{"id":10144,"date":"2015-06-25T14:42:45","date_gmt":"2015-06-25T12:42:45","guid":{"rendered":"http:\/\/www.amboilati.org\/chantier\/?p=10144"},"modified":"2024-02-04T18:43:19","modified_gmt":"2024-02-04T16:43:19","slug":"plus","status":"publish","type":"post","link":"http:\/\/www.amboilati.org\/chantier\/plus\/","title":{"rendered":"Plus"},"content":{"rendered":"<blockquote><p>Un texte de <a href=\"http:\/\/www.amboilati.org\/chantier\/pistes-et-sillages\/\"><em>Pistes et sillages<\/em><\/a>, une s\u00e9rie de textes po\u00e9tiques n\u00e9s de l&rsquo;\u00e9coute des pr\u00e9f\u00e9r\u00e9s de la discoth\u00e8que. Base d&rsquo;improvisation, ou simplement paysage et divagation. Une anthologie.<\/p><\/blockquote>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><img decoding=\"async\" src=\"https:\/\/s-media-cache-ak0.pinimg.com\/736x\/5e\/16\/a6\/5e16a63e33762b2eacb28aa4b22fc97b.jpg\" title=\"Pink Floyd, 'More'\" width=\"300\" \/><\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>{\u00e0 partir de <em>More<\/em>, Pink Floyd, 1969}<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<h2><i>Cirrus minor<\/i><\/h2>\n<p>C&rsquo;est un vieil appentis sous les toits, je me l&rsquo;\u00e9tais appropri\u00e9. Un vieux matelas puant de plumes, une moquette qui sentait la cendre froide, toutes les BD dans une grande \u00e9tag\u00e8re, une vieille platine disque et la musique envahit.<\/p>\n<p>C&rsquo;est une cave humide, de ciment, de moellons, aucune fioriture, il y a une cuve de fuel quelque part qui empeste de ses d\u00e9gueulures. J&rsquo;y ai entrepos\u00e9 toutes mes affaires et un vieux magn\u00e9tophone.<\/p>\n<p>Avant c&rsquo;est un tas de ferrailles, des conduits d&rsquo;a\u00e9ration industriels stock\u00e9s derri\u00e8re une usine, de zinc ou d&rsquo;aluminium comme damass\u00e9s par les ponceuses, qu&rsquo;on avait agenc\u00e9 pour faire une sorte de cabane en fer. Je m&rsquo;y r\u00e9fugie et y d\u00e9nude des r\u00e9cits \u00e9rotiques mais explicites.<\/p>\n<p>C&rsquo;\u00e9taient mes lieux, recul\u00e9s, \u00e9cart\u00e9s pour ne pas \u00eatre dans un carcan ou l&rsquo;autre, j&rsquo;y venais aiguiser mon sens g\u00e9ographique, ou mieux, mon sens de l&rsquo;espace. <\/p>\n<p>C&rsquo;\u00e9tait mes premiers voyages, ceux o\u00f9 on se prend \u00e0 habiter. <\/p>\n<p>\u00c7a suivait les petites voitures, les figurines, \u00e7a suivait.<\/p>\n<p>On avait trouv\u00e9 un disque, puis pleins d&rsquo;autres du m\u00eame groupe, et on commen\u00e7ait \u00e0 fumer de la beuh (comment on se la procurait, je n&rsquo;en ai plus aucune id\u00e9e, je n&rsquo;ai jamais mis un centime dans la mati\u00e8re).<\/p>\n<p>Les monstres prenaient forme, mais c&rsquo;\u00e9tait pas plus mal, parce que comme \u00e7a on les voyait enfin, on savait contre quoi se battre. Y&rsquo;en avait un sacr\u00e9 paquet.<\/p>\n<p>\u00c7a faisait des touches dans la nuit, des photons projet\u00e9s sur les murs. Des oiseaux, des rambardes de psychologie.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<h2>La chanson du Nil<\/h2>\n<p>C&rsquo;est du pass\u00e9 tout \u00e7a, mais \u00e7a remue encore.<\/p>\n<p>Toute cette col\u00e8re, cette hargne o\u00f9 est-ce qu&rsquo;on a bien pu la fourrer ? On n&rsquo;avait jamais \u00e9t\u00e9 autant en cris, des cris qui \u00e9taient une p\u00e2te molle qu&rsquo;on essayait tant bien que mal \u00e0 sculpter, en faire au moins quelque chose, puisque les trucs des autres \u00e7a marche pas.<\/p>\n<p>On essayait tous les v\u00eatements qu&rsquo;on trouvait. C&rsquo;\u00e9tait facile l&rsquo;escalade. Une marche entra\u00eene l&rsquo;autre. On ne faisait que monter.