville<br \/>\net plus sa famille que la tradition<br \/>\net plus les mots que les armes<br \/>\net les fantoches que les dieux<br \/>\nbouh ! m\u00e9cr\u00e9ant ! m\u00e9cr\u00e9ant(\u00ab\u00a0<em>sic et hic ! haeriticus ! haeriticus !<\/em>\u00ab\u00a0) !\n<\/td>\n<\/tr>\n<\/table>\n<p>C&rsquo;est \u00e0 cet instant pr\u00e9cis (sur le <em>furore<\/em> je crois) que Jules remarque un je ne sais quoi dans son petit-neveu. C&rsquo;est \u00e0 ce moment-l\u00e0 que les al\u00e9as sont jet\u00e9s : ce gar\u00e7on d\u00e9j\u00e0 form\u00e9, d\u00e9j\u00e0 sensible \u00e0 la r\u00e9publique, d\u00e9j\u00e0 d\u00e9bordant de pietas, et assez fier d&rsquo;auctoritas pour affronter ainsi ce public de vieux trognons, malgr\u00e9 sa fr\u00eale complexion, peut-\u00eatre va-t-on pouvoir en tirer quelque chose. En plus \u00e7a reste en famille.<\/p>\n<p>M\u00eame si elle en est flatt\u00e9e, Atia voit d\u2019un mauvais \u0153il l\u2019int\u00e9r\u00eat subi du Dictateur-\u00e0-vie son oncle pour son petit, car elle sait et sent bien que ce genre de destin finit g\u00e9n\u00e9ralement dans des bains de sang, des conjurations et des damnations post-mortem. Mais elle sait \u00e9galement qu\u2019il est difficile de r\u00e9sister au charme (sinon \u00e0 la puissance p\u00e9cuniaire, voire la force brutale) de C\u00e9sar, et si elle rechigne encore \u2014 il est vrai de moins en moins en public \u2014 elle sait bien au fond d\u2019elle que son petit lui a d\u2019ores et d\u00e9j\u00e0 \u00e9chapp\u00e9, et que les ors et les titres ont d\u00e9j\u00e0 ravi le sang de son sang.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><font size=\"1\"><a href=\"http:\/\/www.amboilati.org\/chantier\/ceci-est-mon-corps\/\">I<\/a> \u271a <a href=\"http:\/\/www.amboilati.org\/chantier\/la-prophetie-des-grenouilles\/\">III<\/a><\/font><\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<div class='footnotes' id='footnotes-14022'>\n<div class='footnotedivider'><\/div>\n<ol>\n<li id='fn-14022-1'>Il ne sait pas encore, \u00e0 cet instant, \u00e9videmment, qu&rsquo;il mourra lui-m\u00eame \u00e0 Nola, 72 ans plus tard, apr\u00e8s avoir parachev\u00e9 une r\u00e9volution commenc\u00e9e plus t\u00f4t dans l&rsquo;ombre, par l&rsquo;ombre, et qui changera la face de l&rsquo;univers. Livie, Livia Drusillia, dont nous parlerons sous peu jouera \u00e9galement un r\u00f4le dans cette histoire : \u21d272 <span class='footnotereverse'><a href='#fnref-14022-1'>&#8617;<\/a><\/span><\/li>\n<li id='fn-14022-2'> Lui m\u00eame n\u00e9 Caius Iulius Caesar IV, puis appel\u00e9 Imperator Iulius Caesar Divus \u00e0 sa mort. <span class='footnotereverse'><a href='#fnref-14022-2'>&#8617;<\/a><\/span><\/li>\n<li id='fn-14022-3'> Qui parle bien le grec, puisqu&rsquo;il est grec : <em>Libica<\/em>, Alain Lenin\u00e8ze. <span class='footnotereverse'><a href='#fnref-14022-3'>&#8617;<\/a><\/span><\/li>\n<li id='fn-14022-4'> Aggripa, <em>Vita mea<\/em>, I.6.6 : <em>Is iuvenis nihil relinquit. Parum teneros adhuc ex parte eiusdem magistri fratris filiae<\/em>. <span class='footnotereverse'><a href='#fnref-14022-4'>&#8617;<\/a><\/span><\/li>\n<li id='fn-14022-5'> Auguste, <em>Quart.<\/em> 1.2 : <em>Futurus invalidus princeps ; Iulia tutor excitavit non solum eum insegnavit, valores distinctionis, non solum quantum ad gustum et ad res publicae bonum, ac nutravit vertiginem quod erodavit, descrebavit corporem ac tumavit animam, vitae vires laborisque reverentiae<\/em> <span class='footnotereverse'><a href='#fnref-14022-5'>&#8617;<\/a><\/span><\/li>\n<li id='fn-14022-6'>\u00ab\u00a0Pietatum luctuumque\u00a0\u00bb, Pseudo-Quint. <em>Puerorum peritia<\/em>, XII.1.6 <span class='footnotereverse'><a href='#fnref-14022-6'>&#8617;<\/a><\/span><\/li>\n<\/ol>\n<\/div>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>&nbsp; Ce texte [Acte 1, sc\u00e8ne II] appartient \u00e0 De par la ville de par le monde, un roman en cours d&rsquo;\u00e9criture, en six actes et soixante-douze sc\u00e8nes, qui traite de la figure d&rsquo;Auguste dans l&rsquo;Empire romain et au-del\u00e0, sporadiquement mis en ligne ici&#8230; et expos\u00e9 l\u00e0. &nbsp; L&rsquo;ombre plane, quelque chose cr\u00e9pite dans un&#8230;<\/p>\n","protected":false},"author":1,"featured_media":0,"comment_status":"open","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"footnotes":""},"categories":[242,3144,1090],"tags":[3629,2628,1182,3628,3627],"class_list":["post-14022","post","type-post","status-publish","format-standard","hentry","category-chantiers","category-de-par-la-ville-de-par-le-monde","category-fiction","tag-attia","tag-auguste-empereur","tag-empire-romain","tag-jules-cesar","tag-octave"],"_links":{"self":[{"href":"http:\/\/www.amboilati.org\/chantier\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/14022","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"http:\/\/www.amboilati.org\/chantier\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"http:\/\/www.amboilati.org\/chantier\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"http:\/\/www.amboilati.org\/chantier\/wp-json\/wp\/v2\/users\/1"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"http:\/\/www.amboilati.org\/chantier\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=14022"}],"version-history":[{"count":23,"href":"http:\/\/www.amboilati.org\/chantier\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/14022\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":15097,"href":"http:\/\/www.amboilati.org\/chantier\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/14022\/revisions\/15097"}],"wp:attachment":[{"href":"http:\/\/www.amboilati.org\/chantier\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=14022"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"http:\/\/www.amboilati.org\/chantier\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=14022"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"http:\/\/www.amboilati.org\/chantier\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=14022"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}