{"id":12818,"date":"2017-08-01T05:00:54","date_gmt":"2017-08-01T03:00:54","guid":{"rendered":"http:\/\/www.amboilati.org\/chantier\/?p=12818"},"modified":"2026-01-28T22:39:41","modified_gmt":"2026-01-28T20:39:41","slug":"les-jours-sauvages","status":"publish","type":"post","link":"http:\/\/www.amboilati.org\/chantier\/les-jours-sauvages\/","title":{"rendered":"Les jours sauvages"},"content":{"rendered":"<p><center><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" src=\"http:\/\/www.amboilati.org\/chantier\/wp-content\/uploads\/2017\/08\/Capture-d\u2019e\u0301cran-2017-08-07-a\u0300-10.23.10-300x134.png\" alt=\"\" width=\"300\" height=\"134\" class=\"alignnone size-medium wp-image-13394\" srcset=\"http:\/\/www.amboilati.org\/chantier\/wp-content\/uploads\/2017\/08\/Capture-d\u2019e\u0301cran-2017-08-07-a\u0300-10.23.10-300x134.png 300w, http:\/\/www.amboilati.org\/chantier\/wp-content\/uploads\/2017\/08\/Capture-d\u2019e\u0301cran-2017-08-07-a\u0300-10.23.10.png 728w\" sizes=\"auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px\" \/><\/center><\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><font size=\"1\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" src=\"http:\/\/www.amboilati.org\/chantier\/wp-content\/uploads\/2024\/01\/prince-symbole-caractere.png\" alt=\"\" width=\"12\" height=\"15\" \/> | <a href=\"http:\/\/www.amboilati.org\/chantier\/musicologie\/\">piste suivante<\/a> \u2192<br \/>\n<a href=\"http:\/\/www.amboilati.org\/chantier\/avalanche\/\"><strong>Sommaire<\/strong><\/a><\/font><\/center><\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>C&rsquo;\u00e9tait une nuit d&rsquo;\u00e9t\u00e9, sur la C\u00f4te d&rsquo;Azur, entre Nice et Cannes. C&rsquo;\u00e9tait la nuit d&rsquo;un 25 \u00e0 un 26 juillet. Le club \u00e9tait plein de monde et de bruit. Il y avait les habitu\u00e9s, une jet-set arrogante et sans vergogne et ceux qui sont venus pour la musique, et le m\u00e9lange est bizarre.<\/p>\n<p>Morris Hayes va monter sur la sc\u00e8ne de fortune du Club du Palais des Festivals. Il m\u00e8ne sa troupe comme \u00e7a depuis des si\u00e8cles, et il est peut-\u00eatre un peu las.<\/p>\n<p>J&rsquo;\u00e9tais dans son r\u00eave \u2014\u00a0je m&rsquo;en souviens tr\u00e8s bien.<\/p>\n<p>Pendant qu&rsquo;on installait les instruments, les musiciens observaient la fosse. De jeunes Russes, brandissant ostensiblement des billets de 500 euros, s&rsquo;effondraient dans l&rsquo;alcool entre les seins de leurs d\u00e9sirs. Il faisait chaud. De plus en plus de gens entraient, qui n&rsquo;\u00e9taient pas tout \u00e0 fait du m\u00eame acabit. Un \u00e9tonnant m\u00e9lange. Les verres ne d\u00e9semplissaient pas comme la musique semblait monter de volume (une dansemusique de bas \u00e9tage, vulgaire et trop forte). Un jeune loup un peu gras, \u00e0 la mode, sur une petite estrade dans un coin, entour\u00e9 de quatre femmes lascives, fit un geste \u00e0 un type et, apr\u00e8s quelques instants, la musique s&rsquo;arr\u00eata brusquement : \u00ab\u00a0le Prince &#8230; (silence beaucoup trop long) souhaite f\u00eater la soir\u00e9e avec vous&#8230; \u00bb Les gens \u00e9taient interloqu\u00e9s, un peu abrutis par le soudain silence.