La fortune du change : le groupe

juillet 14th, 2017 § 0 comments § permalink

Line-up

Nous ne retenons ici que les membres officiels, sans les sessions-men ni les auxiliaires de tournée.

1965–1967

Syd Barrett – guitare, chant
Nick Mason – batterie
Roger Waters – basse, chant
Richard Wright – claviers, chant


1967-1968

Syd Barrett – guitare, chant
David Gilmour – guitare, chant
Nick Mason – batterie
Roger Waters – basse, chant
Richard Wright – claviers, chant


1968–1979

David Gilmour – guitare, chant
Nick Mason – batterie
Roger Waters – basse, chant
Richard Wright – claviers, chant


1979-1985

David Gilmour – guitare, chant
Nick Mason – batterie
Roger Waters – basse, chant


1987-1995

David Gilmour – guitare, chant
Nick Mason – batterie
Richard Wright – claviers, chant


2005

David Gilmour – guitare, chant
Nick Mason – batterie
Roger Waters – basse, chant


2012-2014

David Gilmour – guitare, chant
Nick Mason – batterie


La fortune du change : le projet

juillet 1st, 2017 § 0 comments § permalink

Dans la lignée de Local héros, j’entreprends deux autres fictiographies de musiciens emblématiques de la contre-culture : Pink Floyd et Prince. Rien de moins. Et simultanément, pourquoi pas, c’est l’été. Je me donne l’été, justement, parce que c’est l’été, pour accomplir ces deux petits exercices qui forment à la fois deux chapitres de ma réflexion sur la contre-culture à travers son rayon le plus évident et aveuglant (le rock — au sens large car ni Pink Floyd ni Prince ne jouent strictement du rock) et deux éminents dépassements du simple formel projet initial du rock, une véritable réponse esthétique à son patent manque de conversation. Ici, juillet, Astronomy domine.

 

Donne

Pink Floyd est une drôle d’entité, car ce même nom regroupe au moins trois réalités (sinon quatre) absolument différentes, et rarement compatibles. Remarquons pour commencer qu’un seul membre est resté du début à la fin : Nick Mason, qui est par ailleurs également le biographe officiel du quatuor (un temps — très court — quintette). Les quatre autres membres sont partis ou arrivés : Syd Barrett, le fondateur, lâche en 1968-1969, David Gilmour le remplace alors, Roger Waters, le principal auteur des années de gloire, s’éclipse après 1983, et Rick Wright, chassé en 1983, disparaît en 2008 : seul Mason est sur tous les albums. Ce parcours, la présence de Mason, en un sens, le dessine par la négative ; trois ères au moins se succèdent : Barrett, Waters, Gilmour, avec un bref moment d’intense créativité collective ; entre 1969 et 1973, PF publie une série d’albums marquants, qui semblent tous pointer un objectif, toujours plus précis et saisi, et cet objectif est La face cachée de la lune. C’est sur cette période que je concentrerai mes efforts, parce que (peut-être) l’époque dite psychédélique, qui précède la période progressive, me paraît relever d’une autre fiction, de même que la période post-Waters (qui a pour malchance, en plus de l’absence de Waters, de tomber en pleines années 80, les pires que le rock — i.e. la contre-culture — ait connues) ; les quatre albums qui suivent Face cachée…, finalement, ne sont que son aboutissement, et, en un sens, l’illustrent sans le renouveler : J’aimerais que tu sois là en est l’aboutissement sonore, Animaux est la fin du groupe et Le mur… est Le mur, un « machin » indigeste et finalement décevant sur le long terme ; enfin La dernière bande (ou Le montage final), au titre évocateur, qui est largement sous-estimé, et qui aurait dû être un Mur honnête, apparaît plus comme un album de Waters que comme un album de Pink Floyd. Je ne considèrerai pas les trois albums suivants qui n’appartiennent plus à l’entité Pink Floyd.

J’ai dit par ailleurs (En paraphrasant Pacôme Thiellement) que le rock était mort dans la nuit du 12 mai 1972 au 1er mars 1973, c’est-à-dire entre Exil Grand’rue des Stones et Face cachée…. Les deux faces — si l’on veut — la face réaliste et la phase romantique, le versant politique et le versant poétique, le noir et le blanc — du rock se succèdent, et ainsi se parachèvent. On ne peut aller plus loin dans ce genre de musique. Sans le faire sortir du cadre qu’il s’était donné, en tout cas : Bas, chef d’œuvre de Bowie, Tom Waits, le hip-hop ou… mettons… Björk, sont autre chose que le rock tel qu’il s’est d’abord défini. Le punk, le grunge sont exactement cela, mais avec la nostalgie, qui est toujours payante, donc plutôt un accès vers le passé que la découverte de nouveaux territoires.