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<h2>Chanson pleure<\/h2>\n<p>Des journ\u00e9es allong\u00e9, \u00e0 regarder le plafond. Sans bouger, m\u00eame pas fumer.<\/p>\n<p>Se projeter, mais sans savoir o\u00f9, simplement se projeter. Enfin se laisser porter vers, plut\u00f4t, aucune violence dans ce d\u00e9placement.<\/p>\n<p>Se d\u00e9river, sans but, sans aucune volont\u00e9, la planche, comme en plein soleil.<\/p>\n<p>Et recommencer.<\/p>\n<p>Et recommencer, recommencer sans fin.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<h2>Au fa\u00eete (passe de Kha\u00efber)<\/h2>\n<p>La col\u00e8re parfois est un peu mieux ficel\u00e9e, elle fait des arp\u00e8ges, des sarabandes.<\/p>\n<p>Les r\u00f4les c&rsquo;est-\u00e0-dire les gestes, sont mieux r\u00e9partis, les voix sont temp\u00e9r\u00e9es, les eaux sont d\u00e9cant\u00e9es et les couteaux aiguis\u00e9s.<\/p>\n<p>Dans l&rsquo;arri\u00e8re chambre, on lustre et m\u00e9nage les muscles, il n&rsquo;en faudrait pas beaucoup pour d\u00e9bander tous ces arcs. La nuit est ainsi tr\u00e8s s\u00e8che tendue noire.<\/p>\n<p>On d\u00e9rape un peu, on a encore beaucoup \u00e0 apprendre, on ne franchit pas tous les cols la premi\u00e8re fois. <\/p>\n<p>On se ressaisit. Tu es belle tu sais la nuit. <\/p>\n<p>Rembobine.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<h2>C\u2019est vert la couleur<\/h2>\n<p>La paix.<\/p>\n<p>La paix est revenue dans un de ces endroits que tu affectionnes. Un genre de bassin pr\u00e8s d&rsquo;une source, sous des arbres immenses. L&rsquo;eau est poisseuse, le sol est un m\u00e9lange de feuilles, de vase et de cailloux, tu ne vois pas tes pieds.<\/p>\n<p>Tu restes l\u00e0 des heures, jusqu&rsquo;\u00e0 geler. \u00c7a viendra, tu le sens.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<h2>Cymbeline<\/h2>\n<p>Et \u00e7a vient.<\/p>\n<p>Les paysages arrivent.<\/p>\n<p>Ceux d&rsquo;apr\u00e8s, ceux de quand tu seras lib\u00e9r\u00e9. Lib\u00e9r\u00e9, enfin plut\u00f4t, quand ta cage sera plus vaste, plus dilu\u00e9e.<\/p>\n<p>Tu les vois ces premiers paysages de falaises, de terres ocres, la Haute-Provence ? <\/p>\n<p>Ou quelque d\u00e9solation volcanique, rien en tout cas d&rsquo;inqui\u00e9tant. Pas comme ces pelouses sur les fa\u00eetes d&rsquo;altitude (tu n&rsquo;as pas encore musel\u00e9 le vertige).<\/p>\n<p>Et puis c&rsquo;est une autre voix, assez affable pour \u00e9voquer avec toi les vignettes du pass\u00e9.<\/p>\n<p>Il ne faut pas grand chose pour faire d&rsquo;un refrain un paysage.<\/p>\n<p>Une ambiance de l&rsquo;ouest, on ne sait toujours pas comment dire, un d\u00e9sert, peut-\u00eatre, mais on s&rsquo;y trouve \u00e0 l&rsquo;aise. <\/p>\n<p>Peut-\u00eatre parce que ce lieu est ouvert.<\/p>\n<p>Ou bien un temps recul\u00e9, peut-\u00eatre. Peut-\u00eatre \u00e7a le lien. Pas un ailleurs, ou m\u00eame pas un autre temps, mais la promesse que quelque chose puisse survenir. L&rsquo;ouest, le pass\u00e9, c&rsquo;est \u00e7a, un temps de fondation, un temps de possible.<\/p>\n<p>Un moment plein d&rsquo;images, si j&rsquo;ose dire. De photographies qui s&rsquo;entrem\u00ealent, de bobines tress\u00e9es en toute qui\u00e9tude.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<h2>La s\u00e9quence de la f\u00eate<\/h2>\n<p>Un pied rest\u00e9 mang\u00e9 par la glaise.<br \/>\nCe pied voit tout un monde disparu.<br \/>\nUn monde englouti o\u00f9 des voiles, o\u00f9 des cistres, des cuivres.<br \/>\nUn monde \u00e9trusque fait de vases noirs, de fruits trop sucr\u00e9s, de coquillages offerts aux peaux.