<\/p>\n<p>\u00ab\u00a0Champagne pour tout le monde ! \u00bb et d&rsquo;autres cr\u00e9atures court v\u00eatues, poitrines d\u00e9couvertes, apparurent de derri\u00e8re les rideaux avec des saladiers plein de gla\u00e7ons et de bouteilles, et les distribu\u00e8rent \u00e0 tout le monde : des dizaines de saladiers et des centaines de bouteilles : pratiquement <em>une par personne<\/em> du public. J&rsquo;ai m\u00eame termin\u00e9 avec deux bouteilles, une dans chaque main, pratique pour applaudir.<\/p>\n<p>Est-ce que le vin est une censure ?<\/p>\n<p>Morris Hayes trempa ses l\u00e8vres, Mo\u00ebt-Chandon, honn\u00eate ; mais il ne go\u00fbtait gu\u00e8re le champagne ; il retourna au Pepsi.<\/p>\n<p>Entre-temps les instruments \u00e9taient pr\u00eats, entass\u00e9s sur la sc\u00e8ne branlante. Il n&rsquo;\u00e9tait pas deux heures. Le groupe avait d\u00e9j\u00e0 jou\u00e9 deux heures, deux heures auparavant. C&rsquo;\u00e9taient des signes qu&rsquo;il aimait bien. Shelby vint lui poser une question et lui d\u00e9livrer une information. La question et l&rsquo;information, d&rsquo;ordre musical. Lui savait r\u00e9pondre. Savait lui r\u00e9pondre.<\/p>\n<p>Ainsi par paires d&rsquo;heures. 22h. Minuit. 2h. 4h. \u00c7a balance. Rythme.<\/p>\n<p>Renato Neto vient lui parler aussi, peut-\u00eatre les rejoindra-t-il pour deux-trois morceaux, mais il est tr\u00e8s content de le voir, et comment \u00e7a va depuis&#8230; Renato Neto n&rsquo;\u00e9tait pas revenu depuis un bail ; il avait remplac\u00e9 Morris sur la tourn\u00e9e \u00ab\u00a0Musicologie\u00a0\u00bb, Morris n&rsquo;\u00e9tait pas disponible. Mais il avait laiss\u00e9 des plans, des sch\u00e9mas, des placements, des r\u00e9glages et des notes \u00e0 qui de droit. Et \u00e0 Renato des indications concernant leur instrument commun, le clavier.<\/p>\n<p>Morris seul savait, et \u00ab\u00a0qui de droit\u00a0\u00bb lui accordait sa totale confiance.<\/p>\n<p>Les indications de Morris \u00e0 Renato \u00e9taient absconses, pleines de chiffres et de petites figures repr\u00e9sentant les potards, et quelques grilles d&rsquo;accords griffonn\u00e9es, quelques port\u00e9es avec de petits b\u00e9mols et de petits b\u00e9carres de guingois. Renato pr\u00e9f\u00e9rait de loin les indications orales, et Morris n&rsquo;aimait pas \u00e9crire, de toute fa\u00e7on.