C’est donc l’une de ces fins que je me propose d’explorer, comme toujours, par les textes et le soutien dérivant de la fiction.

Note importante Ce travail est un travail de fiction, en aucun cas un documentaire ou un “biopic”.

Note Parti pris : tous les titres des œuvres (albums et chansons) sont traduits en français.

Note Le texte s’écrit peu à peu : je dessine les « pistes », elle apparaîtront (ou pas) au fur et à mesure, peut-être — sûrement — bougeront.

 

Sources

À côté des disques et des chansons, on trouve évidemment des tonnes de livres et de documentaires. Mais — comme souvent — il y a beaucoup à jeter. Je retiens toutefois la somme de Nick Mason, qui a sagement conservé tous ces documents depuis le début : Nick Mason et Philip Dodd (trad. Sylviane Lamoine, Élisabeth Luc, Dominique Mathieu, Delphine Nègre, David Thépaut-Lindbergh), Pink Floyd : l’histoire selon Nick Mason, EPA-Chêne 2005 ; le complet Mark Blake, Pigs might Fly, Aurum 2007 ; le pas si mal Daniel Griffiths éd., Pink Floyd, album by album : the definitive history. Pour les documentaires filmés, celui qui nous laisse le plus de traces reste Pink Floyd live at Pompei, qui est un concert devant aucun public + des témoignages vidéos du groupe, en pleine effervescence pré-Face cachée…. Puis il y, là encore, de nombreux morceaux en public, de l’époque. Ah, et il y a aussi les œuvres en collaboration : les ballets avec Roland Petit (Pink Floyd ballet : La rose malade, Allumez les étoiles), ainsi que les films du grand réalisateur Barbet Shroeder : More (Plus, celui-ci, le français l’a gardé en langue originale) et La vallée (Obscured by clouds, et celui, moins nécessaire, d’Antonioni : Zabriskie Point).

 

Thèmes

l’aliénation, l’isolement, le sens du collectif, la créativité, l’engagement politique, la folie, l’argent, la gloire…

 

Pistes

1. Hommes de boue
2. La couleur que tu veux
3. Libre quatre
4. Voir la lune
5. Gaffe avec cette hache, Eugène
6. Rythme cardiaque et viande de porc
7. Un de ces jours
8. Dommage cerveau
9. J’aimerais que tu sois là
10. Le grand raout dans le ciel

 

Sisyphe inconstant. Réflexions décousues sur le rock

juin 28th, 2015 § 3 comments § permalink

IV. Noms

Sommaire de la série

0. Avertissements
I. Faits
II. Disques
III. Dates
IV. Noms

Le tableau ci-dessous rassemble en plusieurs catégories les « grands noms » du rock, décennie par décennie.

Ces catégories désignent le degré de lucidité et de cohérence avec lequel l’artiste propose son œuvre : I. Grands naïfs, 2. Paumés complets, 3. Gros branleurs, 4. Bons cyniques, 5. Adultes, 6. Ailleurs…

Il faut cliquer pour lire !

Sisyphe inconstant, les noms

Répertoire

décembre 31st, 2008 § 0 comments § permalink

Pendant un temps j’ai joué dans les rues afin de gagner ma vie. Voici les restes, augmentés de quelques morceaux que je travaille, bon an mal an, et de loin en loin. Les setlists sont ici.

 

Nouveautés

  1. David Bowie, Broken glass
  2. David Bowie, Station to station (extraits)
  3. Ian Dury, Wake up and make love with me
  4. The Roling Stones, Sympathy for the devil, totally relooked

 

En répétition active

  1. Georges Brassens, La rose, la bouteille et la poignée de main
  2. Georges Brassens, Le grand Pan
  3. Johnny Cash, I’ve been everywhere
  4. Gang of Four, Damaged goods
  5. Lio, Les brunes comptent pas pour des prunes
  6. Jona Lewie, You’ll always find me in the kitchen at parties
  7. Ron Hirsch, Mike Shapiro, Harry Middlebrooks Jr., James Cobb, Buddy Buie, Spookie
  8. Prince, Strange relationship
  9. Prince, Anotherloverholenyohead
  10. Technotronics, Pump the jam
  11. The Talking Heads, Once in a lifetime

 