<\/p>\n<p>De vip\u00e8res dans l&rsquo;eau.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<h2>Th\u00e8me principal<\/h2>\n<p>Pas les monstres, les demi-dieux.<br \/>\nUne assembl\u00e9e qui se r\u00e8gle \u00e0 la danse de l&rsquo;un, aux crachats de l&rsquo;autre, des pi\u00e8ces en enfilade de s\u00e9quences qu&rsquo;on ne saurait d\u00e9crire.<\/p>\n<p>Des demi-portions sans bouche apportent du vin, des fruits, des perles pour noyer des corps nus.<\/p>\n<p>Des hommes s\u00e9v\u00e8res observent. <\/p>\n<p>Des femmes lascives, maquill\u00e9es excessivement.<\/p>\n<p>Un noir \u00e0 la batterie qui chavire, tranquillement. En cadence.<\/p>\n<p>On boit, on se frotte, on remue.<\/p>\n<p>Arrivent les notables, c&rsquo;est une seconde de stupeur sur la face des animaux sauvages, et le brouhaha repart. <\/p>\n<p>On n&rsquo;est plus soi-m\u00eame, d&rsquo;ailleurs chacun porte son masque.<\/p>\n<p>Le notable est install\u00e9, avec mignons, mignonnes, robe de soir\u00e9e, et porc-\u00e9pic sous les pieds.<\/p>\n<p>Les flammes sont \u00e9teintes. C&rsquo;est la procession de la nuit.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<h2>Bar \u00e0 Ibiza<\/h2>\n<p>\u00c7a remue encore, mais c&rsquo;est du pass\u00e9 tout \u00e7a.<\/p>\n<p>On a canalis\u00e9 pas mal la plaine tu vois. On a fait de petits lingots, de petits fagots, on a fait de la rage une force motrice. On a grandi, agrandi les territoires, on se sent mieux chez toi.<\/p>\n<p>On se prom\u00e8ne l&rsquo;\u0153il moqueur, maintenant on ne craint pas de tomber sur un serpent. En ass\u00e9chant les sangs on domestique.<\/p>\n<p>Ah oui, on a bien bouff\u00e9 \u00e0 tous les r\u00e2teliers, maintenant on n&rsquo;irait plus se jeter dans des filets puants. On n&rsquo;irait plus \u00e9crire avec des chiffons de suie. On a une terrasse, de l\u00e0 on voit la mer. Apr\u00e8s, on n&rsquo;a plus envie de descendre.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<h2>Plus de blues\/Blues de <em>Plus<\/em><\/h2>\n<p>Silence de faucilles d&rsquo;or.<\/p>\n<p>Sourire sueur.<\/p>\n<p>Point.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<h2>Vif-argent<\/h2>\n<p>Enferm\u00e9 dans son cristal liquide, le monstre rayure en vain.<\/p>\n<p>Le paysage se d\u00e9gonfle, crev\u00e9.<\/p>\n<p>La f\u00eate est finie, c&rsquo;est la naus\u00e9e. Quelques h\u00f4tes chatouillent encore dans les buissons, un type doit vomir quelque part, mais le jour a d\u00e9j\u00e0 perc\u00e9 les illusions les r\u00eaves.<\/p>\n<p>Le monstre a compris qu&rsquo;il fallait parcourir plut\u00f4t que s&rsquo;ent\u00eater \u00e0 sortir.<\/p>\n<p>COMPOSER COMPOSER il dit COMPOSER BRASSE MUE on ne comprend pas tout, lui non plus ne fait pas d&rsquo;effort.<\/p>\n<p>Ce n&rsquo;est pas des efforts que l&rsquo;on peut attendre d&rsquo;un monstre, plut\u00f4t des coups de fouets, des vents naus\u00e9abonds, des balayages, du foutre-en-l&rsquo;air m\u00e9thodique et m\u00e9thodiquement injuste.<\/p>\n<p>Le voil\u00e0 grandes pattes d&rsquo;araign\u00e9e, \u00e9lastique corps glanduleux, sangsue large et ogre, orage v\u00e9sicules muqueuses, orage velu, vermiforme tourbillon d&rsquo;une blancheur d&rsquo;\u00eele, m\u00e9rinos d\u00e9charn\u00e9 attach\u00e9 au pilori arrach\u00e9, la cha\u00eene fait bling, bling, et autres termites ou fourmis ou gu\u00eapes ou quelconques essaims de larves grouillantes \u00e9ructantes vrombissantes rongeantes ronflantes, protandre b\u00e9ance parchemin\u00e9e d&rsquo;yeux liquides (eh oui), bref, vouivre au taquet, d\u00e9chiqu\u00e8te-livres, cliquetis d&rsquo;irresponsable m\u00e9canique-catastrophe, ravage tout sur son passage, d\u00e9gage, d\u00e9fraie, d\u00e9raille, d\u00e9truit, d\u00e9fonce, <\/p>\n<p>BREF,<\/p>\n<p>remets les compteurs \u00e0 que d&rsquo;chi !