<\/p>\n<p>Le r\u00eave \u00e9tait tr\u00e8s r\u00e9aliste, Morris Hayes et moi-m\u00eame en attestions, et nous \u00e9change\u00e2mes un regard complice. Renato pouvait confirmer (j&rsquo;avais envoy\u00e9 juste avant un message priv\u00e9 sur le p\u00e9piement de Neto, il m&rsquo;avait r\u00e9pondu). J&rsquo;\u00e9tais moi-m\u00eame comprim\u00e9 devant les mauvaises planches de la plateforme, et derri\u00e8re c&rsquo;\u00e9tait le d\u00e9lire, \u00e0 cause du champagne, pas de l&rsquo;attente qui pour deux ou trois devenait pesante. Ceux qui parvenaient \u00e0 danser n&rsquo;y parvenaient pas. Les n\u00e9oriches s&rsquo;exhibaient, et peut-\u00eatre que le prince se faisait sucer. La chaleur \u00e9tait insupportable, \u00e7a puait la vinasse, tout ce champagne renvers\u00e9, la sueur, et ce qui fait le lien entre les deux, je ne sais pas, l&rsquo;eau sale, la pisse, la bile&#8230; la lymphe ? \u00c7a puait le chien.<\/p>\n<p>Sur la sc\u00e8ne ils \u00e9taient serr\u00e9s aussi (on entendit le chiffre de trois mille personnes dans ce minuscule espace, cette bo\u00eete, mais c&rsquo;\u00e9tait impossible !), mais tout de m\u00eame un peu moins ; les musiciens s&rsquo;impatientaient. Morris Hayes le savait. Apr\u00e8s deux heures de concert dans le stade, il faudrait encore jouer une paire d&rsquo;heure, apr\u00e8s toute cette attente refroidissante. Ces soir\u00e9es n&rsquo;en finissent pas. Et peut-\u00eatre je m&rsquo;en lasse un peu.<\/p>\n<p>Depuis les r\u00e9p\u00e9titions dans l&rsquo;apr\u00e8s-midi jusqu&rsquo;\u00e0 l&rsquo;aube, tout pareil qu&rsquo;en studio, oui, c&rsquo;est pour cela qu&rsquo;on a d\u00e9di\u00e9 notre vie \u00e0 la musique, qu&rsquo;on a choisi d&rsquo;\u00e9chapper \u00e0 toute normalit\u00e9, mais qu&rsquo;on a renonc\u00e9, du m\u00eame coup, \u00e0 une vie normale ? <em>Est-ce que ton sang est de ceux qui coulent ? Ou bien est-ce que c&rsquo;est le sang qui rythme ?<\/em><\/p>\n<p>Nous avons d\u00e9di\u00e9 notre vie \u00e0 la musique : c&rsquo;est un fait. On rigolait avec cet emploi du temps. On n&rsquo;avait jamais le temps de rien faire : se reposer bien s\u00fbr, embrasser un rien de vie normale, de vie sociale, mais toutes les choses pratiques : le docteur, les travaux \u00e0 la maison, les factures, le coiffeur. Rencontrer personne ou si c&rsquo;est le cas, ne pas voir sa famille. Ne pas aller manger un burger au coin de la rue. Ne pas jouer. Ne pas regarder le soleil se coucher. Ne pas soi-m\u00eame s&rsquo;occuper de ses affaires. Et le temps passe et avec lui les ann\u00e9es. Nous on rigolait. Puis quinze ans plus tard, on se voyait encore l\u00e0, on n&rsquo;avait pas beaucoup avanc\u00e9. On n&rsquo;avait pas r\u00e9alis\u00e9 que c&rsquo;en \u00e9taient quinze, des ann\u00e9es. Sauf qu&rsquo;on \u00e9tait meilleurs. Plus pr\u00e9cis. Plus l\u00e9gers. Plus poisseux. Plus syncop\u00e9s. Plus meilleurs quoi !<\/p>\n<p>On en rigolait. On prenait vraiment notre pied, c&rsquo;est s\u00fbr. C&rsquo;\u00e9tait un cirque permanent, enti\u00e8rement, moralement, esth\u00e9tiquement, philosophiquement d\u00e9volu \u00e0 la musique. Musique musique musique.<\/p>\n<p>Un jour on rigolait de \u00e7a, et il a propos\u00e9 de me raser les cheveux sur sc\u00e8ne, \u00e7a ferait happening, \u00e7a ferait psych\u00e9d\u00e9lique, il avait dit. Il l&rsquo;a dit, il l&rsquo;a fait. Bon il n&rsquo;a pas fini le travail mais il l&rsquo;a fait. C&rsquo;\u00e9tait sur <em>Jours sauvages<\/em>, je me souviens. (Moi aussi : j&rsquo;\u00e9tais dans le r\u00eave.)