Répertoire

  1. trad., Cade l’uliva
  2. trad., Bella ciao
  3. Dominique A. & Françoiz B.,
  4. Alain Bashung, Ma petite entreprise
  5. Alain Bashung, Bijou bijou
  6. Bananarama (et si), Venus
  7. Syd Barrett, The effervescing elephant
  8. The Beatles, Happiness is a warm gun
  9. The Beatles, While my guitar gently wheeps
  10. David Bowie, Eight lines poem
  11. David Bowie, Space oddity
  12. Georges Brassens, 95%
  13. Georges Brassens, Le fantôme
  14. Georges Brassens, Le pornographe
  15. Georges Brassens, La princesse et le croque-note
  16. Georges Brassens, Saturne
  17. Jacques Brel, Au suivant
  18. Jacques Brel, Ces gens-là
  19. Jacques Brel, Fernand
  20. Patti Bravo, La bambola
  21. Vinicio Capossela, Pena dell’alma
  22. The Counting Crows, Mr Jones
  23. Creedence Clearwater Revival, Walk on the water
  24. Gary Davis, Cocaine
  25. Fabrizio de Andrè, Il suonatore Jones
  26. Bo Diddley, Not fade away
  27. Dire Straits, Solid rock (spéciale dédicace Gilles Amiel de Ménard, Guënaël Boutouillet, Anthony Poiraudeau, Joachim Séné)
  28. Claire Diterzi, Le Roi des forêts
  29. The Doors, Soul kitchen
  30. Bob Dylan, Ballad of a thin man
  31. Thomas Fersen, Bijou
  32. Serge Gainsbourg, L’Anamour
  33. Marvin Gaye, I heard it through the grapevine
  34. Slim Harpo, >Hip shake
  35. Slim Harpo, I’m a king bee
  36. Bobby Hebb, Sunny
  37. IAM, Elle donne son corps avant son nom
  38. IAM, Demain c’est loin
  39. The Police, Roxanne
  40. Polly Jean Harvey, Rid of me
  41. Polly Jean Harvey, Down by the water
  42. Joe Jackson, Fools in love
  43. Robert Johnson, Love in vain
  44. Robert Johnson, Stop breaking down
  45. Kat Onoma, La chambre
  46. John Lennon, Working class hero
  47. Magazine, Shot on both sides
  48. Mina & Celentano, Che t’aggia dì’
  49. Jean-Louis Murat, Corinna Corinna
  50. Nirvana, Come as you are
  51. Nirvana, Rape me
  52. Orelsan (eh si), Changement
  53. Pink Floyd, Brain damage
  54. Pink Floyd, Cymbaline
  55. Pink Floyd, Dogs
  56. Pink Floyd, Eclipse
  57. Pink Floyd, The final cut
  58. Pink Floyd, Julia Dream
  59. Pink Floyd, San Tropez
  60. Pink Floyd, The thin ice
  61. Prince, Kiss
  62. Prince, Papa
  63. Prince, Sign o’the times
  64. Prince, When doves cry
  65. Prince, When eye lay my hands on u
  66. Queen (eh oui), Death on two legs
  67. Otis Redding, Try a little bit of tenderness
  68. Lou Reed, Perfect day
  69. Rita Mitsouko, Marcia baila
  70. The Rolling Stones, All about you
  71. The Rolling Stones, Brown sugar
  72. The Rolling Stones, Casino boogie
  73. The Rolling Stones, Honky tonk women
  74. The Rolling Stones, Mother’s little helper
  75. The Rolling Stones, Sister Morphine
  76. The Rolling Stones, Shatterred
  77. The Rolling Stones, Shine a light
  78. The Rolling Stones, Sway
  79. The Rolling Stones, Sweet black angel
  80. The Rolling Stones, Tops
  81. The Rolling Stones, Thru and thru
  82. The Rolling Stones, Wild horses
  83. Têtes Raides, Saint Vincent
  84. Têtes Raides, Trumpet song
  85. Paul Simon, 50 ways to leave your lover
  86. Paul Simon, The boy in the bubble
  87. Hubert-Félix Thiéfaine, La vierge au Dodge 51
  88. Nina Simone, My baby just cares for me
  89. Nina Simone, Ain’t got no life
  90. Patti Smith/Van Morrison, Gloria (in exelcis deo)
  91. The Violent Femmes, Blister in the sun
  92. Les V.R.P., Leo
  93. Roger Waters, Watching T.V.
  94. The Who, I’m free
  95. The Who, Cousin Kevin
  96. Neil Young, The needle and the damage done
  97. Neil Young, Pardon my heart
  98. Neil Young, Rockin’ in a free world



 

Celles qui ne marchent pas mais que j’aimerais tant jouer

  • Fabrizio de Andrè, Un ottico
  • Lang/Reisfeld, Blow a fuse (It’s oh so quiet)
  • Prince, Sexy motherfucker
  • Rage Against The Machine, People of the sun