Spoon River 239

27 août 2012




Spoon River, la Rivière Cuillère, ce sont des dialogues des habitants du village qui porte ce nom. Tous : morts. Pour le sommaire des chansons, c’est ici.


Russell Kincaid

Le dernier printemps que j’ai jamais connu,
durant les derniers jours,
je m’assis dans le verger abandonné
d’où miroitaient au-delà des verdures
les collines de Miller’s Ford,
simplement pour méditer sur le pommier
son tronc ruiné, ses branches foudroyés,
et les pousses vertes dont les fleurs délicates
ont été saupoudré sur l’enchevêtrement de squelette,
qui ne deviendront jamais des fruits.
Moi, mon esprit emprisonné dans les
chairs à moitié mortes, les sens engourdis,
Pourtant, la pensée de la jeunesse, de la terre dans sa jeunesse,
ces fleurs pâles fantômes brillants
au fil des branches mortes du Temps.
Ô terre qui nous laisse avant que le ciel ne nous prenne !
Je n’ai jamais été qu’un un arbre, frissonnant
de des rêves de printemps de jeunesse végétale,
puis je suis tombé dans le cyclone
qui m’a balayé du suspens de l’âme
où il n’y a ni la terre ni le ciel.

< PrécédentSuivant >


13 total views, 1 views today

Tagged , , ,

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Vous pouvez utiliser ces balises et attributs HTML : <a href="" title=""> <abbr title=""> <acronym title=""> <b> <blockquote cite=""> <cite> <code> <del datetime=""> <em> <i> <q cite=""> <s> <strike> <strong>