<\/p>\n<p>Fichtre, les gens ne comprenaient pas, c&rsquo;\u00e9tait du d\u00e9lire : pendant qu&rsquo;on jouait et tout, il y avait ce groove du tonnerre, on se connaissait bien, tous, Sonny, Michael, Tommy et moi, on envoyait. D&rsquo;un coup il finit les paroles, il balance sa guitare et il vient me raser la t\u00eate (on avait laiss\u00e9 une prise libre, avec une de ces tondeuses bon march\u00e9), et moi je continuais de jouer, les gens n&rsquo;en revenaient pas, c&rsquo;\u00e9tait tellement incongru&#8230;<\/p>\n<p>Ce morceau, comme les autres, \u00e9tait nouveau, on \u00e9tait en mal de reconnaissance (si on peut dire) ; la reconnaissance c&rsquo;est aussi l&rsquo;inscription dans un geste plus ample. Je me rappelle Sonny, assis, qui b\u00ealait ou faisait semblant de b\u00ealer le sample <em>Ah ah ah&#8230; Ces jours sont des jours sauvages&#8230;<\/em> La basse d&rsquo;ailleurs tenait la chanson, dans une version nouvelle de Sly&#8230;<\/p>\n<p>Pour montrer notre bonne foi, pour concasser le th\u00e8me de la chanson, cette esp\u00e8ce de rap mi gangsta mi jeu-vid\u00e9o, on avait int\u00e9gr\u00e9 un extrait du th\u00e8me de <em>Caravane<\/em>, qui collait parfaitement \u00e0 l&rsquo;ambiance, aux paroles, au projet. <\/p>\n<p>C&rsquo;\u00e9tait \u00e0 l&rsquo;\u00e9poque de tout le ramdam sur le changement de nom. S\u00e9rieux : est-ce qu&rsquo;on peut imaginer un acte plus radical que changer son nom de sc\u00e8ne ? Est-ce qu&rsquo;on peut imaginer un geste artistique plus suicidaire que \u00e7a ? C&rsquo;\u00e9tait une p\u00e9riode rude. Quand j&rsquo;y pense, j&rsquo;ai l&rsquo;impression que c&rsquo;\u00e9tait il y a cinquante ans. Je dis \u00e7a, je r\u00e9alise que \u00e7a fait vingt ans. Vingt ans qu&rsquo;elle dure cette nuit de musique !<\/p>\n<p>Les musiciens montent sur les planches ; celles-ci gondolent ; la st\u00e9r\u00e9o s&rsquo;\u00e9touffe dans la bi\u00e8re-vodka des Russes. Le champagne est un cadavre, le public roule dessus. Morris Hayes m\u00e8ne cette troupe depuis vingt ans. Vingt ans qu&rsquo;elle dure cette nuit de musique.<\/p>\n<p>Et pour lui ? Vingt ans de plus ! Mais lui ne voit pas passer le temps. Lui ne vieillit pas. Ne semble pas vieillir. Il se fait attendre. Je le vois qui se cache derri\u00e8re un pendrillon : il observe le public, bigarr\u00e9 et agit\u00e9. Combien seront sensibles \u00e0 ce qui va se jouer ce soir ? Combien vont \u00e9couter vraiment ?<\/p>\n<p>La jet-set, spectaculairement, se contrefiche de la sc\u00e8ne et de l&rsquo;arriv\u00e9e de Morris Hayes et de sa troupe, depuis vingt ans, \u00e0 pr\u00e9sent imminente. Et quand retentissent les accords de <em>La sauce<\/em> (de Gare Centrale de Larry Graham), la stupeur des d\u00e9buts aur\u00e9ol\u00e9e du silence de bouche b\u00e9e, laisse rapidement place aux excentriques figures pleines de conversations aussi plates que vulgaires.