<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<h2>Une pi\u00e8ce espagnole<\/h2>\n<p>Il y a toujours un type avec un chapeau d\u00e9gueulasse qui t&rsquo;attend \u00e0 une taverne, qui parle dans un langage chamarr\u00e9, mi cajun mi yiddish, un type mal ras\u00e9 et qui pue un peu, pour te parler du cul des femmes, du cuivre des bouteilles ou d&rsquo;une solution \u00e0 ton probl\u00e8me.<\/p>\n<p>Et en g\u00e9n\u00e9ral \u00e7a finit dans du papier gras.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<h2>Th\u00e8me dramatique<\/h2>\n<p>Le torse haut et droit, tu sors enfin de ta cabane. Tu te laisses apercevoir. Tu fais mine d&rsquo;\u00eatre \u00e0 l&rsquo;aise, d&rsquo;\u00eatre familier, d&rsquo;\u00eatre accessible. Tu portes un galure de paille, t&rsquo;installes aux terrasses, tu blagues et tu croques une p\u00eache en lisant le journal. Tu es ridiculement affable.<\/p>\n<p>Derri\u00e8re pourtant il y a un petit moment de doute, elle est encore tenace, la petite vitamine, l&rsquo;\u00e9tincelle noire qui creuse ta tombe et te fais avancer.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Un texte de Pistes et sillages, une s\u00e9rie de textes po\u00e9tiques n\u00e9s de l&rsquo;\u00e9coute des pr\u00e9f\u00e9r\u00e9s de la discoth\u00e8que. Base d&rsquo;improvisation, ou simplement paysage et divagation. Une anthologie. &nbsp; &nbsp; {\u00e0 partir de More, Pink Floyd, 1969} &nbsp; Cirrus minor C&rsquo;est un vieil appentis sous les toits, je me l&rsquo;\u00e9tais appropri\u00e9. Un vieux matelas puant&#8230;<\/p>\n","protected":false},"author":1,"featured_media":0,"comment_status":"open","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"footnotes":""},"categories":[242,3533,1056],"tags":[2686,160,2705,1058,149,1648],"class_list":["post-10144","post","type-post","status-publish","format-standard","hentry","category-chantiers","category-pistes-et-sillages","category-poesies","tag-contre-culture","tag-disque","tag-more-album","tag-musique","tag-pink-floyd","tag-rocknroll"],"_links":{"self":[{"href":"http:\/\/www.amboilati.org\/chantier\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/10144","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"http:\/\/www.amboilati.org\/chantier\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"http:\/\/www.amboilati.org\/chantier\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"http:\/\/www.amboilati.org\/chantier\/wp-json\/wp\/v2\/users\/1"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"http:\/\/www.amboilati.org\/chantier\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=10144"}],"version-history":[{"count":11,"href":"http:\/\/www.amboilati.org\/chantier\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/10144\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":17851,"href":"http:\/\/www.amboilati.org\/chantier\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/10144\/revisions\/17851"}],"wp:attachment":[{"href":"http:\/\/www.amboilati.org\/chantier\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=10144"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"http:\/\/www.amboilati.org\/chantier\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=10144"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"http:\/\/www.amboilati.org\/chantier\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=10144"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}