<\/p>\n<p>Pas de happening ce soir, simplement la musique, la bonne musique, la <em>sauce<\/em>, pour deux trois spectateurs concentr\u00e9s, j&rsquo;y \u00e9tais, puis <em>Merci de parler pour moi Amerique<\/em> et <em>Merci (Pourme lait-c\u00e8de venir moim&rsquo;aime)<\/em> de Sly Stone. Reprise sur reprise : chaque fois qu&rsquo;on joue, c&rsquo;est l&rsquo;histoire qu&rsquo;on d\u00e9roule.<\/p>\n<p>C&rsquo;est l&rsquo;histoire qu&rsquo;on d\u00e9roule. <em>Avant les sodas avaient des bulles. Ne jette pas la pierre au suspensoir plein de jute. L&rsquo;intellect est si fou.<\/em><\/p>\n<p>Quelques ann\u00e9es plus tard, encore, Morris est absent, encore : Montreux 2013, Prince, dans une nouvelle formule, accompagn\u00e9 d&rsquo;une GPN augment\u00e9 et de la Fille3\u0152il. O\u00f9 est-il ? Dans les coulisses nous dit-on. Ou pas du tout. La chanson est reprise, dans cette esp\u00e8ce de concert hommage \u00e0 toute la musique noire ou populaire, et \u00e0 toute l&rsquo;\u0153uvre de Prince. Les paroles ont chang\u00e9 : Larry Graham les trouvaient trop vulgaires pour la mission que son \u00e9l\u00e8ve devait accomplir. Mais l&rsquo;\u00e9nergie est l\u00e0. Second\u00e9 par son trio de choristes, Shelby J, Elsa Dease, Liv Warfield, Jours sauvages, qui interpole une phrase l\u00e9g\u00e8rement modifi\u00e9e (mais \u00f4 combien efficace) de <em>Caravane<\/em> (la dette), ainsi qu&rsquo;un sample d\u00e9rob\u00e9 \u00e0 Ninety-9, va \u00e9galement \u00eatre farcie d&rsquo;une petit pand\u00e9monium musical : <em>Grosse \u00e9clate<\/em> (de l&rsquo;album <em>Exode<\/em>), <em>Mais personne<\/em> de Rufus et Chaka Khan, <em>Ne coupez pas la musique<\/em> de Yarbrough and Peoples, et <em>Histoire de famille<\/em> de Mary J. Blinge.<\/p>\n<p>C&rsquo;est pourquoi \u00e7a doit durer vingt \u2014 \u00e7a pourrait durer vingt de plus. La famille, m\u00eame \u00e9largie, est grande, et cela ne fait qu&rsquo;entretenir, et augmenter l&rsquo;histoire. L&rsquo;histoire est longue, l&rsquo;histoire de la reconnaissance est longue, elle est longue comme un r\u00eave. Je peux en t\u00e9moigner, car j&rsquo;y \u00e9tais.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><font size=\"1\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" src=\"http:\/\/www.amboilati.org\/chantier\/wp-content\/uploads\/2024\/01\/prince-symbole-caractere.png\" alt=\"\" width=\"12\" height=\"15\" \/> | <a href=\"http:\/\/www.amboilati.org\/chantier\/musicologie\/\">piste suivante<\/a> \u2192<br \/>\n<a href=\"http:\/\/www.amboilati.org\/chantier\/avalanche\/\"><strong>Sommaire<\/strong><\/a><\/font><\/center><\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>&nbsp; | piste suivante \u2192 Sommaire &nbsp; C&rsquo;\u00e9tait une nuit d&rsquo;\u00e9t\u00e9, sur la C\u00f4te d&rsquo;Azur, entre Nice et Cannes. C&rsquo;\u00e9tait la nuit d&rsquo;un 25 \u00e0 un 26 juillet. Le club \u00e9tait plein de monde et de bruit. 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